Zeitsch. fur klin. Med., XXIII, p. bO
ÉTIOLOGIE.
destinées pour le plus grand nombre à di^P^^^ître ou tout au moins à rester stationnaires, sont-elles bacil-
^'^Nous ne résistons pas au plaisir de citer ce passage de LegrouxS qui exprime en si bons termes l’idée que nous nous faisons de ces hypertrophies ganglionnaires de l’enfance :
De tout temps, dit-il, les médecins ont été frappés de la fréquence et de la multiplicité des petits engorgements ganglionnaires que les enfants présentent au cou ou en d’autres points.
« Lymphatisme! » a-t-on dit et repète-t-on encore.
Lymphatisme qui s’accuse à 1 occasion de la dentition, ce qui est faux, ou des petites lésions de la gorge, de la langue, de la bouche ou de la peau. Et l’on compte sur les modifications favorables qu’une évolution bien conduite apportera dans le tempérament. . , ,
Ce qu’il faut bien savoir, c’est que tous en présentent de 10 à 20 mois jusqu’à 18 ou 16 ans. Si j’osais aller au bout de ma pensée, je dirais que tous les enfants, ou tout au moins ceux des faubourgs qui nous arrivent à 1 hôpital, sont déjà et par ce fait tous plus que des candidats à la tuberculose.
Ils ne mouraient pas tous.
Mais tous étaient frappés.
Ce que disait La Fontaine de la peste, j’ai fort envie de le répéter pour la tuberculose. Quoi qu’il en soit, on n accorde jusqu’à présent qu’une médiocre importance à ces engorgements multiples et de petit volume, et c’est là pour moi une erreur d’observation clinique. Leur importance me parait au contraire considérable. Le plus souvent en raison de cette conception étiologique, le médecin néglige cette