‹ Affaire de W.A. Grenier, propriétaire du journal "La libre parole", accusé de libelle par l'Honorable J. Israel Tarte, ministre des Travaux publics [microforme]Chapitre 18 sur 21 · OT · texte numérisé non relu

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cepterait rien pour lui-même, mais que si M. Shaunessey tenait à lui être agréable, il pourrait venir en aide à sa famille en avançant à ses fils cette somme de trois mille dollars. Pour le rembourser de cette avance d'argent, ces derniers lui publieraient des annonces du Pacifique jusqu'à l'équivalent de ce montant. (Cet arrangement fut accepté : les trois mille dollars furent remis aux fils de M. Tarte qui déposèrent également cette somme dans le même coffre-fort, Lorsque M. Tarte partit pour aller commencer sa campagne électorale dans l'Islet, au lieu de prendre le chèque qui lui avait été remis par l'honorable M. La:rier, il prit douze cents dollars de l'argent venant de M. Shaunessey. Sur ces entrefaites, la vente des biens de la faillite ayant eu lieu, les fils de M. Tarte achetèrent Le Cultivateur qu'ils payèrent avec le chèque de M. Tourville.

C'est là l'histoire de ce grand crime. Si M. Tarte, au lieu de mettre ce chèque ainsi que l'argent de M. Shaunessey dans le coffre-fort de ses fils, avait déposé le tout dans une banque, il est évident qu'il aurait pu prendre sur le montant total les douze.cents dollars dont il avait besoin lors de son départ. Personne n'aurait songé à lui fuire un crime d’avoir déposé tout cet argent dans une banque. Or, ce qu'il a fait est l'équivalent de ce qu'il aurait pu faire, si au lieu de mettre l'argent dans le coffre-fort de ses tils, il l'avait tout simplement PAPA dans une des banques de la ville.

Il faut être bien malintentionné et bien à bout d'arguments, pour éprouver le besoin de reprocher à

Cette accusation, Messieurs, ne prouve en réalité qu'une chose : la malice et la mauvaise foi de l'accusé, et c'est tout.

Je continue :

“ Après ce coup de dent, il fallut encore nourrir M. “Tarte et on organisa une souscription à l'hôtel “ Riendeau duns l'intention de créer un fonds en vue “ des élections futures. En un an, la famille Tarte eut “ tout avalé.

“Mais on devait encore le faire vivre, paraît-il “ alors on organisa non pas une souscription mais une # TAXATION sur tous les employés libéraux de l'Hôtel “ de Ville, qui sustentèrent le ministre pendant quel- “ ques mois.”

Est-il vrai, Messieurs, que la famille de M. Tarte ait vécu à même les fonds souscrits en vue des élections futures ? ;

Est-il vrai que le parti libéral ait fait vivre M. Tarte et sa famille, et qu'une taxe ait été imposée aux employés libéraux de l'Hôtel de Ville ?

Non, Messieurs, ces deux accusations son complètement fausses. Jamais M. Tarte n’a sustenté sa famille en puisant dans le fonds du parti libéral réservé aux élections futures, et jamais aucune taxe n’a été imposée sur les employés libéraux au service de la Cor-

poration. Voici ce qui a eu lieu :

= En 1893, le parti libéral manquait absolument d’organisation dans la Province de Québec. , Le contrôle des listes électorales dans les campagnes était laissé à des amis plus ou moins dévoués, et dans un grand

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nombre de localités personne ne s'en occupait. Il n'existait aucune ramification régulière entre l'organisation centrale créée dans les villes, et les organisations locales des campagnes; enfin, il n'y avait presque rien d'organisé : tout était à créer, tout était à faire.

Ce travail fut confié à M. Tarte : je ne vous appreudrai rien en vous disant qu'il s’est acquitté de sa tâche avec un zèle à toute épreuve et une habilité consommée. Cette tâche était loin d’être une sinécure, et M. Tarte devait nécessairement y consacrer tout son temps. Vous comprendrez facilement qu'il n'aurait pas été juste de faire ainsi travailler M. Tarte sans le payer. Or, voici le plan que l'honorable M. Laurier imagina pour arriver à trouver les fonds dont il aurait besoin

pour payer à M. Tarte un salaire raisonnable. Une

réunion de tous les hommes importants du parti libéral fut convoquée par l'honorable M. Laurier à l'hôtel Riendeau à Montréal. J'en étais, Messieurs, et là M. Laurier requit chacun de nous de souserire un petit billet de vingt-cinq dollars que nous serions tenus de payer en cinq versements de cinq dollars chacun. L’honorable M. Laurier nous déclara qu'au moyen de cette légère souscription volontaire, le parti libéral pourrait indemniser M. Tarte et lui donner des appointements de quatre mille dollars par année que nous lui paierions jusqu’à la date des élections générales. Tout le monde approuva le plan de M. Laurier. Chacun de ceux qui étaient présents à l'assemblée s’empressa de signer son billet de vingt-cinq dollars. Tous étaient désireux de mettre M. Tarte à l’œuvre, sans un moment de délai. Enfin tout paraissait cou-

