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mot Tetragrammaton, la totalité de son être, comme l'a fait Jérémie, xx, 6;
&° Parce qu’il est attesté qu’elle possédait la gloire dans le Père, avant que le monde fut. S. Jean, xvir, 5. Or, ceci ne peut s’entendre de la gloire de la Divinité puisqu'elle est immuable de sa nature. Donc ces paroles signifient que les âmes préexistaient.
Objection. — C’est la gloire de la Divinité, puisqu'elle fut avant le monde, et que le Christ demande qu’elle lui soit donnée suivant l’'humaine nature.
Je réponds : Si la gloire de la Divinité est ici désignée, 1l devrait être dit: Glorifie-moi de cette gloire que j'ai en toi et non que j’eus en toi; parce-que la gloire de la Divinité ne diminue jamais comme la gloire créaturelle :
3° Parce qu'il l’atteste lui-même : Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant je laisse le monde et je vais au Père. S. Jean, xvr, 28.
4 S. Jean 11, 13. Personne n’est monté
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au Ciel, sice n’est celui qui en est descendu : le Fils de l’homme, etc.
5° S, Jean-Baptiste affirme du Christ qu'il vient d’en haut. S. Jean ut, 31.
6 Le Christ l’affirme encore : S. Jean vi, 32, 33 : Mon Père vous a donné le vrai pain du Ciel, car le pain de Dieu est celui qui est descendu du Ciel, etc.
7 Ibid. 38. Je suis descendu du Ciel,
8° Mon Père quiestvivant n’a envoyé, etc.
Ceci est le pain qui est descendu du Ciel.
S. Jean vi, 58, 59. Cf. id. 41, 45.
9° Le second homme est le Seigneur venu du Ciel. S. Paul, 1, Cor., xv, 47.
10° Soyez dans le même sentiment où à été Jésus-Christ, qui, possédant la forme de Dieu, n'a pas jugé que ce fut une usurpation d’étre égal de Dieu; mais il s'est anéant lui-méme en prenant la forme de serviteur et en recevant la similitude de l’homme, etc. Ce sont les paroles de S. Paul. Ep., aux Philip. 11, 5 et suiv,
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Tout ce qui a été dit précédemment ne peut nullement s'entendre de la nature divine du Christ laquelle ne peut ni varier ni se déplacer d’un lieu dans un autre à cause de son excellence divine, et de omniprésence qui lui est essentielle; donc par conséquent tous ces passages s'appliquent nécessairement à l'âme du Christ qui préexistait longtemps avant son Corps terrestre; d’où l’on peut tirer comme argument très certain que les âmes des hommes ont préexisté ailleurs.
Aux preuves 8°, 6°, etc., jusqu’à la 10°, on peut proposer l’objection suivante : Tout ceci doit s'entendre du Fils de Dieu luimême, el sa venue sur la terre est la mani- Jestation d'un divin mystère dont il est parlé dans S, Paul, 1, Epit, à Timoth., ur, 16. Je réponds : Lorsque l'hypothèse par laquelle l’Écriture se doit entendre à la lettre ne porte en rien préjudice à Dieu ni au Christ, elle doit être préférée aux figures et aux allégories qu’on introduit dans l'Écriture, Ici ce
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serait trop contribuer à éloigner les infidèles de la conversion au Christ que de tolérer aucun de ces sens fictifs. Or, dans le passage cité, 1, Tim. it, 16, il est parlé de l'âme du Messie unie avec la Divinité, ce qui s'entend d'autant mieux dans le texte syriaque.
11° S. Paul, Hebr., 1, 6. « Lorsque le Père introduisit de nouveau son Premierné dans le monde, etc. » ce qui doit s’entendre : qui lui donna la nature humaine, suivant le Ÿ 9.
Objection. Le Premier-néde Dieu peut étre considéré comme étant le Christ, dans lequel les deux natures divine et humaine peuvent subsister simultanément. Je réponds : Le nerf de l’argument consiste dans ce que le premier né est dit introduit de zouveau; ce qui veut dire qu'il était déjà avant d’avoir été introduit dans le monde selon la nature humaine à laquelle il s’est alors uni. Ÿ 9.
12° S. Jean 1, Ep. 11, 5, 8, où il est dit
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