‹ Affaire des tanneries [microforme]Chapitre 2 sur 3 · M. ANGERS.—M · texte numérisé non relu

M. ANGERS.—M

sion invonvenaute. (Cris à droite, à l’ordre, à l'ordre.)

M. l'ORATEUR.—Le député de | Shefford s’est servi d’une expression qui n’est pas parlementaire, il doit la retirer.

L'HON. LAFRAMBOISE.- L'expression n'est peut-êlre pas parlementaire, M. l'Orateur, mais trouvez moi nn mot qui soit parlementaire et qui signifie la même chose.

(Nouveaux cris à l'ordre, à l’orudre.j |

M. ANGERS.—L'hon. Député de Shefford quoique rappeié à l’ordre par vous, M. l'Oraisur, n'a pas encote retiré l'expression inconvenante dont 1l s'est servi. Je regrette pour lui, puisqu’rl ne le regrette pas lui-

ou u'il se soit oublié à ce point | , L

t je regrette surtout qu'il ignore cu il est bien plus diguë d'un gen tilhomme d'avouer sou tort que de

refuser une apologie qu' est dûe. |

Mais puisque l'expression est adressée à moi seul, je puis dire que liujure qu’elle comporte, ne n'a pas atteint et a passé sons mes picds Puisqu'un des ainés de celte chambre refuse,dans la discussion,de dou-

ner l’exemple de la modération et |

de la bienséance, c'est donc aux jeunes membres, comime moi, à lui donner cet enseignement, et avant de m’asseoir je crois devoir dire que dans ie cours de cette discussion je ne crois pas avoir enfreint les règles qui nous régissent; cette chambre

aurait su de suite me rappeler à | l'ordre, et je n’ai point subi cette |

LAFRAMBOISÉ.— |

l'Orateur, j'at- | tire votre attention sur cette expres- |

LE

| disgrâce, (L'Orateur reprend son | siége au milieu des applaudisse- | ments de la droi'e.)

| Hox. M. LAFRAMBOISE--Je n'ai | point compris les paroles de J'Hon.

Solliciteur - Général, J'ai cru qu'il voulait QU aux membres de l'of- | position. AM.l'Orateur, je vous de | mande pardon, si je me suis servi d'une expression blessante.

L'Hon. M. CHAPLEAU —Le dépu- | té de Shefford dait faire une retr:c | tation en enticr et demander pardon | à celui qu'il a insullé; je soulève la question d'ordre.

M. L'ORATEUR—Aucune expres- | sion qui n'est pas parlementaire ne | doit être prononcée daus cette cham-

bre, le député de Shefford doit reti- Lrer expression dont il s'est servi, | Hox. M LAFRAMBOISE-—Je | croyais l'avoir l'avoir retirée. Je la

retire, M. M'Orateur, et vous demande pardon, ainsi qu'aux membres de cette chambre.

L'on, AM, Ouimet, M. L'OnaTeunr.

La motion qui s9 trouve devant le fauteuil à pour objet de réveiler | devaut cette chambre la question que Fou aurait pu croire éteinte, de la trop fameuses affaire des Tanneries, Porsonne ne peut être dupe des motifsqui antinentie Député de Lot- | biuière qui s'est fait l’auteur de cette singulière ct inopportune motion.

| En sot, ce que l’on demande peut | paraître auo lin où inoffensif, mais, jqui counait l'esprit prétendu che-

valeresque du Député de Lotbinière, | ne se laisse point prendre par de tels | subterfuges. (Appl.) En effet, croiton qu'il peutètre sérieux dans sa : demande, après les explications clai- | res et lovaies de notre Hon. Procureur-Général ? Celuicia fait connaître à la Chambre, ce qui à eu lieu à l’occasion des cha igements, modifications, additions on amendements au proj:t de dé laration dans la cause à laqu-1le réfère la motion, Il nous a dit que ces changem:nts ou amen-

demei princi de l'a a relr' consid mais t allégu Génér Cham la letti qui co:

cuue d néral, ractèro porte |.

lenten lui ren demart tion po:

Procur la Cha qu'il ac de décl peut co que dun la Chan voie au veut voi Ministre ce proje cette alf Wa Cru Cupait à arpenils quarante Ue quel parti COr ce parti qui étaie river à f des hon servi Ce patriotsr Monsieui quelques né le Dé parti, di Tannerie M. MAI paté n'es peut ji: np puté de 1.

M. OUI J'ai bien l'Hon, Dé

dements n'alléraient point les motifs principaux qui constitutaient la base de l’action ; ou à ajouté, a t-il dit, on a retranche où atmendé ce qui a été considéré être l'intérèt de la cause, mais tout cela n'avait pas trait aux allégués principaux. Le Procureur- Général à bien voulu fournir à la Chambre, quoiqu'il n’y fut pus tenu, la lettre de son substitut M. Ritchie qui corrobore sans déguisem: ntcha cune des paroles du Procureur-Général, Tous admettent que le caractère d'houvrabilité de celui-ci, porte la conviction chez ceux qui entendent, le Député de Lotbinière lui rend hommage ; et, cependant il demande à Loir le projet de déclaration pour s'assurer si réellemer! ie Procureur Général n’a pas trompé la Chambre dans les explications qu'il a dounées concernant ce projet de déclaration, Ce genre d'indignité peut convenir à l'esprit chevaleresque du Député de Lotbinière, mais la Chambre ne le suivra pas dans une voie aussi malveillante. (Appl) On veut voir, sans doute si les anciens Ministres ont été vilipandés dans ce projet de déclaranon, Dans toute cette aire des Fanueries, personne wa cru sérieusement que 1 ou S’0c cupait avec tant d’anxiéte des vingt arpeuts de terre des Tanneries ou des quarante arpents de la ferme Leduc.

Ce que l'on voulait c'était de briser le paru conservateur, c'était d'affaibir ce parti en attaquant les forces vives qui étaient son soutien, c'était d'arriver à faire descendre du pouvoir des hommes qui avaient toujours servi Ce parii avec dévouement et patriousme, (App prolongés.) Voilà, Monsieur, quels sout les motifs où quelques uns des motifs qui ont auiné le Député de Lotbinière et son parti, dans toute celte alfaire des Tanneries.

M. MARCHAND.—L'honorable dépaté n’est pas dans l’ordre, car, il ne peut inputer de motifs à l'Hon. Dé puté de Lotbinière,

M. OUIMET.— Ah ! je n'ai pas fini !

j'ai bieu d'autres moufs à imputer à

l'Hon. Député de Lotbinière et je ne

me gèénerai en aucune manière ; j'ai bien d’autres motifs à Ini imputer.

J'aurai même quelque chose à dire au Député de St Jean, ce que je n'aurais pas fait s'il n’eut point secondé et parlé sur la motion: je lui dirai ma façon de penser à lui, l’un des “ H:ros de l'affaire du canal” ; qu'il prenne patience il ne perd rien pour attendre.(Appi )

Personne, Monsieur, n’est dupe du motif qui fait agir le Député de Lotbinièce, Cé n'est pas l'intérêt public qui l'anime, Ge n'est pas pour remettre L4 province en possession d’un terrain dont il nous a tant parlé et dont on a tant parlé dans la public. 21 obéit, il a reçu le mot d'urdre de M. Holton, celui qui dé Clarait dansla Chambre Fédérale à Ottawa, que la Législature de Québec était moribonde et déshonorée.

