FIN DU MINISTÈRE ACTIF
souffre depuis uu temps court, qui parait très long. Mais combien ne serons-nous pas heureux, quand nous aurons été délivrés, d'avoir été trouvés fidèles et d'avoir glorifié Dieu au plus fort de la souffrance ! . . .
Mon Dieu ! tu veux éprouver ce qui est dans mon cœur. Tu veux voir si ce vieux serviteur, qui a prêché avec puissance et conviction, qu'il n'est rien dont la foi ne puisse triompher, est en état de le prouver lui-même, et s'il accepte le fardeau qu'il a posé sur les épaules des autres. Ce fardeau, je l'accepte. Je sais que cette douleur atroce, c'est toi qui me l'envoies, qui l'entretiens , qui la prolonges. Je sais que tu es mon Père ; que tu es la bonté même; que tu m'enverras la délivrance, soit en me guérissant, soit en me retirant dans ton sein... Hâte-toi! Eloigne de moi toute inquiétude pour l'avenir. Je suis effrayé parfois de la lenteur de la maladie. Je suis effrayé de la perspective de ce qui est devant moi. Mais non: tu es amour. Tu es fidèle. Cette vie crucifiée que j'ai désirée si souvent dans les temps de ma santé, tu me l'as faite maintenant, et je l'accepte, pour montrer que le chrétien peut trouver la paix dans cette vie crucifiée !