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seur ou premier préparateur decette matière, après quoi il ne peut plus exister d'hommes.
XLI. Voici maintenant des arguments de la partie adverse, tirés des Saintes Écritures.
1° De la Genèse, 1, 28. Toutes choses, en vertu de l’ordre divin : « cRoISSEz et multipliez », se multiplient chacune selon son espèce, ei se propagent, non moins par l’âme que par le corps, parce que l'âme autant que le corps, appartient par sa constitution à l'espèce des choses animées. Or le commandement de Dieu qui ordonne de multiplier selon son espèce, s'adresse aux hommes.
Donc, etc., et par conséquent les âmes ne préexistent pas.
Réponse : Je concède tout l'argument, mais je nie la conséquence de la conclusion. Les hommes peuvent véritablement se propager selon l'âme, bien que l’âme ne soit pas tirée de leur substance. L'homme lorsqu'il engendre prépare seulement la matière convenable à l'introduction de l’âme; il est donc la cause
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sine quà non de l'introduction de l’âme, de même que celui qui prépare la matière pour le feu est la cause sine quà non de l’introduction du feu, et 1l multipliera les feux, bien que ceux-ci proviennent d'autre part. Les corps magnétiques aussi se peuvent multiplier par le seul frottement contre un fer, bien que la matière subtile qui y est jointe vienne d’ailleurs. Donc pour ce qui est de l’homme, il est répondu à la mineure de l’argument en la niant. Car dans le texte sacré il n’a pas été ajouté pour l'homme, qu’il multiplie se/on son espèce, Comme pour les autres animaux ; mais il a été dit simplement : « Croisse: et devenez nombreux », phrases indifférentes sans détermination de la cause efficiente principale.
XLII. 2° De la Genése, v, 3. Si Adam a engendré un Fils à son image et à sa ressemblance, ce fils a dû étre engendré aussi par lu selon l'âme. Or la majeure est vraie, donc la mineure aussi.
Réponse : Je nie ce qui précède; la simili-
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tude se peut entendre externe, en raison seulement du corps qui est sujet à la corruption, tandis que l'âme, venant d'autre part, descend simplement en Jui.
XLIITI. 3° De la Genèse, xLvi, 25. Tout ce qui est sorti è femore parentis n'a pas préji existé; mais les âmes des Juls, ete. Donc, | etc.
téponse : 1° Dans ce passage on peut entendre l'esprit vital, qui est propagé avec la semence, Car l'appellation d'âme s'applique souvent à des choses diverses; voy. Psaum.
XVI, 10. (Vulgat. xv); 8° On peut dire que c'est une métonymie, c'est-à-dire l'emploi de la forme pour la chose formée, de l’âme pour la chose animée; 3° si réellement on veut admettre le sens propre et véritable du mot ame, il s'ensuit que l’âme est propagée par le père seul, à l’exclusion de la mère; 4° à moins que votre hypothèse de la pluralité des âmes en une seule et même souche ne puisse trouver 1Cc1 son application.
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XLIV. — 4 de Job, xiv, 4 « Qui peut rendre pur ce qui est né d’une chose impure? » D'où il résulte que, de l'âme tmmonde du père provient l'âme immonde du fils.
Réponse : La particule latine DE ne signifie pas toujours la cause efficiente principale, mais souvent même la cause instrumentale et sine quà non, parce que le Père immonde communique seulement avec sa semence immonde les formes de l'enveloppe terrestre qui recevra l'âme.
XLV. — 5° Des Psaumes, Lt, 7 (vulgai. 1, 5). « J'ai été conçu dans l’iniquité et ma mère ma conçu dans le péché. »
Réponse : Le texte parle de l’iniquité et du péché, non de l'enfant, mais des parents lorsqu'ils engendrent. Et néanmoins, si l'on veut entendre ici le péché de l'enfant, le sens est celui-ci : « Mon âme qui, à cause de sa chute précédente, existait déjà dans l'iniquité, a été reçue dans le sein de ma mère. »