‹ Adolph MonodChapitre 121 sur 143 · UN MOT AUX ENFANTS · texte numérisé non relu

UN MOT AUX ENFANTS

doivent embrasser la carrière du ministère, mais je voudrais qu'elle se présentât à l'esprit de tous comme leur carrière naturelle, et qu'ils ne se décidassent pas pour une autre avant d'avoir mûrement pesé la question et reconnu qu'ils ne sont point appelés à celle-là... Je réclame sur ce point l'attention la plus sérieuse des parents et des enfants : que les parents se demandent s'ils ne peuvent consacrer au moins un de leurs enfants au service de Dieu, et les enfants s'ils ne peuvent s'y consacrer eux-mêmes...

Je vois devant moi plusieurs des enfants de la famille. Mes chers enfants, Dieu nous a comblés de biens, et nous devons lui en témoigner notre reconnaissance en faisant ce qui lui est agréable. Tout jeunes que vous êtes, dites-vous: Moi aussi, je veux glorifier Dieu. Et si quelqu'un de vous a été jusqu'ici paresseux dans son travail, qu'il se dise : Je veux m'appliquer à mon travail, parce que cela est agréable au Seigneur ; je veux apprendre à bien parler, à bien écrire, pour pouvoir mieux servir le Seigneur ; je veux tout faire pour être un serviteur de Dieu; je veux me consacrer à lui. Faites cela, mes chers enfants, et Dieu vous bénira.

J'appelle sur vous tous toutes les bénédictions de Dieu en Jésus-Christ, et je lui demande que tous nous nous consacrions à son service avec autant d'empressement et de bonne volonté qu'il s'est tourné vers nous le premier, pour nous faire du bien...

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L'effort qu'il avait fait sur lui-même, l'émotion profonde et la fatigue que lui avaient causées ces deux journées, dont le souvenir restera profondément gravé dans le cœur de tous ceux qui assistèrent à cette solennelle réunion1, lui causa un redoublement de souffrances auquel il fallait s'attendre, mais qu'il ne pensait pas avoir payé trop cher.

Tu ne m'as laissé dans les mains, ni de rien ni de personne. Je suis dans tes mains. C'est toi qui me bats de ta verge fidèle. Frappe, mais épargne! Frappe, mais arrête- toi à temps ! Frappe, mais sanctifie, et que rien ne soit perdu ! Frappe, mais tant que ce soit un privilège, en attendant que ce soit une joie, par la grâce de ton saint Esprit ! — Les souffrances que tu m'as envoyées ces deux jours ne sont rien auprès de la joie des jours qui ont précédé. Les souffrances sont passagères ; cette joie est éternelle !

Et trouvant cette joie dans le ministère sacré

1 Nous retrouvons cette impression dans une pièce de vers composée quelques jours après, par son frère Horace, et qui lui fut souvent attribuée à lui-même, sous ce titre : l'Espérance du Chrétien à son départ. Après avoir rappelé le fondement de la foi et de l'espérance du chrétien, il terminait par ces paroles :

Je te suivrai sans crainte en cet obscur passage Où tu guides mes pas, où j'entendrai ta voix ; Mon cœur, de ton amour, a compris le message, Et mon dernier regard s'éteindra sur ta croix !

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