leur de rose. Malheureusement, il arriva au sujet de cette souscription ce qui est déjà arrivé bien souvent auparavant dans des cas analogues : tout le monde promit, mais bien peu tinrent parole. Au lieu de recevoir quatre mille dollars par année, M. Tarte n’en toucha que douze cents environ en trois ans. Il dut, avec cette somme de mille à douze cents dollars, payer ses frais de voyage et ceux nécessités par sa correspondance qui était extrêmement volumineuse. M. Tarte nous a dit que ses dépenses pour timbrespostes seulement ont dépassé mille dollars.

L'histoire de la taxe imposée sur les commis libéraux de la Corporation n’est qu’un invention absurde. Voici ce qui a donné lieu à ce canard : Un jour les employés libéraux de l'Hôtel de Ville se cotisèrent

entre eux pour contribuer au fonds d'élection de leur.

parti. (Cette souscription atteignait l'énorme somme de trente-cinq dollars. M. Forget, le greffier de la cour du recorder, remit cette somme à M. Tarte, qui l'employa dans les élections.

On demande à M. Tarte quels ont été vos: moyens d'existence durant ces trois ann: « ?

Vous vous rappelez, Messieurs, les détails qu'il vous a donnés; ses épargnes sur son indemnité parlementaire; les polices d'assurance de madame Tarte et de mademoiselle Tarte, mises en nantissements ; les petites sommes d’argent déposées au nom de madame et de mademoiselle Tarte, à différentes époques, dans les jours de prospérité, retirées de la Banque d'Epargne ; les jéunes fils pleins d’ardeur et de dévouement pour leur père, venant déposer dans ses mains le fruit de leur labeur, et que sais-je encore ?

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Je n'ai pu me défendre d'un mouvement de profonde émotion, lorsque j'ai entendu cet homme de cœur terminer le récit de ses angoisses par cette réponse qui le peint tout entier : “ Monsieur, il me semble que j'ai “ supporté ma pauvreté avec assez de dignité, pour “ qu'on ne vienne pas me la reprocher aujourd'hui.”

Et cependant, Messieurs, pendant qu'à la maison la famille était dans la gêne, le père travnillait avec ardeur et sans récompense, pour le triomphe du parti libéral. Et plus tard, lorsque la lutte est engagée, on le trouve partout aux côtés d2 chef, batuilant vaillamment comine un preux pour le succès des iclées qui sont maintenant les siennes. Au milieu de la mêlée, sa voix retentissait au loin comme les accents du clairon qui révoille les courages, élève les cœurs et fait présager la victoire. | . Montrez-moi donc le témoin, non pas un “ chanteur ” désappointé, mais un honnête libéral, qui osera dire que l'honorable M. Tarte n’a pas contribué au triomphe du parti auquel il s'est rallié, et pour lequel il a si couragement combattu ! Vous le chercheriez en vain, Messieurs, ce témoin n'existe pas. Il n’y avait que l'accusé, capable de rendre ce faux témoignage.

Je continue :

“ Les élections arrivaient, il lui fallait un comté, on “ ]é lui fournit et il se fit battre.

“Il lui fallait un ministère, on le lui donna et on “ lui donna un comté par-dessus le marché.”

Deux autres faussetés :

L'honorable M. Tarte n’a jamais exigé de comté, pas

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plus qu’il n'a jamais exigé de portefeuille de ministre. A Beauharnois, il a été faire la guerre à un chef conservateur que personne n'’osait attaquer, et, vous le

savez, Messienrs, peu s’en est fallu qu’il ne revint victorieux.

A Iberville, on n’a pas même tenté de lui faire d'upposition.

Quant à son titre de ministre, vous en connaissez l’histoire : c'est à la demande expresse, je dirai plus, c'est sur les instances de son chef, qu'il a consenti à en assumer la redoutable responsabilité.

“ Voilà l’homme, continue l'article, qui affirme que “ les libéraux lui doivent tout et qui veut les traiter “ en esclaves, qui les insulte, les injurie, les envoie au ‘ diable et prétend tout faire à sa tête.

“ Il rudoie ses bienfaiteurs d’hier, ceux qui l'ont ‘“ aidé de toutes façons dans ses récentes élections. “ Aujourd'hui nous montrons seulement le dessus du “ panier. Demain, nous en laisserons voir le fond.

“ Ce sera édifiant.

