‹ Adumbratio Kabbalae christianaeChapitre 41 sur 117 · LES TT · texte numérisé non relu

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les Prophètes, il leur expliquait tout ce qui, dans les Ecritures, avait été dit de Lui. »

Ibid., Ÿ A4: « Il importe que tout ce qui est écrit de mot dans la loi de Mosché, dans les Prophètes et dans les Psaumes, soit accompli. »

S. Jean, v, 39: « Vous scrutez les É'critures, etc., et ce sont elles qui témoignent de mot. »

Actes des Ap. x, 43 : « Et de Lui ont témoigné tous les prophètes, que tout ce qui croit, ete. »

Enfin, si par la lettre ou plénitude première du Tétragrammaton, nous Comprenons en Adam primitif, son object intellectuel, par lequel subsiste sa Sapience; par la seconde lettre son entendement, au moyen duquel se manifeste son Intelligence, par la troisième son acte intellectif (actus intelligendi) source de sa Cognition; par la quatrième la voix de son élocution intellectuelle, qui naît dans son entendement, et par laquelle se manifeste son

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Règne, (/bid., p. 119) qui ne verra que tout ceci cadre parfaitement avec notre sujet ?

Mais j'inclinerais plutôt à entendre, par la lettre et plénitude première, sa sapience, ou réunion des objets divins exprimés par les autres plénitudes; par la seconde, sa performation ou apertion de son entendement; par la troisième l'actuelle cognition des choses performées, d’où nait la notion de la beauté; et par la quatrième, l'amour de cette beauté, ce qui est la méthode ou disposition de l’éternelle académie divine, en cela radicalement et par conséquent formellement instituée. C’est en cette information et cognition que consiste la Vie éternelle, Voy. S. Jean,

L.KaB. —Vingt-unièmement; cinq grades de l’âme sont attribués par nous à notre Adam primitif :

1° Nephesch ou Psychè, c’est-à-dire ce degré qui, dans l'homme, est appelé la vitalité appropriée au corps naturel et instrumental,

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et nommée pour cela végétative et sensitive; ce qui est la vie de l’Adam primitif et se représente par des cercles.

&° Ruach, ou l'Esprit; c’est le grade qui est appelé dans l’homme, l’âme elle-même, étendue dans tout son corps, subsistant per se et raisonnable, mais ne comprenant les choses qu'au moyen des choses, et non simultanément, mais chacune en leur temps; ce ce qui est représenté en Adam premier par sa ligne rectiligne.

3° Neschamah, où Entendement (mens) c'est-à-dire le grade qui, dans l’homme, est l’Intellect spécial communiqué par l'Intellect général et divin, qui, en un moment, comprend toutes choses simultanément et pour toujours, ce qui est représenté en Adam par le canal subtil par où se produit l’Influx divin.

4° Chajah ou la Vitalité; c'est dans l'homme l'union même de cet intellect communiqué avec l'intellect général et divin duquel il est

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formé, et par laquelle ilembrasse parfaitement la somme entière de toutes les choses intelligibles, et vit entièrement de la Vie divine; ce grade, en Adam primitif est représenté par le fils influx de l'Infini.

5° Jechidah ou Singularité; c’est le grade appelé dans l’homme l'unité ou rapport par lequel il est semblable à sa cause première, laquelle est une, et de la plus extrême simplicité, avec laquelle l’âme est unie comme le point du rayon avec le centre du cercle, afin que cette unité soit comme la tête, le cœur ou le centre duquel dépend, et auquel tend tout ce qui est elle-même, tout ce qui est contenu en elle et tout ce qui est produit parelle. Ce grade est représenté en Adam premier par son ambiance infinie.

LI. P. C. — On trouve naturellement quelques traces de cette augmentation de lumière dans l’Ame humaine; ainsi on dit que chez l'enfant existe Nephesch ; chez l’enfant, l’adolescent, ou l’homme, où s'accroît l’usage de

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la raison : Ruach. Chez l’ascète qui aspire au grade de sainteté : Neschamah; ce dernier étant analogue à ce qu’on voit chez le mélancolique, qui s'élève jusqu’à la vaticination (suivant Aristote et autres, et suivant l’expérience) et aussi dans certaines fièvres ardentes.

