MA VOCATION
Tant qu'ont duré les jours de ma première enfance, Je trouvais mon bonheur dans mon insouciance; Et des biens du moment jouissant à loisir, Me reposais sur vous du soin de l'avenir, Chers parents ! mais hélas ! cet âge heureux se passe, Et nos premiers plaisirs s'envolent sur sa trace. Trois lustres écoulés m'apprennent aujourd'hui Qu'il faudra malgré moi perdre un si doux appui. Peut-être loin de vous, loin de tout ce que j'aime, Pour tout guide bientôt je n'aurai que moi-même.