‹ Adolph MonodChapitre 45 sur 143 · VOYAGE A PARTS · texte numérisé non relu

VOYAGE A PARTS

famille. J'ai trouvé tout mon monde bien. Mon père et ma mère ne me paraissent point changés. Tous leurs petits enfants sont plus beaux les uns que

les autres, et sont pleins de santé Je suis arrivé

à neuf heures. La famille était à déjeuner. Maman m'a conduit faire le tour de toute la maison. Frédéric .était malade depuis quelques jours d'un catarrhe. Prions pour lui ; sa santé est précieuse pour le service du Seigneur. L. est la plus belle de tous ces beaux enfants. Même M. est inférieure à elle, je le crains... Les enfants de M. sont fort jolis, surtout son petit garçon, mais leurs yeux sont trop bleus, trop clairs à mon goût. J'aime mieux l'air noir et décidé des petits Monod. Après tout, c'est pourtant l'air de notre M. qui me plaît plus que tous les enfants que j'ai vus, et que tous ceux que je verrai...

Maman va bien. B. aussi, H., V. aussi. Que Dieu soit mille fois loué. Oh! avec quelle charité, quelle foi ne devons-nous pas prier pour que les bénédictions extraordinaires que Dieu a départies à cette maison l'embrassent tout entière, jusqu'au dernier, et que tous reçoivent la vie éternelle !

Il donna plusieurs prédications pendant ce séjour à Paris, et jouit beaucoup de se retrouver au milieu des siens, ce qu'il n'avait pu faire depuis deux ans.

18 Juin* — Je vais prêcher ce matin, non pas à l'Oratoire, mais dans une des chapelles, pour

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Audebez. Je n'étais pas disposé à prêcher, et j'ai d'abord refusé ; mais on a tant insisté que j'ai cru que je manquerais de simplicité en persistant dans mon refus

J'ai reçu une lettre du ministre. Il soutient que l'arrêté du 21 mai n'est ni irrégulier ni illégal, et m'invite à m'y soumettre, jusqu'à ce que le gouvernement ait prononcé sur ma destitution. Je ne suis pas encore arrêté sur la réponse que je ferai à cette lettre... Seigneur! accorde nous et multiplienous par Jésus-Christ ta grâce, ta miséricorde et ta paix par le Saint-Esprit !

Quoi qiïil en soit, V Eternel est bon à Israël. La lettre du ministre ne me laisse aucun doute, humainement parlant, que ma destitution soit confirmée. Le Dieu de notre délivrance ne nous abandonnera pas, ni aucun de ses enfants; non, pas un d'eux.

Au mois d'octobre 1831, la petite communauté séparée pria Adolphe Monod de devenir son pasteur. Cette vocation lui fut adressée par une lettre dont nous reproduisons quelques lignes :

L'Église de Dieu en Christ à Lyon, à son bien-aimé frère,

Lyon, 19 Octobre 1831.

Hier toute l'Eglise étant extraordinairement assemblée, l'un de nous proposa de vous faire la

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