LA PAROLE DE DIEU — LE SERVICE DE DIEU
hommes puissants ont été des hommes de prière, et ils étaient puissants parce qu'ils étaient des hommes de prière.
L'étude de la Parole de Dieu a été faible dans le Réveil. L'Ancien Testament est presque ignoré, malgré tous les trésors qu'il renferme. Le Nouveau Testament est connu d'une manière superficielle, même par des hommes instruits et même par les pasteurs des Églises. Faisons une étude approfondie des Écritures. Les tristes débats qui se sont élevés de nos jours sur l'inspiration des Écritures et sur leur autorité divine, sont un résultat et un châtiment de cette connaissance si imparfaite. Un homme, qui aurait vécu trois ou quatre ans dans l'intimité de Jésus-Christ, aurait été gagné à Jésus-Christ dans tout son être; aucun doute sur sa divinité ne l'aurait même abordé. Ainsi d'un homme qui se serait plongé dans l'étude des Écritures, il leur aurait reconnu un caractère céleste de vérité, et toutes les petites difficultés de second ordre qui ont créé ces débats ne l'effleureraient même pas. Il faut que ces discussions nous trouvent affermis, éclairés sur la Parole de Dieu et sur son autorité: que cette foi soit devenue en nous une foi d'instinct, si inhérente à notre vie intérieure, que rien ne puisse l'en arracher...
Pour ce qui est du service extérieur de Dieu, nous sommes tous appelés à travailler pour le Seigneur, non pas seulement ceux qui se vouent à la
carrière spéciale du ministère de la Parole, mais tous, sans exception. Tous ne peuvent pas faire la même chose, ce qui ne serait bon ni pour l'Église ni pour la famille, mais tous nous devons glorifier Dieu dans toute notre vie. Que ceux qui ont embrassé quelque carrière de ce monde s'appliquent à la tourner au profit de l'Évangile, et se demandent ce qu'ils peuvent faire pour l'avancement du règne de Dieu, en se réservant un certain temps à y consacrer. Dans la vie la plus occupée, le chrétien doit savoir trouver une large place pour l'œuvre de Dieu... Il ne s'agit pas seulement de faire partie de comités ou de donner sa coopération pécuniaire, il faut encore, il faut surtout se donner soi-même, et devenir l'âme et le centre de quelque œuvre utile dans le service du Seigneur...
Tl est un point de vue plus spécial qui m'occupe en ce moment, c'est la carrière du saint ministère, sur laquelle je désire appeler l'attention de nos jeunes gens. S'il est vrai que, dans toutes les carrières, un homme peut glorifier Dieu, il est certain que celle où il pourra le faire de la manière la plus efficace et la plus puissante, est celle où il sera le plus directement employé aux choses de Dieu — le ministère, — dont le privilège est que le service du Seigneur, qui ne trouve qu'une place comparativement petite dans la vie des autres, est notre premier devoir et notre occupation de tous les instants... Je ne dis pas que tous nos jeunes gens