‹ Adonis, étude de religions orientales comparéesChapitre 56 sur 189 · UN CHARME POUR PROTÉGER UNE VILLE · texte numérisé non relu

UN CHARME POUR PROTÉGER UNE VILLE

Une coutume du Sud de l’Afrique illustrera peut-être la tradition suivant laquelle un x’oi de Lydie essayait de rendre imprenable la citadelle de Sarde*'® en faisant transporter un lion autour des murs. Quand les Béchouanas vont fonder une ville nouvelle, ils observent urv rituel très compliqué. Ils choisissent un taureau dans un troupeau, lui cousent les paupières avec un nerf, et laissent l’animal, ainsi privé de la vue, errer à son gré pendant quatre jours. Le cinquième jour, ils le cherchent, et l’immolent, au coucher du soleil, à l’endi’oit même où ils le trouvent. On fait alors rôtir l’animal tout entier, et on le partage entre le peuple. Le rituel exige absolument que chaque partie de la viande soit consommée sur le lieu ; le repas du sacrifice terminé, les hommes-médecine prennent la peau, et la marquent avec certains produits destinés à cet usage, dont la composition est un seci’et professionnel. Puis ils la coupent, en spirale, et de façon à former de la peau tout entière une seule longue courroie. Après quoi, ils coupent cette courroie en morceaux de 60 centimètres de long environ et envoient des messagers dans toutes les directions avec mission de déposer une de ces lanières sur chacun des sentiers qui mènent à la ville nouvelle. « .Ainsi », dit-on, « si un étranger s’approche de la nouvelle ville pour la détruire par ses enchantements, il trouvera la ville préparée à sa venue**® ». Il semblerait qu’ainsi le peuple de bergers que sont les Béchouanas essaye de placer une ville nouvelle sous la protection de l’un de leurs animaux sacrés*** en distribuant des morceaux de sa peau sur tous les points par où un ennemi pourrait approcher, exactement comme le roi lydien croyait qu’il plaçait la citadelle de sa capitale sous la protection du dieu-lion en transportant l’animal autour des murs.

En outre, l’usage des Béchouanas peut jeter de la lumière sur une légende très répandue, qui rapporte comment un colon rusé, arrivant dans un pays nouveau, achète aux indigènes autant de terre qu’il peut en couvrir par une peau, etcomment il découpe la peau en fines lanières et revendique toute la surface entourée. C’est ainsi que, suivant les Hottentots, les premiers immigrants européens prirent pied dans l’Afrique du Sud **®. .Mais l’exemple le plus familier des légendes de ce genre est celui de Didon, qui se procura ainsi l’emplacement de

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Carthage, el l’endroit reçut, de là, le nom de Byrsa, ou « peau ».

On trouve des récits analogues dans l’histoire légendaire des Saxons et des Danois®*'', et aussi dans l’Inde, la Sibérie, l’empire BirpTan.le Cambodge, Java et Bali ***. La vaste diirusion de ces traditions confirme l'hypothèse de Jacob Griinm, que nous avons là le souvenir d’une façon de mesurer la terre qui avait été réellement en usage autrefois, et dont le nom se retrouve encore dans l’anglais /lû/e®*®. La coutume des Béchouaiias suggère que la façon de mesurer avec une peau £i pu avoir son origine dans une pratique d'entourer une espace de terrain avec des lanières taillées dans la peau d’une victime sacriliée, dans le but de placer le terrain sous la garde de l’animal sacré.