(Ecoutez.)

Il voulait parler sans doute du temps qu’il y occupait va siège, c'est pour complaire à M Holton qu'ils’est mis dans une impasse en pretendant que la déclaration qui nous occupe, contenait dans son projet des allégués essentiels contre les anciens ministres, mais que le Procureur.

Général avait rayé d'un trait de plu.

me ces allégués là, On s’est demandé tout d’abord si M. Hollonu avait surpris £es grands secrets de quelqu'un qui à P’habitude de les surprendre à travers les trous de serrure (ap.) ou si bien c'est au moyen de lestres volées que ce monsieur, (qui s'y connait) est parvenu à faire ces grandes révélations. N'imporie, le Député de Lotbinière n’a pas hésité. Habit tué dépuis 8 aus à couduire sou parti à la défaite, dans cette Chambre, il n’a pas craint de lui faire subir une nouvelle humiliatirn.(Ecoutez.)

Ne devaitl pas laisser dormir dans l'oubli, cett, affaire contre laquelle sont vziues se briser tant de convoitises et d’espérances déçues !

Il est vrai, Mousieur, que lorsque

j'avais l'honneur d’être Le chef du

Gouvernement, parceque

ju dû

résiguer,

j'étais abandonné par

plusieurs de mes collègues qui ont Jaissé un navire que Îles vagues de la tourmente politi-|

que n'agitaient point et qni vo-

| guail avec orgneil, soutenu qu'il l'é- |

tait par l'opinion publique ; il est vrai que plusieurs de mes amis poli tiques se sont inconsidérément laissés éblouir au grand mot de vertu et d'honnêteté politique, proné avec grand bruit pir uue certaine classe de charlatans politiques ! Ils se sont laissés effraver par les accusations de fraude et de corruption que l'on attribuait si gratuitement aux anciens ministres. Pour moi, Monsieur, Je n'ai pas hésité, je suis resté sur le navire aussi longtemps que j'ai pu garder avec moi, pou: maider, ceux de mes collègues qui ont généreuse- 1'ent attaché leur fortune à la mienne. Je savais, Monsieur, que ceux que J'avais appelés pour m'aider à diriger le gouvernement de PEtat étaient des hommes honorables et qu'aucun d'eux ne pouvait se rendre coupables et participer à un acte de fraude ou de corruption.

Si J'avais pensé que quelques-uns de nes collegues avaient pu se rendie coupables d'aucun des acies qui ont élé reprochés, ou si J'avais été moimême assez oublieux de mes devoirs pour me rendre ccupable ou participer à aucun acte de fraude ou de corruption, j'aurais bravé l'orage, j'aurais risqué l'avenir de mon parti et je l'aurais exposé à passer entre les mains de mes ennemis politiques que je combattais depuis que je suis en politique (grds ap.). Ma conduite à été toute différente.]j ai fait générenserment le sacrifice de mes propresin térêts et de ia haute position que j'occupais en faveur de mou parti, Continuant par là, la chaine de sacrifi ces que tout bon partisan doit savoi” faire et que j'ai faits pour maintenir les principes que j'aitoujours professés, et, cela pour ie bénefice de mon parti (ap.).Je'ne le regrette pas. Au début de l'affaire des Tanneries comme pendant l'enquête qui a eu iieu sur cette affaire à la dernièr:: session, pendant les élections générales qui

viennent de se terminer, et dans tout Le cours du procès qui a été jugé le 30 d'octobre dernier et dont jai suivi toutes les phases et les in.

cidents, j'ai marché la tête haute, Le rapport du comité à la dernière session, le résultat des élections gé.

nérales et enfin Je jugement lavent dé toute accusation ou imputation de fraude ou de corruption la ministère Ouimet, (An.)

Le comité, dans son rapport ne porte aucune condamnation contre les ex-ministres : la preuve devant ce comité a été une preuve aussi jinquisitive qu'il $tait possible de la faire ; on est enwé dans des détails qui ne pouvaient jamais être autorisés devant une cour de Justice : des objections furent faites à plusieurs questions qui étaient de nature à compromettre le caractère,la réputation où l'honneur de certaines persounes ; on a cherché et l'on est entré dans le détail d’affaires privées, préjudiciables à ceux qui en étaient l’objet, mais invariablement le Comité renvayait les objections. On a essayé ou tenté de faire semblables preuves, dans le procès à Montréal, mais comme je le savais bien, la cour à repoussé d’anssi compromettantes prétentions. Il est heureux de voir,onsieur,que #ex-ministère par le jugement du 30 octobre est maintenu dans toutes ses prétentions : en effet le jugement constate que le ministère faisait l'échango pour faciliter aux deux dénominations religieuses à Montréal et donner à chacune un terrain suffisant pour ériger un hôpital de variolés ; le terrain choisi par le gouvernement (la ferme Leduc) est déclaré être un terrain plus propice, plus convenabie pour de tels hopitaux, que le terrain des Tanneries, et en fin la preuve établit que le terrain Leduc, reçu en échange par le gou vernemeut, a une valeur plus consi dérable que celui des Tanneries.

Voilà, M. ce que le jugement établit et voila ce qui ne fait plus doute däns l'esprit des personnes loyaies et Jésintéressées, (Ap)

d'a tem pou tuer fair étail le p pron n’av vern tre | fait | voqu Mini blée affai; deux mier Chan batta:

etil vers s gran.

Louis ] Se plai

tre n’a etqu'i tre el ne les l'on s nora! | cheva etac de Lo clos de de Lo blée s aété] discou de sigr de Bo Minist lui dis gouve chaud une m:

cheval tons, q etil an ami le vérité

dans é judont 8 intaute.

nière 13 géavent ation ninis-

rt ne ‘ontre ant ce si jinde la détails autoriae: des sieurs ture à réputa- > perest enrivées, étaient nt le ns. On blables pntréal, ien, la :omproeureux iuistèrs obre est prétenonstate échango 20minaet donsuffisant ariolés ; buvernedéclaré ce, plus opitaux, S, et ell terrain le gou us consi nneries.

t établit us doute s Joyaies

L'action fut intentée dans le mois d'avril dernier. Je suis allé dans ve temps-là au bureau du Proë. Gén.

pour le supplier instamment d'instituer cette action au plus tôt et de le faire avant les élections. Mon but était de meltr: tous les faits devant le peuple afin que celuici put se prononcer sur cette grave affaire. Je n'avais rien à cacher et mon gouvernement était anxieux de connai tre le verdict populaire. Mais que fait le député de Lotbinière ? Il provoque notre Honorable Premier Ministre à le rencontrer en assemblée publique pour y discuter des affaires politiques et du mérite des deux partis. IÎla vu, ditil,le Premier Ministre dans les galeries de la Chambre, contemplant de là les combattants, daus l'arène parlementaire etil emprunte au poûte les deux vers suivants qui se rapportent au grand roi :

Louis les animant du feu de son courage, So plaint de sa grandeur qui l’attache au ri-

[vage.

