‹ Adonis, étude de religions orientales comparéesChapitre 64 sur 189 · I Chroniques XXIX. 23; 2 Chroniques IX · texte numérisé non relu

I Chroniques XXIX. 23; 2 Chroniques IX

56. I Samuel, XVI, 13, 14, comparez id., X, 1 et 20. L huile était répandue sur la tête du roi (I Samuel X. I ; 2 Rois IX. 3, 6). Au sujet de la transmission de l’esprit divin par le moyen de l’huile, voir aussi Isa’i'e, LX, I. Les rois d’Egypte paraissent avoir sacré leurs vassaux île Syrie en leur versant de l’huile sur la tête. Voir les lettres de Tell-el-Amarna. n“. 37 Ql. Winckler, Die Thoniafeln von Tell-el Amarna, j). 99). Certains prêtres dans l’ouest de l’Afrique sont sacrés par une cérémonie du même genre. \’oir p. 51. Les indigènes de Bnru, une île des Indes orientales, s’imaginent qu’ils peuvent tenir éloignés les démons en enduisant leurs corps d'huile de noi.x de coco, mais l’huile doit être préparée par de jeunes v ierges. 4’oir G. A. M'ilken. « Bijdrage tôt de kennis der Alfoei’cn van het oiland Boerœ », Verhandelingen vau bel Balaviaasch Genootschap van Kunslen en Wetenschappen, XXX'V’HI (Batavia i873l, p. 30; id., Verspreide Geschriflen, (La Haye, 1912), I, 6!. Dans certaines tribus du Nord- Ouest de r.\mérique, les chasseurs avaient l’habitude d’oindre leurs cheveux avec des décoctions de certaines plantes, avant de se mettre à chasser. Cette pratique était probablement un charme jiour assurer le succès de la chasse. 4’oir C. Hill-Tont, The Home of the Salish and Déné (Londres 1907), p. 72,

57. I Samuel, XXIV, 6. Messie en Hébreu est Mashiah (n’wai. La forme anglaise ; « Messiah », française Messie, est dérivée de l'araméen, en passant par le grec. Voir T. K. Cheyne, dans Enc.yelopædia Biblica, .s. c. « Messiah », t. HL .305; sijq. La raison pour laquelle l'huile des cheveux est considérée comme transmettant l’inspiration n’est pas claire du tout. Cela serait compr hcnsible si l’olivier avait été chez les Hébreux, comme chez les Al héniens, un arbre sucré, placé sous la protection directe de la divinité; car alors on pourrait croire qu'une parcelle de l’essence divine est renfermée dans l’huile. W. Robertson Smith supposait que l'onction se faisait, à l’origine, avec la graisse de la victime du sacrifice,

ADONIS

à laquelle l’huile fut substituée ensuite {Religion of lhe Seiniles^. pp. 383 sq.). Sur toute cette question, voir .1. Wellliausen, <. Zwei Rechtsriten bei clen Ilebraeru », Archiu fur Religionswissenschnfl, VII (ii)04). pp. 3:î-H9. H. Weinel, nwo und seine Derivate •>. Zeitschrift fur die alttestamentliche Wissenschaft, XVII 1 (liSl‘8), pp. 1-82.

58. 2 Samuel XXI, 1-14, avec les notes de A. F. Kirkpatrick sur 1 et 10.

59. J. G. Frazen. The Magic Art and the Evolution of Kings, I, 284 sq.

()0. I Samuel XII, 17 sqq. De mémo, Moïse tendait sa baguette vers le ciel, et le Seigneur envoyait le tonnerre et la pluie {E.\ode, IX, 23). Fe mot hébreu pour tonnerre, dans ces deux passages, signifie <■ voix ». Les Hébreux entendaient, dans le coup de tonnerre, la voix de .léhôvah, exactement comme les Grecs y entendaient la voix de Zeus et les Romains celle de .lupiter. Pour les Egyptiens, le tonnerre est aussi la « voix (du dieu) dans le ciel, les voix du ciel ». Cf. A. Moret. Rituel du Culte divin journalier en Egi/pte, p. 157 (Musée Guirnet, Bibliothèque d'Eludes, 1. XIV.)

01. Ezéchiel, XIII, 11, 13, XXX\'III. 22; .lérémic, III. 2 sq. Les Hébreux s’adressaient à .léhovah pour avoir la pluie (I.évitique, XXV’I, 4-5; Jérémie, X, 24) exactement comme les Grecs s’adressaient à Zeus et les Romains à Jupiter.

62. Esdras, X, 9-14. Le péché qu'ils s'imputaient à cette occasion était leur mariage avec les femmes des Gentils. En outre, bien que cela ne soit pas dit expressément, il est à supposer qu’ils attribuaient la rigueur de la température à ces malheureuses alliances. De meme, <i pendant la saison des pluies, quand le soleil se cache derrière de grandes masses de nuages sombres, les Indiens élèvent des gémissenitnls pour leurs péchés, croyant que le soleil est courroucé et peut ne plus jamais briller. » Voir Francis G. Nicholas, « The Aborigincs of Santa Maria, Colombia», Anierican A nlhropologist. N. S., 111 (New-York, 1901), p. 641. Les Indiens en c[uestion sont les Aurohuacas de la Colombie, dans l'Amérique du Sud.

63. Psaume CXXXVII. Les saules qui bordent la rivière de Babylonc sont mentionnés dans les lamentations en l’honneur de Tammuz. Voir p. 9.

64. La mer Morte, enfoncée dans son lit profond, est visible du Mont des Oliviers; l’atmosphère est en effet si claire que les eaux bleues paraissent tout à fait près de l’œil, bien qu’en fait, elles soient à plus de 24 kilomètres de distance, et à environ 1.20O mètres au-dessous du spectateur. Voir K. Baedeker, Palestine and Syria (Leipzig, 1906), p. 77. Lorsque le soleil l’éclaire, le lac est d’un bleu brillant (G. A. Smith, Historical Geography of the Iloly I.and, Londres, 1894, p. 501, sq.); mais son éclat est naturellement obscurci sous un ciel nuageux.

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