Mais pourquoi les Béchouanas cousent-ils les paupières du taureau qu’ils destinent à cet usage? La réponse paraît être donnée parles cérémonies que le même peuple observe quand il va en guerre. Quand une guerre éclate, une femme se précipite vei’s l’armée, les yeux fermés, et agite un van, en s’écriant : « L’armée n'est pas vue! L’armée n’est pas vue! » Et un homme-médecine répand en même temps une certaine drogue sur les lances en criant aussi : « L’armée n’est pas vue ! L’jirmée n’est pas vue 1 ». Ensuite on saisit un taureau, on lui coud les paupières avec un poil de sa queue, et on le pousse, jusqu’à une certaine distance, le long de la route dont l’ai'inée doit s’emparer. Quand il a précédé l’armée d’une certaine distance, on le sacrilie, on le fait rôtir tout entier, et les soldats le mangent. Toute la viande doit être consommée sur le lieu. Ce qu’on ne peut pas manger est livré aux llammes. On conserve seulement, avec grand soin, le contenu de l’estomac, comme un charme qui doit conduire les soldats à la victoire. Des hommes spécialement choisis portent au-devant dej’armée les précieux intestins, et on considère comme très important que personne ne les précède. Quand ils s’arrêtent, l’armée s’arrête, et elle ne reprend sa marche que quand les hommes qui portent la panse du taureau se sont remis à avancer*®’'. La signilication de ces cérémonies est expliquée parles cris de la femmes et des prêtres ; « L’armée n’est pas vue ! L’armée n’est pas vue ! » Il est désirable, évidemment, que l'armée ne soit pas aperçue par les ennemis jusqu’à ce qu’elle soit tout près d’eux. Aussi, d’après les principes de la magie lioméopathiqLie, les Béchouanas s’imaginent qu’ils peuvent se rendre invisibles en mangeant de hi chair d’un taureau aveugle, — être aveugle et n’être pas visible étant pour leurs esprits simples la même chose. C’est pour la même raison que l’on porte audevant de l’armée les entrailles d’un bœuf aveugle, pour dérober à l’ennemi l’approche des soldats. De même, la pratique de sacrifier et de manger un bœuf aveugle à l’endi-oitoù on rloit bâtir une nouvelle ^■iile peut avoir pour but de rendre hi ville invisible aux ennemis. En tout cas, les Bawendas, une peuplade du Sud de l’Afrique qui appartient à la même race Bantou que les Béchouanas, prennent une grande peine pour cacher aux passants leurs kraals. Les kraals sont bâtis dans la

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forêt ou clans la brousse, et les sentiers long-s et sinueux qui y conduisent ne restent ouverts que par le soutien de pieux plantés çà et là. Ces sentiers sont si bas et si étroits qu’il est très difficile d’amener un chevaldansunde ces villages. En temps de guerre, on enlève les pieux, et les plantes grimpantes, couvertes d’épines, retombent, et forment un écran naturel, ou un rempai't, que l’ennemi ne peut ni franchir, ni détruire par le feu. Ces kraals sont aussi entourés de murs en pierres non taillées, et d’un remblai de terre; pour les dérober encore mieux à la vue de l'ennemi, sur le sommet des murs on sème du blé indien, ou on plante du tabac. Aussi arrive-t-il très rarement aux voyageurs qui traversent le pays, de rencontrer un kraal Ba-wenda. Pour voir où les Bawendas habitent, on doit monter sur la cime des montagnes, et regarder les toits de leurs huttes rondes qui apparaissent au-dessus de la verdure environnante comme des groupes de champignons dans les bois***. Le but que les Bawendas atteignent par ces moyens très rationnels, les Béchonanas cherchent à y arriver par le sacrifice et la consommation d’un taureau aveugle.

Cette explication de l’emploi d’un bœuf aveuglé dans le sacrillce est confirmée par les raisons données par un Cafre pour l’observation d’une coutume assez semblable, dans les cérémonies de purification qui suivent une bataille. Dans ces occasions, les Béchouanas et d’autres tribus cafres du Sud de l’Afrique tuent un bœuf noir et lui coupent le bout de la langue, un œil, un morceau du nerf de la jambe, et un morceau du nerf principal de l’épaule. On fait frire ces parties avec certaines herbes et on les frotte sur les articulations des soldats. En coupant la langue de l’animal, ils pensent empêcher l’ennemi de se servir de sa langue contre eux; en lui coupant les nerfs, ils espèrent que les nerfs de l’ennemi l’abandonneront durant le combat; et en arrachant l’œil de la bêle, ils s’imaginent empêcher l’ennemi de jeter un regard de convoitise sur leur bétail***.