A-t-il cru que le Premier-Minis tre n’accepterail pas celle proposition etqu'il aurait cette défaillance à mettre en regard de sa vaillance je ne le sais, et on l’ignore mais ce nue l'on sait bien, c'est que notre Honora:le Premier Ministre, en preux chevalier qu’il est, a acc-pté le défi et a choisi Ste Croix, dans le comté de Lotbinière, pour être le champ clos de cette rencontre. Te Député de Lotbinière a entretenu l’assemblée sur l'affaire des Tanneries qui a été le sujet des trois quarts de son discours. N'oublions pas en passant de signaler, qu'après avoir invité M.

de Boucherville, comme Premier.

Ministre, il l’insulte dès le début en lui disant que ce n’est pas lui qui gouverne mais qu’il tient la place chaude pour les ex-ministres ; c'est une manière à lui de faire valoir la chevalerie. Il répète sur tous les tons, que je suis un grand coupable etil annonce à l'assemblée que mon ami le Député de Terrebonne, à la vérité n’est pas coupable, mais qu’il

devrait l'être. Le député de Lotbi- | nière a vu partout des con:pira- | teurs sans conspiration, et il s'écrie, conservant toujours son rôle de chevalier. (Ecoutez) que le Dépuié de Terreboune s'il n’était pas un conspirateur aurait dû en être un, et cest ainsi que le àépulé de lotbinière promèna son éloquence de comté en comté.

M'est avis que s'il eut cultivé, ou plutôt honoré son comté «e sa présence, il n'aurait pas eu l’humilialion re ne recruter sa majorité que chez ses censitaires..……. désintires sés. Il se rend dans ic tointé de Montmagny et ses foudres d'éloqueuces donnent le magnifique résultat d'ajouter un noble champion de plus au parti conservateur.

Ces succès sont de mème nature dans le comté de l'Islet.Ii se rend mème dans le comté de Bellechasse.

C’est là que dans ce comté tout frémissant sous l’éloquence du député de Lotbinière, éloquence dont les échos vibrent encore, dans chaque concession du comté, c’est là dis je, que le parti conservateur vient de remporter une de ses plus belles victoires, à la honte du parti hoéral que les électeurs viennent de chasser ignominieusement du comté, grâce aux efforts de tous les amis conservateurs, en particulier de mon Ho norable ami le Député actuel de Bel.

lechasse, dans cette Chambre. (Applaudissement) Ah! Monsieur ! st on avait pu ouvrir ce comté à coups de hache comme ou l’a fait du

Palais de Cristal, à Montréal, un personnage important eut

ajouté un fleuron de plus àsa couronne de jurisconsulte. (Appl)

Le sort et le ban seus des élec.

teurs en a décidé autrement, N'’oublions pas loutefois que cet ex-ministre de la justice, en récompense d’un tel service et pour signaler à jamais le précédent judiciaire qui fait tant d'honneur à ses connaissances légales, s’est placé lui-même (salaire compris) à la Cour Suprème, dans un ravg suprême.

Les places, oui les places, voilà

touse la question politique qui agite et remue le parti libéral et encore

si on les distribuait en récompense !

des mérites, ou dans pays où da la patrie, on ne pourrait trop y trouver à redire, mais non, on déclare invariaiement que M.

un tel est nommé juge que M, un tel est nommé à telle autre place dans l'intérét du parti. Au scaudale de cette innombrable distribution de places on ajoute celui plus désolant du mouf qui les fait donner.

Le résultat des élections générales a donc été favorable au parti conservateur et malgré tout ce que l’on en a dit, l'éloquence du Dep.de Lotbinière comprise, la victoire a été complète sur toute la ligne. Pour

moi, Monsieur, ie suis allé comine ; u : partez, allez opposer M, Cha.

les autres, subir l’éprenve éleclo rale, Je suis parti seul, Je n'ai voulu déranger ancun de mes amis.

Confiant dans la cause que j'avais à défendre, connaissant l'esprit de justice de mes constituants, je mé disais que les clameurs n'avaient pu les atteindre, je savais qu'iis croiraient à ma parol: et à mes explications, car depuis au delà de 8 ans que je les représente et depuis plus de 25 ans qu’il me counaissent, ils étaient convaincus que j'étais incapuble de commettre nn aste malhonnête. Je leur ai fait connaître tous les détails de cette affaire, je la leur ai exposé sur toutes ses faces.

Je les ai mis au courant de tout ce qui s'était fait et de tout ce quisest commis. Eh bien! Monsieur, Je n'ai pas rencontré, dirs tout :e parcours de mon comté une seule voix dissidente, pas ui reproche ne m'a été fait, pas une explication ne wa été demandée,pourtant Ic comté sortait d’une lutte électorale extrèmement vive, entre M. Glopenski et M.

Prevost. J'ai oui dire que l’on avait engagé quelqu’uu à m’opposer, mais je le dis à la louange de tous mes électeurs inuistinctement,que pas un n’a consenti à veni: mettre de l'embarras dans mon chemin. Qu'ils reçgoivent ici de nouveau, l'expression de toute ma gratitude et mes remer-

l'intérèt du |

ciments les plus sincères pour celle acte de loyauté et de générosité à ion égard, Cependant, Monsieur, je n'ai pas le bonheur d'avoir des seigneuries dans le Comté des Deux Montagnes, d’avoir comme d’autres, l'avantage de pouvoir compter sur le vote où l'influence désintéressés de mes censitaires. (Appl.)et il est bien entendu que je ne pouvais trouver dans mon parti aucun homme d’une éloquence aussi eutrainante que celle du Dép. de Loibinière !! Que se passe-t-il ailleurs: nous voyous que mou [on. ami le Dep. de Terre.

bonne est él: dans son comté et il obtient la plus grande majorité qui ait été donnée dans les dernières élsctions. On lui avait pourtant ‘onné un adversaire auquel ou avait

pliau; vous serez battu, nous le savous et vous le savez, et pour ré.

compense on vous enverri an Pénitencier pour la vie. {Appi) Il y est, Monsieur, mais il faut dire que c'est comme gouverneur de cote institution. Les électeurs dans le comté de Terrebonne n'ont pas dit, à M. Chapleau, si vous n'êtes pas conspirateur, vous auriez dù l'être, ou, c'est vrai que vous n'êtes pas coupable, mais vous devriez l'être; comme les électeurs des Deux Montagnes,ils ont acclamé leur candidat ettraté la'faire des Tanneries, comme une odieuse calomnie, montée par ceux qi avaient intérèt à détruire ou à affaiblir le parti conservateur,

Dans le Comté de l’Assomption où réside mon ex-coliègue, M. Ar champbault, on y a fait la lutte entièrement contre lui et sur laffaire des Tanneries. [on sait, Mousieur, que mou ami, M. Archambault, a été accusé de toutes espèces de choses et de toutes sortes de méfaits, et j'emprunte pour l'occasion la moitié de la comparaison dont se servait devaut cette chambre le Député de Lotbinière ; on a pris l'étrille pour la passer de toutes les manières sur le dos de mon ami M. Archambault sans Jamais y ajout:r la brosse : On l'a vilipendé à cœur joie, et néan-

poui la 8c tism M.

sais, qu'il de f frauc affair dire, jugée sent pour que aïqui LAS ( comn porte

conire quemn

celle té à 1r, je , sei- Deux 1tres, sur és de bien Juvel d'une que Que oyous lerreet il êé qui nières urtant avait , Cha:

le saur ré.

