‹ Adrienne Lecouvreur, comédie-drame en cinq actes, en proseChapitre 10 sur 106 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LES PBÉdjDENS, MAURICE.* L*ABBÉ.

Salut au souverain de Courlande!

LE PRINCE

Salut au conquérant!

ATOÉNAIS.

Salut au futur empereur!

maubice, gaiement.

Eh! mon Dieu, oui, mesdames, duc sans duché, général sans armée, et empereur sans sujets, voilà ma position !

LE PBINCE.

Les états de Courlande ne vous ont-ils donc pas choisi pour maître?

MAUBICE.

Certainement! nomme par la diète, proclamé par le peuple, j'ai en poche mon diplôme de souverain. Mais la Russie me défendait d'accepter, sous peine du canon moscovite, et mon père, le roi de Pologne, qui craint la guerre avec ses voisins, m'ordonnait de refuser, sous peine de sa colère.

LA PBINCESSE.

Eh bien ! qu'avez-vous fait?

J'ai répondu à l'impératrice par un appel aux armes * Les acteurs qui ont remonté le théâtre, le redescendent

dans l'ordre suivant : l'Abbé, la Princesse, Maurice, Athé-

uaïâ, le Prince.

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