‹ Adolph MonodChapitre 65 sur 143 · DÉPART DE LYON · texte numérisé non relu

DÉPART DE LYON

au pied de la croix, nous éprouvons profondément la fidélité du Seigneur Jésus-Christ, notre unique espérance.

Vers l'automne il fallut se séparer de cette Église de Lyon à laquelle son fondateur et sa compagne conservèrent un souvenir d'autant plus fidèle qu'ils s'étaient plus dépensés pour elle. Adolphe Monod la laissait aux mains d'un pasteur dévoué, plein de zèle, entouré de forces jeunes et actives, M. Cordés, qui devait continuer les traditions de simplicité et de largeur des premières années. Elle demeura vivante dans son cœur, dans ses pensées, dans ses prières journalières ; et sur son lit de mort, peu de jours avant sa fin, il adressait encore à un petit nombre d'amis un appel pressant, par lequel il recommandait une dernière fois, et d'une manière toute spéciale, à leur libéralité cette Eglise, ce qui occupait dans son cœur une place de prédilection ».

Sans nous attarder à ce sujet, comment ne pas mentionner les noms de MM. les pasteurs Cordés dont nous venons de parler, et Georges Fisch, qui, après avoir été quelque temps ses aides, furent après lui les premiers conducteurs de l'Eglise ; et de leurs deux jeunes collaborateurs, MM. Milsom et Poy , qui en furent jusqu'à leur mort comme les colonnes, et dont les noms resteront dans l'Eglise comme le type de l'activité chrétienne laïque?

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