‹ Adrienne Lecouvreur, comédie-drame en cinq actes, en proseChapitre 9 sur 106 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

siège de Lille, il a enlevé, il n'avait pas douze ans... il a enlevé...

ATHÉNAtS.

Une redoute !

Non, une jeune fille nommée Rosette. ATiiÉNAis, avec admiration.

A douze ans!

l'abbé.

Et quand on commence ainsi, vous jugez...

ATHÉNAIS.

Eh bien ! vous le jugez très-mal, car dans cette dernière expédition que l'on dit fahuleuse et où il vient de se faire nommer duc de Courtaude, l'héritière du trône des czars, la fille de l'impératrice, avait conçu pour lui une affection qui ne tendait à rien moins qu'à le faire un jour empereur de Russie.

LA PRINCESSE

El, sans doute, ébloui d'une conquête aussi brillante, Maurice aura tout employé...

ATHÉNAIS.

Je. l'aurais cru comme vous! Pas du tout, Florestan m'a raconté qu'il n'avait rien fait de ce qu'il fallait pour réussir... au contraire, il a laissé voir franchement à la princesse moscovite qu'il avait au fond du cœur une passion parisienne...

la princesse, avec émotion.

En vérité!

ATHÉNAIS.

Vous voyez donc bien qu'il ne faut pas toujours croire

les abbés... Adieu, princesse.

on domestique, annonçant.

M. le comte Maurice de Saxe!

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