Je n’ai rien à répondre à toute cette grossièreté. Je | me contenterai de dire que si tout ce que vous venez | . d'entendre n’est que le dessus du panier, comme on le 1

prétend, je serai curieux d'apprendre ce que la malice ( et la scélératesse pourraient inventer de plus vil et de t plus repoussant sur le compte d’un homme publie. t

Je reprends l'article :

“ Allons, nous devons mettre un terme à cela. Nous “ ne laisserons pas M. Tarte tripoter les places ‘ni les “ contrats; nous ne laisserons pas le parti s'exposer

ce

“ aux scandales qui l'ont ruiné à Québec et qui prélu- “ dent déjà avec plus de juiverie et moins de bonne “ franquette. Pacaud était poli au moins, s'il était # “boodler.” Tarte est ‘“ boodler ” et de plus il est “ grossier.

“ M. Tarte en somme est un vulgaire polisson.”

Messieurs, l'accusé n’a pas apporté une seule preuve pour nous démontrer que l’honorable M. Tarte ait jose tripoté les places ou les contrats.

Il n’a pas établi non plus qu’il ds un “ boodler,” c'est-à-dire un Bleur.

Quand aux injures blessantes que contient cette partie de l’article, elles constituent par elles-mêmes un libelle criminel, puisqu'elles sont une provocation à la violence. Ces paroles ont été insérées dans l’article comme autant d'insultes et d’outrages, qu'aucun plaidoyer de “ justification ” ne saurait excuser. Votre verdict, j'en suis convaincu, Messieurs, aura pour premier résultat de donner à ceux qui veulent attaquer les ministres, c'est-à-dire les représentans de la nation, une leçon de politesse et de,bonnes manières. Quand on est incapable d'attaquer un adversaire ou un ennemi

-sans tremper sa plume dans la boue, on doit s'abstenir

d'écrire, et lorsqu'on a les instincts d’un goujat, on ne doit pas se parer des plumes du paon et se donner le titre de journaliste, dans le but de se faire passer pour un homme tien élevé.

“ Les nominations ubsolument renversantes de con- ‘ servateurs récemment convertis que vient de faire “le gouvernement,” continue l’article, “tandis que ‘ tant de bons libéraux attendent la récompense de

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“leurs légitimes services et l’attendront longtemps, “ puisque M. Tarte semble inscrire sur la porte du ‘“ ministère des Travaux Publics “ No liberal need “apply”, vont, nous l’espérons, ouvrir les yeux des “ chefs et leur montrer la nécessité de mettre un terme “au scandale.

“Il'y a crise dans le parti et M. Tarte en est l’auteur, “ le vrai coupable. Il veut tout, tout, absolument tout.

“ Le pouvoir, c'est lui. Au diable ! les autres.

“ Le parti libéral à Montréal est aujourd’hui com- “ plètement désorganisé par l'œuvr@ de cet homme “ néfaste, et les colères s'amoncellent non pas seule- “ ment contre Tarte, mais contre ceux qui le protége- ‘“ ront et le couvriront.”

Ici, les masques tombent, Messieurs, et dans ces paroles, l’accusé et ses complices ont mis à nu toute leur pensée : “ Des conservateurs ont obtenu des places ;” c'est une manière de dire que des conservateurs ont été maintenus dans les divers emplois qu’ils ‘remplissaient déjà ;—“* No liberal need apply ÿ —“ M. Tarte veut tout, tout, absolument tout ;”’—“ Le pouvoir c'est lui, au diable les autres.”

Avez-vous bien compris ce langage, Messieurs ? C’est le cri de désappointement d’une demi-douzaine de cormorans avides qui s'exhale dans un transport de fureur. C'est le langage de quelques désappointés qui s'étonnent de ce qu'on ne leur a pas encore livré leur part des dépouilles. “Les affaires, c'est l'argent des autres,” disait Robert Macaire. “Le politique, c’est l'argent du peuple,” dit Grenier.

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Thersite est le neveu d’Achilie Péliade; ps, à :

du C’est pour toi qu’on a faiÿ toute cette Iliade, C’est pour toi qu'on livre ces combats inouis.

eed des ... . : C'est pour Monsieur Grenier et ses amis que Dorion, rme Doutre, Laberge, Laflamme ont combattu presque toute leur vie dans les rangs de l'opposition, sans jeu . espoir de récomnense. C'est pour eux que Laurier a out. passé quarante années à foire une lutte de géant. Les grands principes du parti libéral, “l’union des OM - Canadiens,” “les libertés civiles et religieuses,” “l’édumme cation du peuple,” “ le progrès national,” qu'est-ce que eule- tout cela pour eux ? Est-ce que l’on combat pour de Lége- telles balivernes? Ce qu’il leur faut, ce sont les dépouilles de l'ennemi, c'est le butin. Vite, M. Tarte ouvrez les coffres publics, et laissez ces corsaires y 3 ces puiser à pleine main! Et si, par hasard, dans l’accomoute plissement de cette mauvaise action, vous perdez l’esdes time des honnêtes citoyens, consolez-vous, vous serez erva- applaudi par Grenier et la demi-douzaine de requins qu'ils qui l’entourent.