Déni y esl, 1e c'est nstitunté de | Chanspira- 1, c’est ipable, me les ils ont té l’'ae une Lr ceux > ou à mption M. Ar tte enl'affaire usieur, lt, a été choses aits, et moitié vait deuté de e pour ssur Le mbault Ou néAn-

moins mou Hon. ami le Député de l’Assomption à été réélu à ne ma jorité plus considérable que n'en a pas donnée le comté depuis au-delà de 30 ans. (Appl.)

Dans le comté de Champlain où | l'on a an:si agilé cette question des |

Tanneries, ve comté a envoyé ici pour le représenter un homme dont la science est connue et d'un patriotisme éprouvé.

Malgré tous ces témoignages, Je sais, comme le député de Mégantic, qu'il sera difficile sinou impossible de faire taire ceux qui croient à la fraude ou à la collusion dans cette affaire. A ceux-là il 1" arien à dire, qu'ils restent dans icurs pré jugés. Mais pour ceux qui conrratssent ce que valent les pour qui les témoignages sont quel. que chose de concluant, Il reste aïquis que le Minisère Ouimet est lavé de toute tache eu qu'aujourd'hui comme avaut, moi, deur chef, je puis porter la tête haute, (gr. ap)Notre posiüon, Monsieur, a eté bien pénible et je sais que celle de mes honora.

bles amis du ministère actuel, l’a êlé également, de reconnais qu'ils se sont trouvés dans de graves embarras et je leur en tieus bou compte, Je les ai soutenus dernière ession, malgre bien des récrimitias0ns que j'auris pu faire, mais dans l'intérèt du pays tout, et tant que je les croirai dans | la bonne voie, ju les souliendrui. | (Vifs appl.)

On à parlé d'un appel du juge ment, si cela avait lieu, je croirais | que le seul motif est de nous tenir devant le public et de nous faire du tort, ‘Telle est ma pensée je Lx pro clame hautement.

lovalement à la!

avant |

preuves et |

| ais l'Hon.

| de St.

ces honorables messieurs moduler | dune voix presque

| | de la motion que vous avez en mains.

il partage comme tel toute la responsabulité de ces actes, 4 même que tous lesiministres sont solidaires de leurs actes passés en Conseil, et l’'Hon, Député aurait dû être le dernier dans cette chambre à parler d'une affaire que son parti a calom.

nieusement représentée comme fraudulouse, Qu'il se le tienne pour dit :

| le stigmate estineffaçable, pourtant Je dois lui donner le bénéfice de sa réélection.

Voilà, Monsicur, les quelques re-

marque ÿ que j'avais à faire à propos

Si j'ai porté des coups un peu rudes | on me les parlonnera en pensant à’ tous los déboires que l'on nva fait éprouver, J'ai été longtemps sur la’ défensive et j'a ‘üaint nant le : droit do prendre l'off sive.

| La Provideuce etie peuple nous ont complètement justitiés (appl.

prolongés.]

L'Houoraubls Membre est chaude:

ment félicite par un grand nombre de députés. M. Joly et ses quelques amis, moins M. Bachand, outlaf gure allcngée de quelques suisses qui auralènt croqué des noisettes sans y trouver d'amandes.

Uu vrai tableau !

L'Hon. M. Chapleau., M. L'ORaTEUR,

Lorsque, cette après-midi,j'entendéputé de Lotbinière proposer s4 motion, secondé dans ce nouvel effort par l’Hon. député Jean; lorsque jentendais

attendrissante, humble demande qu'ils faisaient

Maintenant, Monsieur, mande pourquoi le Député de St

je me de- | à cette chambre de mettre sous leurs

yeux quelques-unes des pièces de

Jean, est intervenu dans le présent | ce long procès qu'ils s'étaient donné

débat. Il aurait dû ne pas oublier qu'il est un des demandeurs dans là fameuse cause de Jetté et autres contre McNaughton. Il est conséquemment un des pufe;s Au canal.

‘oùs ces demandeurs sont Convaincus de fraude dans cette affaire et

tant de peine à intenter ; lorique, surtout j'entendais l'hou. Chef de l'Opposition supplier ie gouverne:

meut de lui dire at moins, si 0m lui refusait les documents qu’il demande, quelles chances de succès l'en

pourrait avoir en portant devant un

sm 10 =

nouveau tribunal l'instruction de ce | rocès dont le résultat a été si maleureux pour lui; je croyais entendre une répétition de ce cantique célèbre que les Ecritures nous ont transmis : ‘* Super flumina Basylenis

“ glie sedimus et flevimus, cum rreor- ;

“€ daremur Sion : ” et je traduisais sans peine ce chant poétique par ces mots qui semblaient s'échapper ins tinctivement de la bouche des ho norables députés :

‘“ Assis sur les bord; d’un fleuve, “ retenu dans son cours par un mur “ de revêtement et de nombreuses ‘ écluses, nous sommes assis et nous “ pleurons ; nous pleurons en pen- “ gant aux trésors qu? Ce nouveau ‘ Pactole devait charrier pour nous ; “et dans rotre désespoir, voyant ‘“ nos espérances renversées par une “ main cruelle, nous nous cherchons “ des compagnons d'infortune. ”

Car, il n’y a pas à se faire d'illusion, M. l'Orateur, la motion de l’'hon. député est trop transparente pour tromper les yeux les moins exercés. Le b:: que s'est proposé le chef de l'opposition n’est pas tant d’avoir les documents qu’il demande que de trouver une occasion de satisfaire ses ressentiments politiques contre les membres de l’ancien gou.

vernement, et tenter de venger ses amis de leur cruel désappointement dans la fin malheureuse de la fameuse transaction du Canal.

Je ne ferai pas à l’hon. député l'injure de supposer qu’il soit tout à fait sérieux en demandaut les deux premiers documents que mentionne sa proposition. Ceux qui connaissent les principes les plus élémentaires du droit coustitutionnel, savent que c'est un des priviléges des officiers

2 loi de la Couronne de garder secrètes les sources des conseils qu'ils donnent à Sa Majesté, que les rapports mèmes qu'ils font comme base des Ordres ea conseil que le gouver-

nement fait exécuter, sont tenus secrets, à moins que Sa Majesté ou ses représentants ne donnent une auto.

risation spéciale de les rendre publics. A plus forte raison serait-il

ridicule de prétendre que ces notes et projets de rapports 6u de consultations seulement ébauchés,puissent faire l’objet d’une demande de leur production devant un Parlement,

Cependant, l’on doit se réjouir du progrès sensible qui parait se manifester chez nos adversaires dans leurs procédés pour arriver à la connaissance des actes du gouvernement ou de ses membres. L’hon.

député a bien fait de se hâter de demander ces papiers devant la chambre pour que l’on se hâte de les produire ici. Il à prévenu par là de nouveaux exploits de la part de ses amis qui naguère encore épiaient aux portes, corrompaient les employés, fouillaient les tiroirs et volaient les lettres. Mais pour s'être amélioré comme procédés, on est forcé d’avouer que comme science on n'a guère fait de progrès. La mo!ion en question ne comporte telie pas en effet la violation la plus flagrante des secrets d'office, de ce qu’on est convenu d’appeler ‘commuuication privilégiée ” entre l’avocat et son client. Ce qu'on demande n'est en effet que la divulgation des consultations professionnelles privées entre les officiers en loi de La Couronne, demandeurs dau: une cause, et MM. Ritchie et Loranger, leurs avocats.

