‹ Adénopathies tuberculeusesChapitre 33 sur 86 · Cornil et Ranvier · texte numérisé non relu

Cornil et Ranvier

, 2. Cornil et Ranvier, t. I, page653,1884.

lNATOMIE pathologique.

réticulé qui avoisine les granulations se continue dans leur intérieur et celles-ci n’en diffèrent que par de légères modifications des cellules Ij'mphatiques et capillaires qu’elles contiennent.

Le tissu des granulations tuberculeuses est donc très voisin du tissu réticulé normal; dans ces granulations, les cellules lymphatiques s’atrophient et se tassent les unes contre les autres, les fibrilles du tissu réticulé s’amincissent et deviennent granuleuses, puis le stroma réticulé et les cellules s’unissent intimement et tout ce tissu parsemé de nombreuses cellules géantes subit ultérieurement la dégénérescence caséeuse.

Les granulations peuvent exister dans tout le ganglion, à sa surface, dans sa capsule fibreuse et autour des vaisseaux afférents, c’est même là qu’on les observe tout d’abord. Leur développement s’accompagne d’une réaction inflammatoire généralement vive et tout le système vasculaire dans la zone périphérique est très dilaté.

L’enveloppe cellulo-flbreuse du ganglion qui contient elle-même des follicules riches en bacilles est épaissie, plus dure que d’habitude, et le ganglion paraît comme encapsulé ; c’est de la capsule suivant les vaisseaux artériels, puis les capillaires, gagnant enfin le tissu réticulé que partent les faisceaux fibreux, premier travail de sclérose qui peut arriver progressivement à transformer tout le ganglion ou tout au moins à isoler le foyer caséeux moyen de l’économie contre l’invasion bacillaire.

Cette néoformation fibreuse se caractérise à l’œil nu, sur la section d’un ganglion, sous la forme de petits îlots clairs, transparents qui 'se colorent facilement en rouge par le carminate d’ammoniaque.

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