Walter E. Roth, op. cit., p
336. AA’alter E. Roth, op. cit., p. 2'3, § 83. M. Roth ajoute, très justement : « Quand on se rappelle que, d'une façon générale, dans toutes les tribus du Nord, une petite tille peut être donnée à un époux et vivre avec lui, comme sa femme, bien avant l’époque de la puberté, dont la relation avec la fécondité n’est pas reconnue, il devient plus facile de comprendre leur croyance que la conception n'est pas nécessairement due à l’acte sexuel ».
3 17. l.ettre que m’a adressée l’Evêque du Nord du Queensland (D'' Frodsham), datée de Bishop’s Lodge, Townsville, Queensland, 9 juillet 1909. L’Evêque s'apl)uie, dans ce jugement, sur l’autorité du Itév. C. W. .Morrison, M. A., chef de la Mission '4'arrubah. Dans la meme lettre, le D' Frodsham, parlant par expérience personnelle, fait allusion à « la croyance, pratiquement universelle chez les tribus du Nord, que la copulation n'est pas la cause de la conception ». ^'oir .1. G. Fi-azer « Reliefs and Cusloms of the Auslralian Aborigines », Folk-lore, XX (1909 , p, 350-352; Man, IX (1909), p. 1 45-147 ; Totemisin and Exogamy, I, 577 sq.
338. Herbert Basedow, .{nthropological .Xotes on the Western Coastal Tribes of lhe Northern Territory of South Auslralia, p. 4 sq. (imprimé séparément des Transactions of the Itoyal Society of South .Xuslralia, t. XX.XI, 1907).
339. A. R. Brown, » Reliefs concerning Childbirth in some Australinn Tribes », Man, XII (I9I2|, p. ^sOstp Comparez id.. « Three Tribes of Western Auslralia», Journal of lhe Itoyal Anlhropological Inslilule, XLlIt |I9I3), p. 168.
349. Si l’on désire pousser plus loin l’étude tle ce sujet, on peut consulter avec prolit le traité érudit de E. S. llarlland : Priinilive Palernily (Londres, 1909- 1910), (jui contient un très grand nombre de faits, disi-utés avec le plus grand soin, .l’ai soutenu ailleurs ([ue l ignorance i)i-imitive de la i)alernité fournit lu clef
ADONIS
de l'origine du totémisme, ^'’oir J. G. Frazer, Totemisin and Exogamy, F,
155 sqf]. ; IV, 40 sqq. |
341. Jérémie II. il. Les anciens Grecs paraissent aussi avoir eu l’idée que les ! hommes étaient sortis des arbres et des rochers. Voir Homère, Odyssée XIX, ■ 153; F. G. Welcker, Griechische Gôiterlehre (Gottingen, 1847-1862), I, 777 sqq.;
A. B. Goolc, « Oak and Uock », Classical lieview, XV (1901), pp. 322, sqq.
342. L'ashera et le niasseha. Voir I Bois XIV, 23; 2 RoisXVlII, 4; Mic.ah, V^,
13 sq. (en Hébreu 12 sq ); Deutéronome XVI, 21 sq. ; ; W. Roberston Smith, 1 Iteligion of the Semiles^ pp. 187 sqq., 203 sqq; G. F. Moore, dans l'Encyclopaedia Dihlica, s. v. v. « Ashernh » et « Massebah ». Dans la religion primitive de la Crète, les deux principaux objets du culte semblent aussi avoir été un arbre sacré et un pilier sacré. Voir A. J. Kvans, « Myccnaean Tree and Pillar Cuit », Journal of llellenic Studies, XXI (laOl), p. 99 sqq.
343. A propos des images coniques des déesses sémitiques, voir dans le présent ouvrage p. 24 sq. Le pieu sacré (asherah) paraît aussi avoir été regardé par } certains peuples comme la personnification d'une déesse (Astarté), non d’un dieu. Voir dans le présent ouvrage, note n° 46. — Chez les Khasis d’Assam, les pieri'es sacrées ilressées, qui ressemblent au sémitique massebolh, sont considérées comme mâles, et les tables de pierre, de forme plate, comme femelles. ! Voir P. R. T. Gurdon, The Xhasis (Londres, 1907), p. 112, sq., 150 sqq. De même
à Nikuuau, une des îles Gilbert dans le sud du Pacifique, les indigènes avaient i des dalles ou des piliers en grès qui représentaient les dieux et les déesses. « Si .'1 la pierre représentait une déesse, elle n’était pas dressée, mais couchée par terre. j On pensait qu’il serait cruel de laisser une dame debout trop longtemps. » Voir G. Turner, LL. D., Samoa (Londres, 18S4), p. 296.