‹ Affaire de W.A. Grenier, propriétaire du journal "La libre parole", accusé de libelle par l'Honorable J. Israel Tarte, ministre des Travaux publics [microforme]Chapitre 11 sur 21 · MAN! OR · texte numérisé non relu

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Ainsi donc, lorsque l'accusé publiait dans son journal que l'honorable M. Tarte s'était associé à M. Pacaud pour voler la caisse de la Province, il disait une chose fausse ; il avançait une calomnie. Et lorsqu’il affirmait que dès avant la publication de son article, il avait en main la preuve de la vérité de son accusation, il avançait une aütre fausseté.

Je passe à l'affaire des trois mille dollars obtenus sur la lettre de crédit signée par l'honorable Charles Langelier et endossée par M. George Demers, courtier de Québec; ici encore, il nous sera facile de confondre le calomniateur.

Voici en quels termes l'honorable M. Tarte nous a raconté cette affaire: comme il a été le seul témoin examiné sur ce sujet, et que la défense n’a pas même tenté de le contredire, l'exactitude de son récit ne saurait être mise en doute.

“Il s’agit, dit M. Tarte, d’une chose absolument “ personnelle à moi, d’üne transaction d'affaire ; je suis “heureux qu'on me Fournisee l'occasion de Ja faire “ connaître.

“ La chose s'est passée en 1891. J'avais été élu “ député à la chambre des communes quelques temps “auparavant, et je commençais au parlement, à # Ottawa, l'enquête dans cette affaire qu'on est con- “ venu d'appeler l'affaire McGreevy-Langevin. Comme “ je me trouvais en.ce moment dans un besoin pres- “ sant d'argent, je demandai à l'honorable Charles “ Langelier, qui était alors Secrétaire provincial, de “ vouloir bien me donner un contrat d'impression. Je “ n'étais pas imprimeur, mais j'entreprenais souvent

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