‹ Affaire de W.A. Grenier, propriétaire du journal "La libre parole", accusé de libelle par l'Honorable J. Israel Tarte, ministre des Travaux publics [microforme]Chapitre 6 sur 21 · PART | QE · texte numérisé non relu

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férence à ses contradicteurs, lorsqu'il affirme qu'à cette date, il lui était dû 8800 par le journal Le Soir,” ou bien M. Brodeur et M. Bergevin qui, tous deux, jurent qu'à la même date il ne lui était rien dû du tout ? Mais allons plus loin, Messieurs, et admettons pour le moment que l'accusé avait alors une réclamation probable, non pus au montant de $800, mais pour la somme de $200 contre MM. Brodeur et Choquette, les propriétaires du journal Le Soir. Grenier se rend à Ottawa et obtient une entrevue avec le ministre, D'après sa version, qu'était-il allé faire là? ‘“J’allais, dit-il, pour demander au ministre des Travaux Publics de me payer cette réclamation de deux cents dollars que j'avais contre MM. Brodeur et Choquette” Vraiment ! Mais pourquoi s'adresser au ministre pour une semblable affaire ? Depuis quand les ministres sontils tenus de payer les dettes des propriétaires de journaux qui professent les mêmes idées qu'eux ? Comment! M. Grenier,vous saviez que l'honorable M. Tarte n'avait jamais rien eu à faire ni de près ni de loin avec ce journal Le Soir, et vous allez lui demander deux cents dollars qu’il ne vous doit pas; et vous le menacez, lorsqu'il refuse de vous les donner! “Il va lui arriver malheur,” dites-vous ! Et un peu plus tard, parce que le ministre a persisté dans son refus, vous faites écrire et vous publiez sur son compte un article qui le dénonge comme un voleur, un homme vendu, sans principes, sans cœur et sans honneur, et vous trouvez que ce n’est pas du “chantage,” cela? Ah! permettez-moi de vous le dire, si c'est là votre manière d'agir à vous, et si après de tels actes, vous persistez à vous appeler un honnête homme ; prenez-en ma parole :

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