Cette motion est une insulte jetée à la face de ces messieurs, car cette demande ne peut avoir sa raisou d’être que dans la supposition injurieus2 que le procureur - général et le solliciteur - général, cédant à des influences perverses auraient failli à leur devoir. Ce serait les accuser d’avoir désobéi à l’ordre que leur avait donné la chambre, à la fin de la session dernière, en ne prenant pas les mesures nécassaires pour intenter une poursuite convenable pour le recouvrement de la propriété qu’on voulait revendiquer.

Ue serait accuser les avocals appelés à formuler devant le tribunal, la poursuite en question, d’avoir eu, eux aussi, la faiblesse criminelle de laisser mutiler la déclaration qu’ils

ava an.

clie MM mer con dan den aux cier dem supr poui plus répé sessi dans Chu inco!

c’est a fai la po buna prodi nous nier nier, lon d traire clara suffs.

ôté ai lusior suiva donc carré sur cé saliot et qu’ Mai teur, souci Ines nents insint on tr près, tions ou 54 pourv encor( vaine( Lor ment, quin

dans conernes'hon.

on est cience de. La orteta plus de ca com- » l'avomande [ou des S prii de la : une anger,

e jetée ur cette raisou n injuzénéral cédant $ aue serait l’ordre abre, à en ne 2ssaires conveit de la diquer.

appelés nal, la oir eu, elle de a qu’ils

re a à

avaient préparée dans cette cause, au détriment des intérêts de leur client. De deux choses l’une, ou MM. Ritchie et Loranger ont lâchement sacrifié leur devoir et leur conscience professionnelle, en rendant incomplète et insuffisante leur demande en cour, cédant, en cela, aux suggestions coupables des off.

ciers en loi de la Couronne, ou la demande du chef de l'opposition est suprèmement ridicule. En effet, pourquoi celte motion, si l’on n’a plus le courage de dire ce que Po:

répétait au commencement de la session : savoir, que la déclaration dans la cause du Procureur-Général Church vs. J. R. Middlemiss était incomplète et insuffisante, et que c’est grâce à la mutilation que lon a fait subir à cette déclaüon, que la poursuite a été rejetée par le tribunal, Si la déclaration, telle que produite en cour,est suffisante à quoi nous sert d'aller fureter dansle panier de l’avoc”!, la hotte du chiffon:

nier, pou: retrouver un brouillon désormais inutile? Si au contraire on prétend que celle déclaration est incomplète et insuffisante, si l’on croit qu'elie a été ainsi rendue iusufisante par collusion entre les accusés et le pour. suivant dans la cause, qu’on le dise donc franchement, qu'on demande carrément l'opinion de la chambre sur Ce point, qu’on porte cette accu sation coutre le ministre coupable et qu’on l'appelle à se défendre.

Mais non, vous verrez, M. l’Ora teur, que si d’un côté on n'a guère souci de la réputation «’hommes honorables autant qu'éminents dans leur profession, en insinuant une infamie contre eux, on trouvera moyen, l'instant d’après, de leur faire des protestations de confiance et de respect,

ou se courbera devant eur avis, pourvu que cela serve à persécuter encore les hommes qu’on x jusqu'ici vainement essayé de renverser, Lorsqu’à l'ouverture de ce Parlemenñt, le général du mine bataillon qui nous fait face, lançait ses pre

miers boulets dans notre camp, on remarqua, Comme une de ses premières pièces d'attaque, cette accusation le négligence ou de faiblesse coupal le portée contre le procureurgénéra dans cette affaire. On se demandait alors si les complices des héros du l'acifique n'avaient pas continué leur œuvre avilissante de corruption, de subornation. Après tout, il n'y aurait pas eu tant à s'étonner; autant vaut suborner et corrompre uu chiffonnier et voler un projet d’acte que de corrompre un clerc d'étude, séduire un gardien et voior des télégrammes. Pour des gens habitués à regarder aux serrures, À enfoncer des pupitres, à dévaliser des bureaux, la besogne n’était ni nouvelle, ni difficile

Le Procureur-Général répondit, par une dénégation énergique,à cette at laque iajurieuse de la part du chef de l'opposition. Sur l'honneur de sa parole comme Procureur-Général et aviseur de Sa Majesté, il déclara devant cette chambre, qu'il n'avait rien fait de ce que comportait l’accusation en queslion ; qu'il avait fait son devoir et tout son devoir, Malgré qu'il w’y fût pas obligé, voulant prévenir tout soupcon et tout doute, il produisit une lettre de M.

Ritchie, l'avocat dans poursuite en question, lettre écrite avant que le jugement ne fat rendu. Dans cette lettre ce monsieur affirmait jui aussi, sur l'honneur, qu'il n'avait fait ni laissé faire par qui que ce soit, aucun changement matériel dans la demande ou déclaration dans cette cause, et qu'il m'aurait jamais consenti, à la solhcitation de qui que ce soit, à laisser altérer ainsi sa procédure écrite.

Aprèsses déclarations solenneiles, quel peut être le sens logique de la motion de l’hon. députe de Lotbinière, si ce n’est le doute injurieux qu’elle jette sur la franchise des déclarations des hons. Messieurs dont je viens de parler, où ce qui serait pis encore mais plus logique, uu démenti formel à ces dé:larations.

L'Hou, député a hien peu de souci

de la haute position qu'il occupe en chambre et de sa responsabilité com- | me chef de parti, eu se faisant ainsi | l'écho officieux d’un homme qui, il:

n'y a pas un an, trailaitnolre parle ment de “ législature avilie ei mo.

ribonde ”.

M. Holton, ce graud professeur de | la coutume parlementaire, devrail pourtant savoir que le mode qu'il à

suggéré, et que l'hon, chef de la:

empressé de | | vous tels que nous vous connais-

s'est trop est contraire à touts les grandes traditions du parlementarisme anglais. Ilest vrai qu'il a déjà fait bien peu de cas de Ges notions de dignité poliique lorqu'il s'est fait l'insulteur de toute la législature de sa province.

M. Hoitou, eu faisant,à l'ouverture d’une Ccainpague électorale, un avancé aussi grave el aussi injuste

gauche suivre,

que celui qu'il fit Pété dernier, s'é-

tail placé dans une position dont

ses amis comimençaieut à rougir |

Les démenus les olus for-

pour lui.

il se dit alors,

niels l'écräsuient ;

qu'en se servant d'une mantmuvre | parlementaire, à. laquelle 11 savait

que ses amis se préteraient volon- Uers, il échapperutt, si-nou à Pigno minie, du ioins au ridicule. je re grette de voir lhou. député de Lotbiniere se faire l'écho d'uuc ac.

cusation aussi fausse el aussi init rieuse. Où devait attendre mivux de Ja courtoisie et des seuthiuents de uoblesse que lon prêts loujnurs à l’hou député.

Mais il ue faut pas trop s'étonner, | M. l'Orateur; coutme Je ie disais :

tout à Pheure, ce n'est pas tant le désir de voir sa curiosité satisfaite quele plaisird'exercer une vengeauce politique qui fait mouvoir les bons.

moteurs, Uu voudrait ramener de.

vant le public iles calomnui'es usées, afiu de couvrir de ces clameurs Ja

voix qui accuse Jeurs anis, in effet, pourquoi celte demande de papiers

qu'il ne peut avoir, et de documents qu'il Convail mieux

monde ? Qu'a-t on besoin d'un juge- | mentet d'une déclarationquon à colportés aix quatre coms de la provin

que tout Île

ce pendait les élections dernières ?