Voulez-vous, Messieurs, une autre preyve de ce que j'avance ? Ecoutez ce que l'accusé disait dans le premiér numéro de son journal, La Libre Parole.

C’est intitulé : |

“ À quand le coup de balai ?”

“ Depuis que le gouvernement est installé, disait-il, “ deux ministres seulement ont osé mettre la main au “ travail d'épuration. Le ministre des travaux publics, “ M. Tarte, a congédié 200 ouvriers inutiles.

“ Le ministre de l’agriculture a annulé les nominac'est “ tions de 150 conservateurs choisis pendant les élec- “ tions, etc.

Mais les destitutions n’allaient pas encore assez

rapidement au gré de Monsieur Grenier. Il lui en faut d’autres et il se demande : “ À quand le coup de balai ? ”

Messieurs, le ministre des travaux publics et le ministre de l’agriculture sont tous deux responsables de leurs actions au parlement et au peuple. Si, pour un motif d'économie, ils ont renvoyé des employés inutiles, le pays doit leur savoir gré de ce qu'ils ont fait. Mais autre chose serait de renvoyer de bons et fidèles serviteurs, pour la seule raison que Grenier et ses amis veulent avoir leur place. L’injustice et la persécution ne sont de mise nulle part; et si Grenier et ses amis attendent qu'on jette sur le pavé de vieux et utiles employés de dix, quinze ou vingt ans de service, pour le seul motif qu'ayant été conservateurs, ils sont demeurés fidèles à leur convictions et à leur conscience, je puis leur dire qu’ils comprennent mal les idées libérales et qu'ils attendront longtemps après le “coup de balai” qu'ils convoitent.

Et ce sont ces gens là qui se donnent le nom de vieux rouges. Eux des vieux rouges... grand Dieu ! Que diraient Dorion, Doutre, Laberge, Laflamme et tous ces vaillants des temps passés qui, pendant des années, ont combattu sans autre espoir que celui de faire prévaloir leurs idées et qui n'ont pu léguer à leurs enfants, pour toutes richesses, que l'honneur d’un nom sans tache et la réputation de patriotes désintéressés, si, pour un moment rappelés à la vie, on leur disait que c’est à la manière de Grenier et de ses amis qu'ils entendaient la politique ? Quelle ne serait pas leur indignation !

1882 Des vieux rouges, Messieurs, je n’en connais pas faut dans le pays, je ne connais que des libéraux. Je sais p de que Grenier et ses amis ont profané ce nom, pour faire * croire qu'il existe une scission dans le parti libéral ; et le mais leurs déclamations ne sont pas à craindre. Le ables grand parti libéral ne s'est nullement ému de leurs pour criailleries, et je puis leur prédire que si, un de ces loyés jours, on les trouve dans le camp de nos adversaires, s ont personne ne s'en étonnera. Ils seront là où tous les ons et vrais libéraux s’attendent à les trouver avant longrenier temps. :

e et la Gre- J'ai encore une ou deux clauses de l'article à exaivé de miner avec vous, et je me hâte de finir: gt ans “ Il importe qu’un remède soit apporté, et immédiaser Va- “ tement.

ns et à “ Le remède et le seul à appliquer consiste à mettre ennent “ dehors M. Tarte, et pour cela il n'y a pas grand ytemps “ chose à faire. M. Tarte est en faillite et n’a jamais “ été relevé de sa faillite. Un banqueroutier peut-il om de « gérer les affaires de Sa Majesté ? ” Dieu !

ime et Ainsi, inutile de régimber, M. Tarte doit démissionint des ner. ©’est Monsieur Grenier qui l’a décidé, cu sinon . elui de c'est lui qui va se charger de l’expulser. léguer Tout cela n’est que ridicule, mais voici ce qui est pnneur est plus grave : 4 désin- On accuse M. Tarte d'être un banqgueroutier : or, in leur M Messieurs, ce mot de banqueroutier comporte un sens 8 amis injurieux et infamant. Il signifie que M. Tarte a fait | une faillite frauduleuse, qu’il a volé ses créanciers.

ait pas

: Où est la preuve de cela ? On n'a pas même tenté

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de faire entendre un seul témoin pour établir une accusation aussi grave.

J'arrive à la dernière clause et, dans mon opinion, la plus odieuse de toutes.

“ Et s'il fallait une autre raison,” continue l’article, “ voici une lettre que l’on nous communique et qui “ montre bien que l'ère du “ boodlage ” a commencé “ dans le ministère des travaux publics Nous en “publions le texte en supprimant le nom du signa- “ taire et celui du destinataire, mais nous avons la “ lettre en poche, et nous les ferons connaître s'il le

“ faut :

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