Dieux hittites à Tarse et à Sardes
G’est au moyen d’un double fil que nous venons de remonter de la religion de Tarse à la religion hittite de Gappadoce. L’un des fils relie le Baal de Tarse, avec ses vignes et ses blés, au dieu d’ibriz. L’auti’e fil rattache le Sandon de Tarse, avec son lion, sa double hache, à l’image similaire de Boghaz-Keui. Sans nous permettre par trop de fantaisie, nous pouvons supposer que le Sandon-Hercule lydien était également un dieu hittite et que la dynastie des Héraclides lydiens était de filiation hittitte. Gertes, l’influence, sinon le joug, des Hitittes s’étendait à la
SARDANAPALE ET HERCULE
Lydie, car uous pouvons encore voir, dans ce pays au moins deux sculptures rupestres, accompagnées d’inscriptions hittites. Toutes deux attirèrent l’attention des Grecs classiques. L’une représente soit un dieu, soit un guerrier en costume hittite armé d’un javelot et d’un arc. Cette image est sculptée sur la face d’un roc gris calcaire qui se projette sur le penchant d’une colline boisée, à un point où l’ancienne route traverse une dépression de terrain pour aller du val de l’Hermus au val du Cayster. Cet endroit s’appelle à présent Kara-Bel. Hérodote pensait que c’était là l’image du roi et conquérant égyptien Sésostris'^^’. L’autre monument est une gigantesque statue assise de la Mère des dieux, dont le nom local était anciennement la Mère Plastene. Elle est taillée dans un rocher massif et occupe une niche, .sur une pente raide du revers septentrional du mont Sipyle®'^^ Il paraît donc qu’à un moment donné les Hittites portèrent leurs armes sur les rivages de la mer Egée. Il n’y a rien d’improbable par conséquent, à supposer que la dynastie hittite a pu régner à Sardes®®'*.