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pas tant être rapportée aux mystères de la foi qu'aux dogmes purement philosophiques (et la même analogie existe entre la théologie et la philosophie que chez vous, Hébreux, entre la Loi écrite et la Loi orale,) car l'âme, par sa constitution même, relevant de la Science Pneumatique, on doit d'abord discuter tout ce qui, dans la doctrine de l'âme est théorique. Ensuite la théologie, c’est-à-dire l’en-
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semble des formules pratiques destinées au peuple, expose ce mystère de foi, pour son propre salut,
D'après tous les philosophes, aussi bien anciens que modernes qui ont parlé de l’âme, la norme absolue de la philosophie a toujours été la raison.
Il est vrai que depuis la chute de l’homme, l'intellect est entouré de bien des vicissitudes, mais 1l peut néanmoins en être délivré s'il se conforme autant que possible au Logos divin, dont il est parlé dans l’Ep. aux Hebr., IV, 12, etc.
Objection seconde qu’on nous présentera :
L'âme est réellement un esprit, mais svsaguos, incarné.
Je réponds : L'âme est un esprit incarné, ou bien de sa nature même, ou bien accidentellement. S'il est incarné, per se, lorsqu'il sera hors de la chair ou bien il n’existera plus, ou bien 1l sera dans un état plus imparfait que lorsqu'il résidait dans la chair, puis-
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que c'était là son état naturel, en vertu de son appellation même; or, la première de ces hypothèses est athéistique ; l’autre est réprouvée par la philosophie qui déclare l’état de l'âme privée de sa Chair, #s240v, beaucoup plus heureux que l’autre. Et même, la chair ne jouira point de l’état bienheureux de l’âme comme nous le rappelle S. Paul, 1. Cor., xv, 50. Si au contraire l’état svsasxos, incarné, de l'âme, est accidentel, alors l’opinion des Hébreux, sur la préexistence se trouve confirmée.
Objection troisième : tien n’est divisé, mais transporté d’un lieu dans un autre (traducitur); rien n’est fragmenté, mais multtplié, comme la flamme avec laquelle on allume un flambeau n’est pour cela ni divi sée ni morcelée.
Je réponds : Lorsqu'une chose se multiplie par translation, ou bien elle communique quelque partie de sa substance ou bien en excitant la matière elle en fait jaillir la substance produite; ou bien elle la crée du
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néant, hypothèses qui ne peuvent s’accorder.
La dernière ne peut être admise; celle qui précède ferait l’âme matérielle, La première seule reste donc à examiner. Or, toute chose qui communique une partie de sa substance, ou bien retient, ou bien perd cette partie communiquée. Le père et la mère qui communiquent d’après l'hypothèse certaines parties de leur âme à leursenfants, ne les gardent donc point, ce qui est notoire, mais les perdent au contraire.
Par conséquent s'ils peuvent perdre quelque partie de leur âme, celle-ci est donc susceptible d’être divisée et fragmentée. Car il nous faut bien remarquer que semblablement aux rameaux du saule qui peuvent être arrachés, séparés de l'arbre ettransplantés (opération à laquelle s'applique spécialement le mot tradux), la flamme du flambeau transmet réellement et physiquement à l’autre flambeau qu on allume quelques-unes de ces par-
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