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rait-elle se manifester en une chose qui nelui
convient pas exactement, puisque jamais en Dieu, qui est un acte infiniment simple, la puissance ne peut déchoir ?
Objection deuxième : La raison est nulle
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parce que, semblablement à l'homme qui,
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doué de bonté, rend toujours le bien aux
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autres, mais sans exercer ses bienfaits d'une seule et même manière, DIEU aussi, fait toujours le bien à l’homme qu’il a créé lui-même, mais non pas suivant le méme mode, Et ce
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n’est pas par suile d'unimpédiment quelcon- | que, mats par sa libre volonté dont les causes Hi très saintes sont cachées. Je réponds : la force de l'argument consiste dans la nature du Bien considéré du moindre au plus grand, ce qui suppose un objet récepteur de l'effet du bien. Or, on ne peut accorder à celui qui s'efforce de restreindre cet obiet, un arbitre ou liberté
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indéterminée, aloque, mais, au Contraire,
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analogue, c’est-à-dire correspondante à sa sphère d'action.
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KABBALÆ CHRISTIANÆ 129
VII. Sexto : Lorsque la souveraineté de quelqu'un ne cesse jamais d’être entière, ceux qui lui sont soumis ne seront jamais privés de cette souveraineté. Or la souveraineté de Dieu est universelle et immutable et ne cesse jamais d’être absolue. Donc jamais elle ne fera défaut aux âmes, quelque nombreuses qu'elles puissent être, et même aux autres créatures. |
Objection première : 1° La domination de DIEU es{ tmmutable, universelle et très par- Jaile, in se; mais les créatures qui y sont soumises ne sont point pour: cela immutables et très parfaites. Il s'ensuit donc qu’il est absurde de croire que toutes les créatures qui Jurent dès le commencement du monde jusqu'aujourd'hui, et qui seront dans la suite des temps, aient coexisté de tout temps. Je réponds : [l n’est rien d’absurde si l’on dit que les créatures existent simultanément en raison de la substance; bien que les accidents aient varié et doivent varier encore. En effet, rien