Dans les autres grades, la lumière de l’âäme s'accroît tellement qu’elle sort du Corps et accomplit certains effets extraordinaires. appelés communément hypernaturels ou surnaturels, et qui sont bien rares. En somme le plus excellent de ces grades ainsi que tous les autres se trouvent en notre Messie, non pas tant formellement que communicativement. Comme le dit S. Jean, vi, 09, D, 06, où il parle lui-même de la manducation de sa chair (ce qui peut se rapporter ici au premier grade, ou Nephesch) et de la réception de son sang (ce qui peut se ‘apporter au second : Ruach). Il parle ensuite de la Ve, (ce qui peut se rapporter au troisième grade :

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Neschamah) et dela Vre éternelle, (quatrième grade : Chajah) et enfin il parle de l'union singulière avec lui (cinquième grade ou Jechidah) D'où l’on voit que la communication de ces cinq grades est effectuée, Les paroles du verset sixième, alléguées ici, sont les suivantes :

« Et Jeschua leur dit : En Vérité, en Vérité je vous le dis : Si vous ne mangez (1) le Corps du Fils de l’homme el ne buvez (2)son sang vous n'avez pas la Vie (3) en vous. Celui qui mange vraiment mon Corps et boit mon Sang possède la Vie éternelle (4) et je leressusciterai au dernier jour, etc. Celui qui mange mon Corps et boit mon Sang demeure en mot (5) et mot en lui. »

On peut encore lui attribuer le corps, Psychè et Spiritus, qui sont les grades ordinaires des ascètes, suivant la 1'° Epit. aux Thessal, v, 23, où S. Paul dit : Que le Dieu de paix vous sanctifie tous parfaitement et que tout votre esprit et loute votre âme et tout votre corps se

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conservent sans appréhension pour: l'avène-.

ment de Notre Seigneur Jeschua- Christ. »

Le troisième grade au-dessus du corps, Mens ou Intellect spécial qui en un moment comprend tout, lui est encore attribué dans ces passages : S. Jean, 11, 25. Zl connaissait par lui-même ce qu'il y a dans le Fils de l'Homme. »

S. Matth., 1x, 4. « Jeschua qui connaissail leurs pensées, etc. »

S. Matth., x11, 85. S. Luc, v, 22, 1x, 47, et S. Jean, 1, 48 : « Lorsque tu étais sous le figuier, je l'ai vu. »

C'est ce degré que le Seigneur décrit symboliquement dans S. Luc, x1, 34, 35, 36 sous les allégories, d’œil et de lumière de l'âme : « Ton œil est la lampe de ton corps; st lon œil est simple, tout ton corps sera éclairé ; s’il est mauvais, ton corps sera aussi ténébreux. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne devienne ténèbres. Si donc tout ton corps est éclairé, sans qu'aucune

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partie soit ténébreuse, alors tout sera lumineux, de méme qu'une lampe qui brûle, l'illumine. »

Puis le quatrième degré se trouve en lui, par cette Vie divine, dont parle S. Jean, 1, 4: « En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des fils des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, etc. »

Le cinquième, enfin, est cette union singulière que décrit S. Jean, xvnr, 21, et v 30 : « Je ne cherche pas ma volonté mais la volonté de celui qui m'a envoyé. »

S. Jean, vi, 58: « Comme mon Père qui m'a envoyé est vivant et que je vis par mon Père, etc. »

LIT. KaB. — Vingt-deuxièmement. On dit encore que de notre Adam primitif jaillissent cinq sortes de lumière, savoir :

1° La lumière de la Tête ou du Crâne, qui dénote son unité suprême et son intellect immobile ;

8° La lumière du Cerveau ou des yeux,

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