IZA
t Août 18. • • »
« Combien il est aimable à vous de vous être rappelé de mon jour de naissance , et de m'avoir envoyé une fleur dans votre lettre. Elle est arrivée juste Je matin, comme je venais d'avoir quatorze ans. J'ai reçu des cadeaux, mais pas un ne m'a été aussi agréable que votre souvenir. Maman est plus gaie parce que nos affaires vont mieux.
» Elle a retrouvé ici un officier qui est le fils d'un parent à nous que je n'ai pas connu et qui est trèsinfluent auprès du vice roi. Il est très-spirituel, il a des chevaux magnifiques, il nous a promis de nous faire rentrer dans nos biens^ Maman m'a dit qu'il lui parlait de moi comme s'il voulait m' épouser; mais elle ne le trouve pas assez riche. Il a pourtant au moins deux cent mille livres de rentes. C'est joli, mais ma pauvre maman rêve toujours un trône pour moi. Il m'a donné une bague. C'est une turquoise très-belle, tout ce qu'il y a de plus bleu, avec un diamant de chaque côté. Elle vaut cinq cents francs,
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et elle me va très-bien. Bfaman me charge de tous ses compliment pour vous. Adieu, mon petit ami,