‹ Adénopathies tuberculeusesChapitre 72 sur 86 · Congrès de la tuberculosCi · texte numérisé non relu

Congrès de la tuberculosCi

TRAITEMENT

Si je ne me trompe, dit-il, la plupart des chirurgiens considéraient la tuberculose comme une maladie qui, d’abord locale, c’est-à-dire cantonnée dans un organe, finissait par se généraliser, c’est-à-dire par envahir l’organisme entier.

On en concluait qu’une action thérapeutique et chirurgicale suffisamment précoce, c’est-à-dire entreprise avant toute généralisation et suffisamment étendue, c’est-à-dire supprimant la totalité des lésions tuberculeuses de l’organe ou la totalité de l’organe tuberculeux, devait être de nature à guérir la tuberculose. Et pour expliquer les échecs, c’està-dire les généralisations, après les opérations les plus larges et les mieux conduites, on invoquait soit une tuberculose locale d’autres organes antérieure à l’inoculation, soit une auto-inoculation au cours de l’acte opératoire. On partait en un mot de ce principe que les localisations organiques de la tuberculose précédaient la généralisation.

Or, autant qu’il est permis de conclure de la tuberculose du lapin à la tuberculose de l’homme, il n’existe en réalité, en fait de tuberculose locale, que la lésion développée au point d’inoculation; mais au bout d’un temps très court, peu d’heures ou peu de jours après l’inoculation, et bien avant le moment où se développe la tuberculose viscérale, l’infection générale est accomplie puisque le sang est virulent... C’est-à-dire que la suppression chirurgicale dune de ces localisations ne saurait avoir pour conséquence la guérison de la maladie.

Répétant les mêmes expériences sur des cobayes, Arloing* arrive aune conclusion identique. Tous les cobayes dont il a enlevé les ganglions, infectés tout d’abord après l’inoculation, sont morts néanmoins de tuberculose et il conclut :

L’extirpation des ganglions sur l’homme ne sera donc jamais qu’un moyen palliatif. Nous n’apprenons rien aux

Page 1