NOTES

1. Comme j’étudie beaucoup, dans le présent ouvrage, les croyances et les usages des Orientaux, je puis citer le passage suivant de quclciu’un qui a longtemps vécu dans l'Orient et qui le connaît bien : « L’esprit oriental est afïranchi des entraves de la logique. C'est un fait incontestable qu’il peut accepter et professer en même temps deux croyances opposées. Nous trouvons des docteurs hindous de grande compétence, même savants, qui pratiquent la médecine grecque aussi bien que la médecine anglaise, et font observer des régies d'hygiéne auxquelles leur propre famille reste entièrement étrangère. Nous trouvons des astronomes capables de prédire des éclipses, et qui croient pourtant que les éclipses sont causées par un dragon qui avale le soleil. Nous trouvons de saints personnages à qui l’on attribue des pouvoirs miraculeux et une étroite communion avec la divinité, qui vivent dans l’ivrognerie et l’immoralité et sont capables de fraudes préméditées. Pour l’Oriental, une chose n’a qu'à être invraisemblable pour commander une immédiate croyance « (« Riots and Unrest in the Punjab, from a Correspondent », The Times Weekly Edition, mai 1 907, p. 320). De même, en parlant des peuples du Bas-Congo, un missionnaire éminent décrit leurs idées religieuses comme « chaotiques à l’extrême et impossibles à ramener à un ordre systématique. La même personne vous dira, suivant le moment, que Pâme du défunt va dans les régions inférieures, ou dans une forêt sombre, ou dans la lune ou dans le soleil. Il n’y a pas la moindre cohérence dans leurs croyances, et leurs idées sur la cosmogonie et sur l’avenir sont très nébuleuses. Bien qu’ils croient aux châtiments après la mort, leur foi est si brumeuse qu’elle a perdu toute influence préventive. Si, dans les pages qui suivent, on observe un manque d’unité et de logique, il faudra le mettre au compte de l’esprit des indigènes, car ce défaut de cohérence logique représente exactement le vague de leurs idées. » (Voir le Rév. .John H. Weeks, « Notes on some Customs of the Lower Congo People, Folk-lore. XX (1909), p. 34 sqq.|. Si l’on n'admet pas cette capacité innée qu’a un espi-it humain de professer au même moment des cro3’ances contradictoires, c’est eu vain que l’on s’elTorcera de comprendre l’histoire de la pensée en général et de la religion en particulier.

2. L’identité de Tammouz et d'Adonis a été mise en doute ou niée par certains savants, comme Renan {Mission de Phénicie, Paris, 1804, p. 210 235) et Chwolsohn {Die Ssabier und der Ssabisrnns, Pétrograd, 1830, II, 5!0|. Mais les deux divinités sont identifiées par Origène [Selecla in Ezechielem, Palroloyia Graeca de Migne, XIII, 797), Jérome (Epist. LVIII, 3 et Commenlar. in Ezechielem, VIII, 13, 14, Palroloyia l.atina de Migne, XXII, 581, XXV, 82), Cyrille d’Alexandrie {In Isaiam, lib. II, tome III et Gomment, in Oseam, IV, 15, Patrologia Grxcn de Migne, LXX, 4il, LXXI, 130), Théodoret (In Ezechielis cap. VIII. Palroloyia Graeca de Migne, LXXXI, 885), l'auteur de la Chronique Pa.'-chale iPatrologia Graeca de Migiie. XII, 329), et Méliton (dans le Spicileyiiim Syriaciim de W. Cureton, Londres, 1855; p. 44). En conséquence, nous pouvons raisonnablement conclure que, quelle (ju’ait pu être leur origine éloignée, 'l’ammouz et Adonis, dans une période postérieure de l’anliquité, furent iiratiquement identiques. Comparez W. W. Graf Baudissin, Studien zur semilischen ileliyionsyeschichle (Leipzig, 1870-1878), 1,299; id., dans Itealencyclopadie für protestanlisehe Theoloyie iind

ADONIS

Kirchengeschichte^, s. v. « Tanimouz » ; id. Adonis und Esniiin (Leipzig, (911), ]). 94sqq; W. Maunharilt, Anlike D'a/(/-(n((/ 7’e/(/Aii//e (llerlin, 1877), p. 273 sqq. ; Ch. Vellay i< Le dieu Tlianiniouz >>. lieviie de Vllisioire des Religions, XLIX (1904), p. 194-162. Baudist^iu soutient que Tamniouz et Adonis étaient deux dieux différents dérivés d'une racine coininune (.Idojiis und Esinun, p. o6S). Macrobe a il y a longtemps, attribué une origine assyrienne au culte d'.\donis (Saf. I. fl, I). Sur Adonis et son culte en général, voir aussi F. C. Mover.-, Die Phoenizier. I, (Bonn, 1841), p, 191 sqq, ; \\’. II, Engel, Kypros (Berlin, 1841), II, otid sqq. ; Ch, 4'ellay, Le culte et les fêles d' Adonis-'riuiniinouz dans l'Orient anlique {Pavis, 1904, ap. Bibliothèque d’Eludes du ?duséo Guiniet, t, X4’!).