Non; comme le disait lPhou. député des Deux-Montagues,ce n’est pas des ronsoisnermneunts que lon veut, c'est un prétexte que l'ou cherche pour nous avcuser, Messieurs, si vous voulez nous attaquer, ne cherchez done pas de faux-fuyants,nallez donc

| pas par des soutiers détournés ? Pas | de dissimubation ; levez vos visières,

je me trompe, levez vos masques ; rogardez-nous en face et montrez-

Voyez-vous, ia comédie n'a

sons !

| pas pu durer longtemps, et, à deux | heures d'espace, vous avez révèlé

Walygré vous voire pesée secrète.

Avant l'ajouruenent de cette ‘hambre celle apres-tuidi, l'hon.chel de Opposition demandait, modestemeutii est vrai, des documeuts

| Qui préterr ait être cachés et tenus

SCCFCIS ; el ce Soir, ROUS F'AVOns Vu,

se dévosiaut lur-inème, prier le gou-

voriemeul d'essiver de réparer l'in.

succes Ge celle poursuile,en interjet

tant appel du jagement rendu dans

celte affaire, elteoter ainsi un suprè-

me el dernier cfort pour confondre

| Ceux quicrovaientetqui disaient que ce grurt scandale des Fainertes, monté avec laut de fracas et de peine par l'hon, député et ses anis, n’était at fond qu'une invention de la haine poliuque et des jalousies du pouvoir,

Oui. vcoulinuer le scandale des launerics, voiià bien le mot d'ordre parti des héutos régions où siégent

Lies haîtres el seigneurs de lhon,

| dépalé le Potbinière, et dont l'écho

| fidoie se retrouve dans la motion boiteuse de lhou. député.

| Ecrass sous le scandale hideux

du Cuial, nos adversaires ont voulu,

| se lrouver des camarades de mal- | heur, ‘Misery ioves company,” dit jun vieux proverbe anglais; les | pujlers coufoudus, anéanus sous le | bras vougenr de la justice voudraient

ressusC'ier où du moius galvaniser | peudant quilques mois, ie scandale des Tanneries, quidevait étre, dans la pensée de nos adversaires, le tom:

beau du parti conservateur.

N' nons nacCe; lors ( qui C l'utab du pe confi n'est bilité vité | depos demai tant |

quête les in; HOUS.V vous e le fiel [ pou vai ment hp pour :

quète se mou ‘8 qui au eu d'a peur de lure n’a serait tr mes ace le punir celle en dépit et sœur, la nous po Le got succédé, sions pat Saus pilié sévérité dûr à not procédnr quête. Ni plaint. S est sorti été pour empêche nous pens L’accusat faire ente qu'on vi:

dernière ment tout membre lire la pre

nus vu, ;oul'in.

rjet dialis prèndre que 1165, eine était e la

du

des brdre geut hou. écho DLION

deux ulu, malg dit les is le ieut hiserl idale dans tom:

allez pas croire, Messieurs, que pendant trente jours d'iustruction,

nons ailons tremller devant vos me- | qu’on venait demander à cette chamnaces; nous n'avons pas tremblé | bre un vote déclarant qu'il y lors de la premiére attaque, Si celui | avait matière à poursuite devant [ss qui conduisant alors Le vaisseau de | tribunañx pour demander l'annulaletab a cru devoir remettre les rênes | tion de l'acte exécuté par le gouverdu pouvoir à celui qui les Lui avait | nement dont nous laisions partie. confiées, vous. savez que eo | Forts de notre droit, confiants dans n'est pas au sentiment de la culpa- : la pureté de nos actes er l'honnôteté bilité qu'il a cédé. Nous avons in- de notre conduite, et surtout, çünvilé tous nos aceusaleurs à venir ! naissant bien nos adversaires, qui déposer contre nous. Nous avous auraient lriomphé si nous cussions demandé à Son Lxeelleuce, en quit- | porté La révolte dans les rangs du tant le gouvernement, qu'une en | par qui no :s assujetissait à un traiquête stricte et complète ait lieu sur | tement aussi rigoureux, nous Hous les inpulalions qu'on lañicçail contre | sotuines soumis, sans avoir à baisser uous.Vous l'avez vue, cette enquête ; | le front; nous avons accepté, sans vous ei les vôtres y avez versé tout | murmure, l'ordre que doura la chaule fel que les rancunes politiques | bre de poursuivre en justice Panuupouvaieut vous fournir. Heureuse- ! latiou de l'acte de notre gouvernement pour le vérité, heureusement | meut, pour nous, daus celte grande en. |! La poursuite judiciaire fut inteuquête où les consciences devaicut } tée, et rien ue fut oublié pour la se moutrer, il y a eu des conscien | rendre aussi sévère que posstble,

8 qui on dit la vérilé, comme il y | Alors, au moins, devious-nons nous a eu d'autres consciences qui ont eu ! attendre à ce que nos ennemis res peur de dire le mensonge. Le par- | pectassent la lei à laquelle ils avaient jure n’a pu s’y are une place ; il se |: voulu nous soumettre ; à eo que lon serait trouvé sous les regards d’hom- | nous donnât le bénéfice de la prèmes accoutumés à le découvrir et à | soinption d'inuocence que Pon acle puuir ; il a trembié d'entrer dans | corde au plus vulgaire des accusés, celte enceinte, il est allé cacherson ! Non, M, l'Orateur, un tei acte de dépit et sa rage impuissante chez sa | justice répugnait à là nature jalouse sœur, la calomnie, qui n'a cessé de | etcalomnieuse de nos adversaires; on nous poursuivre. continua à nous accuser, à nous COn-

Le gouvernement qui nous avait | daunner, pendant mème que les trisuccédé, la chambre dout nous fai | bunaux instruisaient la cause que sions parte, ont été inexorables et | cette chambre leur avait déferéu, saus pitié pour nous. On à poussé La | On alla plus loin, st ce fut lhono sévérité jusqu'à la rigueur. On a été | rable moteur de la proposition qui dûr à notre égard. durant toute la | nous oecupe, qui donna, le premier, procédure de celte interminable en- | Le spectacle étrange dont avous tous quête. Nous ne nous soinmes pas | été les Lémoms daus les élections plaint. Si un mot de protestation | dernières. est sorti de notre mouche, ce n’a pas ! Le Lt-Gonverneur, avait convoété pour nous défendre, mais pour | qué le pays à des élections nouvelles empêcher, contre les autres, ce que | pour uu prochain parlement Dans nous pensions ôtre une persécution. | la lutte qui allait s'engager, le mil'accusation avait à peine fini de | nistère actuel ne pouvait ètre jugé faire entendre son dernier témoin, | que sur son programme politique et qu'on vint nous anuoucer que la | sur la valeur personnelle de ses dernière session du second parle- | membres. Chargé lui-mêèine de la meut touchait à sa fin, Pas un | poursuite dirigée contre un de nos membre w’awvait eu l’occasion de | actes, il était injuste, il était ridicule, lire la preuve volumineuse, entassée ! de vouloir lui faire porter la res-

ponsabilité de acte qu'il censurait dans sa poursuite. Mais une telle distinclion Waurait pas fait l'affaire de ces grands apôtres de léducation politique du peuple, de ces grands défensenrs des traditions constitutionnelles, On vit donc le chef de l'opposition lancer un défi qui resera dans nos annales Comine un monument de vanité politique qui n'eut d'égal q'e le châtiment humiliant dontelle fut écrasée Au lien de wettre en jugement la politique du ministère, le grand chef libéra.

annonça que la lutte générale qui s'engageait, allait se faire entre son parti et lies hommes qu'il qualifiait alors du nom dérisoire de parti des Tanneurs.

