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jamais, au grand jamais, votre langage ne sera compris par ceux qui sont réellement des honnêtes gens.
Evidemment, cet homme a la main malheureuse quand il veut faire le bien.
Continuons le récit de l'accusé.
Malgré ses menaces, l'argent ne vient pas, et il retourne à Ottawa trois semaines plus tard. Le ministre refuse de le voir. L’accusé le poursuit toute la journée, et à la fin, fatigué de sa persistance, l’honorable M. Tarte finit par lui dire : “ Laissez-moi tranquille” Grenier affirme qu'il a ajouté : “ Allez au diable.” M. Tarte jure positivement qu'il ne s’est pas servi de ce langage. Lequel des deux devons-nous croire sur ce point? L’honorable M. Tarte est corroboré par M. Arthur Deschône, député de l’Islet qui, en ce moment, était à ses côtés. La persistance de Grenier à pourchasser M. Tarte a frappé l'esprit de M. Deschêne qui en a fait l'observation à M. Tarte : “ Qu'est-ce qu'il veut donc, cet homme-là ?” lui demanda M. Deschênes. M. Tarte lui répondit: “ Il veut avoir de l'argent.”
Grenier revient à Montréal sans argent, et furieux de voi:'ses plans de “ chantage” et d'escroquerie s’écrouier.
C’est alors qu’ii songe pour la première fois à faire écrire et à publier l’article incriminé.
À mon retour, dit-il, j'ai fait une enquête sur la vie de M. Tarte, et l'article de la Libre Parole contient le résultat de mes découvertes.
Vous vous rappelez, Messieurs, l’interrogatoire auquel il a été soumis par moi, en votre présence :
Q.—“" Vous étiez furieux de ce que M. Tarte avait “ refusé de vous recevoir ?
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