‹ Adolph MonodChapitre 2 sur 143 · PREMIÈRE ÉDUCATION — ÉTUDES — MINISTÈRE A NAPLES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉDUCATION — ÉTUDES — MINISTÈRE A NAPLES

Adolphe-Louis-Frédéric-Théodore Monod naquit à Copenhague le 21 janvier 1802. L'Église réformée de Paris, dans laquelle il exerça en dernier lieu son ministère, avait eu pour pasteurs, avant lui, son père, Jean Monod, de 1808 à 1836, et son frère aîné, Frédéric Monod, de 1820 à 1848.

Jean Monod était Suisse. Ses ancêtres, originaires du pays de Gex, étaient citoyens de Genève, et bourgeois de la petite ville de Vuillerens ( Vaud) 1.

1 C'est vers la fin du seizième siècle que Jacques Monod quitta le pays de Gex pour s'établir en Suisse. On ignore la cause de cette translation, qui peut s'expliquer soit par des convenances personnelles, soit parce qu'il préféra rester Suisse lorsque le pays de Gex fut réuni à la France, en dépit des promesses de restitution faites par Henri IV.

Son père, Gaspard-Joël Monod, avait été pasteur a la Guadeloupe, puis était revenu à Genève, où il avait épousé Suzanne-Madeleine Puerari. C'est là que naquit Jean Monod, le 5 septembre 1765. Il demeura dans cette ville, où il fit ses études, et fut consacré au saint ministère en 1786, à lage de 21 ans. En 1790, il accompagna à Saint-Pétersbourg une de ses parentes, qui avait été choisie pour faire l'éducation de la grande-duchesse Hélène. Au retour de la Russie il fit un voyage en Suède, et revint par Copenhague pour visiter son ami, M. Mourier, pasteur de l'Église réformée française, fondée dans cette ville par des Français réfugiés. Introduit par M. Mourier dans la famille de M. Frédéric de Coninck, l'un des principaux et des plus respectables négociants de Copenhague, Jean Monod épousait, deux ans plus tard, le 18 janvier 1793, Mlle Louise- Philippine de Coninck. Il retourna en Suisse avec sa jeune femme, et se fixa à Morges. L'aîné de ses enfants, Frédéric, naquit à Monnaz, près de Morges, en 1794. La même année M. Monod fut appelé au poste de pasteur de l'Eglise française de Copenhague, qu'il desservit jusqu'en 1808, époque à laquelle il vint remplacer à Paris M. Mestrezat, décédé.

Dans l'intervalle, en 1798, il avait fait un voyage à Paris et à Londres, ne songeant pas alors à quitter le Danemark, qui était en pleine prospérité, aussi bien que la famille de Coninck. Mais dix ans plus tard ce pays était ravagé par la guerre que lui fit

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