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Congres de la tuberculose

ADÉNOPATHIES TDBERCÜLEÜSES.

chirurgiens, puisque quelques-uns d’entre eux, et des plus éminents, ont même ajouté que ce moyen était un palliatif

dangereux.

Remarquons tout d’abord que les chirurgiens qui rejettent l’opération ne sont que le très petit nombre; tout le monde au contraire l’accepte et l’a vue suivie de guérison définitive.

Les cas ne se comptent plus qui affirment la guérison possible et radicale des écrouelles tuberculeuses malgré la généralisation des bacilles dans le sang de toute l’économie, guérisons spontanées ou guérisons chirurgicalement acquises.

Le sang est peut-être virulent chez l’homme comme chez les lapins dès les premières heures qui suivent l’injection bacillaire ; mais contre cette virulence du sang, contre cette généralisation bacillaire, la nature parait avoir des moyens encore mal connus qui restent insuffisants, quand il s’agit de se débarrasser de foyers où pullulent et se multiplient les bacilles, au milieu de tissus dont la vitalité est affaiblie par leur présence même.

En enlevant des adénopathies tuberculeuses « on ne guérit pas la scrofule », on ne détruit même pas tous les bacilles qui ont déjà envahi l’économie ; mais c’est déjà beaucoup faire que de supprimer les foyers où s’élabore le bacille. Les ganglions ne sont pas que des organes d’arrêt, ils sont aussi des milieux de culture. Comme organes d’arrêt, ils sont peutêtre insuffisants, mais comme milieux de culture ils constituent pour l’économie un danger permanent.

TRAITEMENT

Tchernlng ‘ (de Copenhague) a rapporté une observation assez intéressante à plusieurs points de vue. Une jeune servante bien portante, et qui jusque-là n’avait pas offert le moindre signe de tuberculose, se coupe avec le crachoir qui servait à son maître, tuberculeux avéré. Elle contracte une tuberculose au doigt et consécutivement les ganglions du coude et de l’aisselle se prennent. On enlève le doigt et les ganglions. A l’examen bactériologique on y constate la présence des bacilles. La jeune malade guérit et, depuis de longues années, se porte bien.

En laissant en place ces ganglions tuberculeux, n’auraient-ils pas fini par infecter toute l’économie?

11 est bien prouvé d’ailleurs que chez certains individus résistants le bacille peut rester cantonné pendant des mois et même des années dans un ou plusieurs ganglions.

Ces mêmes ganglions, qu’on aurait pu enlever facilement, peuvent, sous des influences que nous avons dû étudier, produire une généralisation.

L’indication est encore bien plus pressante quand, loin de rester indolente et du même volume, l’adénopathie contamine de proche en proche les ganglions voisins, quand surtout se mettant à suppurer elle altère la santé générale et devient une menace imminente de généralisation.

A la question posée en tête de ce chapitre nous pouvons donc répondre : ^

1» Cliniquement, dans beaucoup de cas, l’ablation précoce et radicale de ganglions tuberculeux peut préserver le reste de l’organisme.

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