3, Sappho, qui vécut vers 600 av. .I,-C., mentionne les lamentations en l’honneur d’ Adonis. Voir Th. Bcrgk, Poetae Lyrici Gnieci^. III (Leipzig. 18671, j). 897; Pausanias, IX, 29, 8,

4, Ed, Meyer. Geschiclile des Allerluins'K I, 2 (Berlin, 1909), )). 394 sq. ; \4’.-W. Graf Uaudissin. Adonis und Esinun. [). 03 sqcj.

,9. Encyclopaedia Bihiica, ed. T. K. Chcyne et J. S. Black, III, 3327, Dans l’ancien Testament on trouve très souvent le litre d'Adoni <i seigneur », donné aux hommes. Voir, par exemple. Genèse X.XXIII, 8. 13, 11. 1o, XI, II, 10. XLIII, 20, XI, IV. 6, 7, 9, 10, 18, 19. 2>i, 22, 24.

6. C. P. Tiele, Geschiclile der Religion iin AILerluin (Gotha, 1896-1903), I, 134 sqq. ; G. Maspero, Hisloire ancienne des Peuples de l'Orient classique (Paris, 1895), I, p. 550 sq. ; L. W . King, Bahylonian Religion and Mythology (Londres, 1899), p. 1 sqq.; id., ,1 IJistory of Suiiier and .Akkad (Londres, 1910;, p. 1 sqq., 40 sqq.; II. Winckler, dans Die Keilinschrifleii und das aile Testament^ de E. Schrader (Berlin, laüfi, p. 10 sq., 319; F'r. llommel, Grundriss der Geogriphie und Geschichle des allen Orients (Muuicli. 1904), p. 18 sqq.; Ed. Meyer, Geschiclile des Allerlums^. I. 2 (Berlin. 1909'. p. 50! sqq. Au sujet de l’hypothèse que les Sumériens étaient des émigrants de l’,4sie centrale, voir L. \V. King, llistory of Stiiner and Akkad, p. 351 sqq. Le dessèchement graduel de r,4sie Centrale qui, suppose t on, aurait causé la migration des Sumériens, a été invoqué de même pour exivliqucr la chute de l’empire romain; car, en rendant inhabitables de vastes territoires, il aurait contraint des hordes de barbares à ehercher de nouveaux loyers en Euroive. Yaii' la conférence du jvrof. .1. W. Gregory « La terre se dcssèche-l-elle? » faite devant la Royal Geographical Society, rapport dans le Times du 9 déc. 1913. D'après le prof, llommel {op. cil., p. 19 sqq.), la langue sumérienne appartient à la l'amille ouralo-alta'i'que, mais il parait préférable de dire que les affinités linguistiques de celle langue sont inconnues. L’opinion, jadis défendue par d'ardents avocats, que le sumérien n'était pas une langue mais simplement une façon cabalistique d écrire le sémilivpic, est maintenant peu soutenue.

7. II. Zimmern, « Der babylonische Gott Tamuz », Ahhandlungen der philologisch historischeii Klasse der Kônigl. Siichsischen Gesellschafl der Wissenschaflen, XX4’II, N" XX (Leipzig, 1909', p. 791, 722.

8. Dumu-'/.i. ou, dans la forme complète, Dumuzi-abzu. 4T)ii' F. Jensen, Assyrisch-Babylunische Mylhen und Epen (Berlin, 1900), p. : 60 ,• II. Zimmern, op. cil. p. 703 sqq. : id.. dans Die Keilinschriften und das Aile TeslamenE, de E. Schrader (Berlin, 1902). p. 397,- P. Dhorme, La Religion Assyro-Babylonienne (Paris, 1910), p. 105, ■ W. AV. Graf Baudissin, Adonis und Esinun (Leipzig, 1911), p. 104.

