TRANSLATION A PARIS
le voir arriver à Paris. « Je tâche de m'occuper beaucoup de vous, écrivait-elle à sa belle-fille après une visite de son fils, afin de moins sentir le vide immense qu'Adolphe laisse au milieu de nous Je dirais presque comme H. : Il me semble que je ne l'ai jamais aimé avant, tant il était devenu nécessaire à mon bonheur journalier et au bien de mon âme. Ce n'est pas à toi qu'il est nécessaire d'expliquer l'influence de la présence d'Adolphe sur ceux qui l'entourent... Il sait se faire tout à tous, il comprend les besoins de chacun en particulier et en véritable disciple du Maître, il va de lieu en lieu, faisant du bien. » t
21 Janvier 1848: — ... a Mon aversion pour les jours de naissance, écrivait-elle encore, ne va pas jusqu'à ne pas te dire que je bénis Dieu du jour qui nous a donné celui que nous aimons si tendrement. Je le bénis encore de cette position inespérée qui l'a ramené au milieu de nous, et l'a mis ainsi à même, avec beaucoup de fatigue et une grande responsabilité, il est vrai, de déployer dans un champ plus vaste les admirables facultés que Dieu lui a données. Que de sujets de reconnaissance! Je demande à Dieu que les dons précieux dont il a enrichi notre Adolphe soient de plus accompagnés de cette humilité qui en rehausse l'éclat, en rapportant tout à la gloire de Dieu, et en se tenant en garde contre le charme de paroles comme celles d'E. qui, comme tu
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peux le croire, ont été comme une musique à mes oreilles maternelles. Je me suis rappelé en les lisant, la privation héroïque que Mme B. s'est imposée en s'engageant avec elle-même à ne jamais répéter à son mari aucune louange qu'elle entendrait faire de lui. Je l'admire, sans dire que j'aurais le courage de l'imiter... »
A Mme la comtesse Pelé t.
Paris, 13 Octobre 1847.
« Madame, chère et honorée sœur en notre compatissant Sauveur, écrivait Adolphe Monod à la comtesse Pelet quelques jours après son arrivée à Paris, vos lignes m'ont fait du bien, m'ont fortifié dans le Seigneur. Le point de vue d'où vous considérez mon ministère est si parfaitement d'accord avec le mien! Réserver mes petites forces pour faire valoir mon don particulier; à la prédication, joindre celles des fonctions pastorales qui ont un caractère essentiellement spirituel : en deux mots, vaquer à la Parole et à la prière, voilà le désir de mon cœur; je dirai plus, la condition à laquelle je puis être utile et heureux dans ma nouvelle position. J'ai attendu pour vous répondre d'avoir vu M. Juillerat, avec qui j'avais rendez-vous pour convenir du partage de nos occupations. Notre respectable ami m'a engagé à me livrer à la prédication, et à y joindre, si possible, l'instruction des catéchumènes, ce que je suis bien