Eu vain lui disait-on qu'il y avait déloyauté politique à Jéplacer aiusi ja question ; 1} persisia à la poser aissi et tout son partit lé suivit dans cette voie, Et c'est sur ce terrain, si désavantageux pour ses adversaires, si l'on considère la force des préjugés déjà soulevés, que l’hon. député etson parti furent si ignominieusemens battus aux élections dernières, Le genéral lui-même faillit être compté parmi les victimes; s'il ne fut pas mis en déroute complète, il fut du moins grièvement blessé et plus profondément humilié.

Tel fut le résultat du premier verdict que nous reçues en ce grand procès qui arrive à son terme.

Les tribunaux, de leur côté, mar chajent toujours et continuaient d'instruire le procès. En dehors des préjugés, à l'abri des paniques, des délatilances et des défectious, la loi suivait son libre cours; tous les regards étaient portés vers ce palais où la justice, impartiale et implacable, allait décider du sort des ac.

cusateurs comme des accusés; les uns entrevoyaicnt un triomphe, les autres attendaient une réhabilitation. Nos adversaires escomptaient d'avance la décision du tribunal pour se refaire de ieur banqueroute politique. Ces tribunaux étaient si sévères. Leurs décisions étaient si rigoureuses! Qui le savait mieux

que les amis de l’hon. député de Lotbinière ? Le député de St. Jean en connaissait quelque chose, car, si je puis en juger par la vertueuse indiguation dont il a été saisi, lors.

que-tantôt mon hon. ami le député des Deux Montagnes l'a invité à une promenade sur les bords du Canal Lachine, le jugement dans la céiè.

bre cause de Jetté et autres vs. Mc- Naughton avait dû l'impressionner bien vivement.

Un grand eri venait d'être poussé dans le public; une monstrueuse iniquité vanait de s'accomplir sous le manteau si large et si complaisant de la politique libérale. On avait crié au scandale contre les & purs,” etles ‘* purs ”” avaient annoncé au monde que la preu:

ve de leur innocence aurait cent fois plus d'éclat que les violences de leurs accusateurs. La jusuce avait instruit, et elle avait prouoncé que ‘la supercherie el la ‘“ fraude ” avaient entaché radica lement une “ransaction fameuse où les sommités libérales avaient un jour rêvé de colossales fortunes. Le coup avait été rude, mais bien mérilé, et l'opinion publique commençait à rejeler avec iudignation des hommes chez qui la vénalité avait poussé d'aussi profondes racines.

Je dois dire en passant, M. l’Orateur, que j'ai été plus amusé qu'ému du sublime mouvement d’indignat tion qui s’est emparé du susceptible député de St. Jean, lorsqu'on a parlé dans cette chambre de ce job du Canal devenu légendaire. L’hon. dé puté nous à affirmé sur l'honneur sa complète innocence dans cette pémible affaire. Je n'ai pas d'objection à dire que la personnalité de l’hon. membre n’a pas été atteinte directement par la décision du juge, dans cette cause du Canal Lachine ; mais il ne peut échapper à la soli darité de la condarnnation dans une action où il était partie et où il était condamné. Îlne peut non plus se soustraire à la solidarité politique qui lui revient dans ces manipula tions dégoûtantes du pouvoir à Ot-

ES tee pe D en mx ee

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puté une anal célè- Mcnner

euse sous plai- On à les aient preu:

cent olenjust proet la idica se OÙ it un 8. Le 1 méimen- 1h des avait es.

POrau'éemu dignat eptible a parjob du ou. dé nneur cette ’objecité de tteinte juge, hine ; la soli

ns une il était plus se plitique lipula

à Ot-

tawa pour faire réussir celte gigan- :

tesque extortion.

Je ne voudrais pas faire de com-

paraison, mais la protestation pathétique dont nous venons d'être les Lé moins, m'en rappelle une autre, dont iés Communes, à Ottawa, fururt le théâtre, lors de la dénonciation du grand scandale libéral, La main sur la conscience, le principal demandeur dans la cause du Canal, protestait de son innocence devant Dieu et devant les hommes, et répu diait avec indignatior toute participation aux manœuvres qui avaient réussi à tromper Le public dans cetie affaire, Le Premier Ministre prôtait l'autorité d'une déclaration solennelle à la sincérité de cette protestation. L’apparence de bonne foi que l'on avait déployée avait même été jusqu'à couvaiucre le député qui avait signalé à l'attention de la Chambre cette tentative de dilapidation du trésor public. A partles initiés à la transaction, tout le monde était à la veille de croire à l’innocence de ces nobles accusés. Un incident vint changer complètement la face des chos:s. Une des victimes de ce piége, tendu à la bonne foi publique, refusa de payer ce qu'il s’apercevait n'être que le prix de la fraude et de la supercherie, Une poursuite eut lieu et, après une enquête des plus minutieuses, la vertu du député et la bonne foi du manistre pâlirent considérablement. Le ministre interrogé [ut forcé d’avouer sa Connivence avec les coupa.

bles.et l’on retraça jusqu'à la plume de l'immaculé député les éloges pompeux et mensongers que ces spéculateurs sans vergogne s’étuient décernés à eux-mèmes, daus le AMerald de Montréal, le lendemain du jour où luurs allusurs leur avait assuré un gain monstrueux au dépens de la bon ne foi du public. Le Jugement confoudait ministre et député, avec tous les compères de cette fraude immense,

L'impartialité et La stricte probité du tribunal, ne laissaient aucu-

.ne prise au doute sur la justice de cette décision. Cependaut les | amis, * les fidèles,” ne firent pas | grâce au vertueux magistrat, et sa sentence fut regardée comme une injuste persécution. Encore une fois, je ne veux pas dire que l’hon. député de St. Jean soit personnellement coupable de cet acte de fraude, mais comme on vient de 2 lui dire avant moi, il est assez solidaire de la tache que ce jugemeut a empreinte sur le front de ses amis, pour que ce soit un devoir pour lui de garder le silence quaud il s'agit d'accusation comme celle des Tanneries.

L'Hon. député de 5t. Jean, s’est retranché derrière le verdict populaire que, lui aussi, a reçu dans les élections deruières. Il a raison; il fat bien de s'en protéger ; mais qu'il n’oublie pas qu'entre un ver.

dict électoral ei un jugement ‘“ en bonne et due forme ” d’une cour de justice, le commun des immortels penche d'ordinaire du côté de la dé cision judiciaire. Nous avons, nous, le droit entier de nous prévaloir de ce verdict populaire, parceque rien n'a pu en diminuer l4 force, puisque les tribunaux viennent de lui douner une conärmation éclatante, Du reste l’hon député a oublié qu'il n'y avait pas d'analozie entre sou cas et le nôtre, puisque le chef de son parti a fait faire L:s élections sur la question mème où ous avons gagné notre procès, tandisque laccusation qui pèsait contre ses amis n'était pas

| posée à ses électeurs comme le fait

sur lequel ils avaisnt à se prononcer en dounant leur vote.

