‹ Adénopathies tuberculeusesChapitre 45 sur 86 · Congrès de la tuberculose, 1889, p. 411 et 1892, p · texte numérisé non relu

Congrès de la tuberculose, 1889, p. 411 et 1892, p

nature et diagnostic.

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obtient des résultats en faisant les inoculations dans la chambre antérieure de l’œil, alors que le résultat était resté négatif sous l’hypoderme du cobaye.

Le cobaye est le meilleur animal de réaction et donne des inoculations constantes de tuberculose atténuée si l’on fait l’inoculation péritonéale suivant la méthode indiquée par H. Martin ou la méthode hypodermo-épiploïque, qui consiste à laisser le fragment de tuberculose dans l’hypoderme abdominal en l’enveloppant dans un lambeau d’épiploon. On aura ainsi une lésion localisée, analogue aux gourmes scrofulo-tuberculeus,es, et plus tard, mais il faut attendre plusieurs mois, des généralisations.

De plus il faudrait inoculer non pas de petits mais de gros morceaux. Il n’est pas absolument prouvé, dit M. Leloir, dans l’état actuel de la science qu’il n’y ait pas pour les produits scrofulo-tuberculeux une différence de qualité, de virulence moindre ; mais la question de technique, la question de temps, la question d’animal, la question de quantité sont très importantes pour se prononcer sur la valeur d’une inoculation.

La question de quantité est surtout importante; quand il y a une petite quantité de bacilles, comme dans la scrofulo-tuberculose, introduire de gros morceaux; de petits dans la tuberculose avérée où les bacilles sont très nombreux.

En procédant de cette façon on aurait l’échelle de virulence suivante, en allant de la plus grande atténuation vers la virulence :

Lupus ;

Gommes scrofulo-tuberculeuses tégumentaires ;

Tuberculose vraie des téguments ;

Tuberculoses locales ostéo-articulaires ;

Tuberculoses viscérales.

M. Verneuil remarque que la question de virulence ne doit pas être séparée delà questlon.de quantité ; car dans les fongosités articulaires, par exemple, où les bacilles sont en si petites quantités qu’on ne les y rencontre pas ou pour ainsi dire jamais, les résultats de l'inoculation sont positifs.

Wyssokovicz ^ attache beaucoup d’importance à la question de quantité : plus le nombre de bacilles injectés est petit, plus le tubercule évolue lentement. Chez le lapin, l’injection sous-cutanée ou intraveineuse d’un petit nombre de bacilles, 8 (cultures pures),

30 à 40 (crachats), ne produisit aucune lésion au bout de quatre-vingt-douze à cent quarante-cinq jours. Chez un seul lapin il se développa un petit tubercule fibreux dans le poumon.

Onpeut expliquer la différence de réaction du cobaye et du lapin par les inoculations de tissus scrofuleux peu riches en bacilles.

Preyss affirme le même fait, mais il ajoute que la débilitation de l’animal produite par le jeûne ou une v glycosurie artificielle favorise l’extension de la tuberculose, surtout aux ganglions bronchiques et aux poumons.

En résumé, de l’avis général, il ne semble point y avoir, au point de vue anatomique pas plus qu’au point de vue. clinique, de différences essentielles entre les

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