9. II. Zimmern » Der babylonische Gott Tamuz », Abhandl. d. Kôn. Siiehs. Gesellschafl der V\' issenschaflen, XXA’II, N" .XX (Lei|)zig, 1909), p. 723. Pour le texte et la traduction des cantiques, voir II. Zimmermn, « Sumerisch-babylonische Tamuzlieder », Berichle über die Verhandlungen der Kôiiiglich Slichsischen Gesellschafl der W issenschaflen zu Leipzig. Philolog isch-historische Klasse LIX (1907), p. 201-252. Comparez II. G vessmaon. A llorientalische Texte und Rilder (Tübingen, t9!)9|, I. 93 sqq.; VV. AA’. Graf Baudissin. Adonis und Esmun (Leipzig, 1911), p. 99 S(j. ; B. AA'^. Rogers, Cuneiform Parallels lo lhe Old Teslamenl (O.xford, sans date), p. 179-185.

NOTES

lû. A. Jereinia;:. Die hahylonisch- assyrischen Vorslellvngen vont l.ehen nnch (iein ro(/e (Leipzig, ISS"), p. isqq. ; id.. in W. II. Roscher’s Lexifroii der yricch. mid rôni. Myfhologie. U. ni. sqq. ; M. Jaslro^v, The Religion of Bahylonia and .\ssyriu (lîoslon, IxilS), p. .')63-o7(), oS4, 08;.’ sq.: L. King, Babylonian Re-

ligion and Mylhology, p. 178-183; P. Jensen. Assyrisch-bahylonische Mylhen und L’pc'i.p. .''1 sqq., Qbsqq.. 169; U. F. llarper, .\ssyrian and Babyloniin Literature (Nc\v-Vork, 1901), p. 316 sq., 338, 408 sqq. ; II. Zimmern, dans Die Keilinschriflen und das' Aile Testament^, de E. Sehradei-, p. 397 sqq., 661 sqq.; id., « Sunierisch-liabylonische Tamuziieder », Berichle iiber die Verhandlungen der Koniglich Siichsischen Gesellschafi der Wissenschaften zu Leipzig. Philologisch-hislurische Klasse, lix. ,1907), p. 2;’0, 232. 236 sq.; id. « lier babylonische Golt Tamnz », Abhandlungen der philologisch-hislorischen Klasse der Kônigl. Siichischen Gesellschafi der Wissenschaften. xxvii, xx. (Leipzig, 1909), p. 725, «^.,729-735; IL Gressniann, Altorientalische Texte und Bilder zurn Allen Teslamente (Tübiiigeu, 1909), i. 65-69; li. U', llogers, Ciineiforin Rarallels to lhe OUI Testament (Oxford, sans date . p. 121 131 ; W. W. Graf Baudissin, Adonis und Esmiin (Leipzig, 19! 1). )). 99 sqq., 333 sqq. Selon Jérôme (sur Ezéchiel ^TII. 11), le mois de Tammouz élaille mois de .juin, niais d'après la science moderne, il correspondaità juillet ou mi juin et mi-juillet. Consulter F. C. Movers, Die Phoenizier, i. 2Iii; F. Lenormanl « 11 mito di Adone-Tammuz nci documenti cuneifonni », .\Ui del IV. Congresso Internazionale degli Ûrientalisli (Florence. 1880 , i. I 11 sq.; W . Mannbardt. Antike Wald-iind Feldkulle. p. Encyclopaedia Bihlica. s. v. « Months », iii. 3191. Mon ami W. Robertson Smith me fournit le renseignement que d'après les variations du calendrier local syriaque le mois de Tammouz tombait à dates difi'èrentcs scion le lieu et variaR du cœur de l'été à l'automne ou de juin à septembre. Selon le professeur M. Jastroxv la fête de Tammuz fut célébrée juste avant le solstice d’été (7’/(e Religion of Bahylonia und Assyria, p. 617. 682). Il observe que « le calendrier de l'église juive indique encore le 17' jour de Tammouz comme étant jeûne, et Iloutsma a montré que l'association de l'anniversaire avec la cajiture de Jérusalem parles Romains consista simplement dans l'effort de doter d'une inteiqu’clalion plus digne une fête antique ».

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