France médicate
nature et diagnostic. in
un peu spéciaux, produisent souvent des pseudo-coxalgies ayant toutes les apparences d’une coxalgie vraie, mais l’issue de la maladie prouve que l’articulation même était indemne. Le siège précis de la douleur et et un examen attentif permettront, avec la constatation de la tumeur iliaque, de distinguer ces deux affections l’une de l’autre.
Dans le cas de Berger il y avait en même temps ganglions iliaques et ganglions inguinaux.
On n’oubliera pas, en présence de masses ganglionnaires dans la fosse ilia(tue, que l’adénopathie peut être consécutive à un cancer. L’erreur serait impossible s’il s’agissait toujours de cancer des organes génitaux ou du membre inférieur, mais elle serait plus excusable s’il s’agissait de ces adénites à distance que Belin a étudiées et dans lesquelles des adénopathies iliaques peuvent survenir à la suite de cancer du rectum, de l’ovaire, du péritoine.
L’ostéo-sarcome de la fosse iliaque est accompagné de douleurs très vives. Ces douleurs précèdent l’apparition de la tumeur et souvent leur début a été brusque et d’une intensité qui ne s’observe généralement pas dans les adénopathies.
La tumeur dure, adhérente au bassin, bosselée, donne quelquefois la crépitation parcheminée et de véritables battements avec mouvements d’expansion.
La tumeur n’est pas toujours limitée à la fosse iliaque interne, et l’externe et même le petit bassin sont envahis.
L’état cachectique rapide, l’œdème du membre, le volume plus considérable de la tumeur seront à une période plus avancée les éléments d’un diagnostic
ADÉNOPATHIES TUBERCULEUSE I
difficile. Nous signalons seulement, car ils ont vraiment leurs caractères propres bien distincts : la psoitis, l’appendicite, le phlegmon du ligament large, les abcès ossifluents, l’ostéo-myélite des os du bassin (Lannelongue).
3° A la région cervicale, en dehors des kystes sébacés que leur consistance uniforme et leur siège souscutané différencient suffisamment, nous ne voyons point, en dehors du lymphadénome et des autres dégénérescences ganglionnaires que nous avons signalées, d’autres tumeurs qui puissent en imposer. Nous avons vu cependant un myxome parotidien pris pour une adénopathie tuberculeuse, et l’erreur était excusable dans le cas particulier.
L’hypertrophie du ganglion sus-claviculaire dont Behier^ et quelques auteurs ont voulu faire un signe quasi pathognomonique du cancer pulmonaire n’est point aussi caractéristique et c’est seulement quand les autres signes du cancer : âge, cachexie et marche rapide, dyspnée violente, etc., se trouveront réunis, que la présence de ce ganglion pourra faire pencher la balance et faire penser plutôt au cancer qu’à la tuberculose.
4° A la région rétro-pharyngienne les adénopathies suppurées ne seront pas prises pour des abcès par congestion ; le mal de Pott sous-occipital s’accompagne de douleurs au niveau des vertèbres et d’immobilisation de la tête et d’un cortège sj^mptomatique bien différent. II peut y avoir, il est vrai, concomitance de lésion vertébrale et d’adénopathie rétro-pharyngienne.
Leçons cliniques sur le cancer du poumon (Gazette des hâp., 1867).
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Gilette a bien donné les règles qui permelient de constater la fluctuation dans ces adénopathies et cette constatation a une grande importance puisqu’elle est l’indication très nette d’intervenir chirurgicalement.
On peut arriver à sentir la fluctuation avec un seul doigt l’index introduit au contact- de la tumeur et retiré brusquement a bien la noüon de la résistance et du choc en retour de la collection purulente.
Avec la main restée libre on peut également faire des pressions sur le côté correspondant du cou et obtenir ainsi la même certitude.
Mieux vaut enfin, quand il s’agit d’enfants et que .la gorge n’a pas une très grande profondeur, se placer derrière le sujet, appuyer l’occipital contre sa poitrine et chercher avec les deux index introduits et recourbés en crochets la sensation vraie de la fluctuation.
En cas de doute, il sera possible de faire une ponction exploratrice avec l’appareil de Potain ou de Dieu-
lafoy. , , *
5» La régionpoplitéen’oiïva guère que les kystes qui pourraient être confondus, en l’absence de la lésion tuberculeuse initiale, avec les adénopathies tuberculeuses. Leur consistance, leur lenteur à se développer, leur plus grande fréquence sur les côtés de la région et surtout au côté interne (Tillaux) seront, avec l’aspect général, l’âge, les antécédents, les éléments du diagnostic.
PRONOSTIC
Pronostic general favorable. - Statistique de Berk et de Pen- Bron. - Pronostic suivant Page. - Paradoxe sur les écrouelles survenant chez l’adulte non scrofuleux. — Écrouelles des enfants riches et des enfants pauvres. — Gravité pronostiquée suivant le siège de l’adénopathie. - Complications. - Ostéoaithrites. — luherculose pulmonaire, chronique. — Phtisie scrofuleuse, aiguë. — Méningite tuberculeuse. — Ganglions viscéraux, ganglions externes. — Mécanisme. — Néphrite parenchymateuse. — Les ganglionnaires comme générateurs.
L’adénopathie tuberculeuse est une tuberculose locale généralement lente dans son évolution, plus facilement curable que toutes les autres tuberculoses locales et de virulence faible.
D une façon générale donc, le pronostic est plus favorable que dans les autres tuberculoses de l’économie; mais il y a des circonstances, comme nous allons voir, qui assombrissent singulièrement ce pronostic.
Nous sommes persuadé que, dans un grand nombre de cas, la tuberculose ganglionnaire ne se révèle que par une hypertrophie momentanée ou de longue durée de ces organes. Chez les enfants, l’autopsie (Labes) révélera souvent des bacilles dans les ganglions, alors que ces enfants sont morts de maladies non tuberculeuses, et chez les adultes morts acciden-
PRONOSTIC. 121
tellement (Pizzini) on trouvera de la bacillose ganglionnaire que rien ne faisait soupçonner.
Alors même que ces ganglions sont devenus très volumineux et même ont suppuré, la guérison sera possible et le sera dans de très grandes proportions.
Sur 1482 adénopathies observées par Gâzin, 102 ont été opérées.
Il y a eu 1118 guérisons, 296 ont été améliorées, 68 ont causé la mort. Les causes de la mort ont été : 1. Phtisie pulmonaire, granulie, tuberculoses gé¬
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