Qu'on n'aille pas croire, M. l'Orateur, que ce. verdict populaire soit sans importance, quant à ce qui regarde £elle transaction dite des Tanueries. Le comité qui s'en était enquis à la dernière session voulait que celte question soit laissée à la considérauon ‘ calms et approfondie des membres de la chambre e{ du peuple de celte pro.

vince” C’est là un des motifs pour lesquels ce comité a repoussé la motion injuste et absurde du député

de Lotbiniere, et qu'il adopta la proposition, faite par Phon. député pour l'Islet, du rapport que cette chambre

a confirmé. Qu'on lise les rapports |

consignés dans les journaux de cette chambre et l'on verra l'exactitude de mes remarques.

J'ai dit qu'après le jugement con- |

danmant le Job du Canal, nos adversaires attendaient avec une impatience confiante, la décision de la poursuite que cette Char ‘6e avait ordonnée. Pourtant, 1l tallait être bien aveugle pour espérer un succès de ce côté-là. Il n’est pas nn homme de la profession, pas un observateur ayant suivi un peu attentivement le déroulement de la preuve devant le tribunal, qui n'ait été convaincu d'avance qu'il ne sorktirait rien de cette grande et vaine clameur, qui avait un moment complètement pervert l'opinion. La session actuelle était annoncée, et la causé était ancore sous IA eonsidération du juge éminent qui l'avait entendue, Enfin, à la veille de l'ouverture de ce Parlement, comme si la Providence n’efût pas voulu que nous entrions dans cette enceinte sous le coup des imputations odieu ses qui pes.lent sur nous quand nous l’avions quittée ladernière lois, Jugement fut prononcé, el, comme tout le monde le sait, l'accusation fat pulvérisée dans l'éloqnente et savante dissertation Gont le marzistrat distingué accompagna son jigement.

Cette fois du moins nos adversai-

res geront.ils satisfaits, seront-ils | convaincus ? Non ; ‘comédie, disentils ‘que touteelx; lai pour |

‘ suite était une farce inontée entre “les anciens et les nouveaux minis- ‘tres; la déciaration était une ab “ surdité sur laquelle aucune procé- ‘dure ñe pouviut se maintenir; le ‘juge n'avait pas pu Ccondamuer,

parce qu'on avait protégé etcache |

“ les accusés.” Voilà le cri général

de la presse libérale, à la nouvelle !

de cette déconvenue; voilà ce que :

l’hou. député, qui dirige lopposition

en cette Chambre, a cru devoir nous |

annoncer à l'ouverture de cette ses.

sion; Voilà mèm: ce que comportait le seus de Ta motion qu'il a présentée cel!e après-midi:

Vat-ilau moins peraister dans sa dénonciation ? Sera-t.il logique dans

| son appréciation, et oserat-il être

conséquent avec lui mème en disant à cette Chambre que puisque l'action était une comédie, La déclara tion ane absunrdité légale, il n’y a plus à s'occuper de celt: malheureuse poursuite deji st coûteuse à la Province ? Va-til dénoncer Île gouvernement pour avoir ainsi collusoirement fait servir la justice à des fins politiques? Non, M. lOrateur, que la Chambre n'aille pas

ls'attonire à autant de consistance

de la part du chevaleresque député de Lechiniere,

L'ajournement qui s'est proluit depuis le counmenc ment du débat ut a porté conseil où du imoits, parail ui avoir val nu avis quia modifié singaliérement les opinions

| de l'hou, député. Son ancienne ran-

eune politique contre les’ hommes qui l'onttenuudausles froides régions

| de l'opposition depuis huit ans, s'est

revoillae toute entiere, et nous Île voyons, ce soir, tendre {à main au ministère et vouloir faire sa paix un morue tavec lui, ponrvu que cette paix se fasse À n0s dépens.

Que l'hou. député me permette de ie remercier; J'aime mieux cela ; n'y gaguera pis une réputation d'horame consistant, 11 n’y tient pas du reste, enais, 1lraffermira du moins l'existence du ministère que, HOUS, HOUS SONtENONS siucèreiment.

i/h6 i. député conseiile maintenant un appil suis songer que cet avis de sa partest noce condamnation de sa motion et de sa déclaration pré-

| cédente dans ceile chambre, Com-

ment peut-il croise d'une manière si implicite à l'opinion des avocats du dossier, qui tout naturellement, dans leur zèle pour une cause où ils ont été malheureux, retortimandent un appel, ui, qui faisait ‘tout à l'heure à ces mêmes avocats Pinjnre saazlante de dire qu'ils avaient mu-

tilé cem but per pou:

sera dati

M quei du } peut sur ] vilai acra d'êtr que

vien raté.

bien.

cette men parle laut à ce drait main le d suite

moin pour

allég ser 1d

Se srtait sen-

18 4 lans ètre gant l'aclaray à heu- 188 à r Île colice À Ora-

pas ance >pulé

jluit 1sbat 5, paqui a nos ra nines gions s'est us Île in au ixun cette

tie de cela ; tation tient “a du s'que, ment.

euant tavis on de 1 pré- Cominière rocats ment, où 118 ndent out à injure t mu-

tilé les pièces de leur cause par une complaisance criminelle et dans un but politique ? S'ils ont pu être pervers dans leurs conseils pour la poursuite premivre, pourquoi ne le seraient ils pas dans la recommandation qu'ils font aujourd'hui ?

Mais qu'ese ce qu celle inconséquence pour l’hou. député visà vis du plaisir qu'il va savourer, sil peut tenir, encore pendant un an, sur la sellette, expc-6s à toutes les vilainies dont on ne cessera de les acrabler, les homumes qui viennent d'être réhabililés par le jugement que la cour à prononcé!

Malheureusement celte volte-face vient trop tard. J'hon. député n'auvoit pas le courage, et je l'en défie bien, de venir proposer Iui-môme à cette chambre un appel de ce juge ment; et l’hon. Procureur Général parlant au nom du gouvernement, l'autre jour, n’'a-1-il pas annoncé à cette chambre qu'il ne prendrait pas sur lui d'enlever des mains de l’Assemblée le contrôle des procédés de celte poursuite. L'hon. ministre a déclaré qu'il ne croyait pas devoir donner son opinion à cette chatnbre, encore moins la lui imposer. L’hou. député pour Lotbinière, qui n’a pas eu un not de réponse à cette déclaration, n’a plus droit à une opinion du premer officier en loi de la couronne sur cette question.

Le chef de l’opposition a peut-être pensé que c'était pour lai une manœuvre habile que de forcer le gouvernement a Continuer, ce que je mai pas de crainte d'appeler maintenant une perséculion, contre nous.

Peut-être at il calculé que, fatigués de ces procédés devenus odieux, nous serions tentés de briser notre allégeance, et de chercher à renverser les hommes qui sont maintenant a la tête des affaires de la province et du parti auquel nous nous faisons gloire d’appartenir, Il ne se trompe pas en p:nsant que nous avons ressenti, et que nous ressenti rions encore plus, l’odieux des procédés dont nous avons été

l'objet; il ne faudrait pis être homme pour ne pas l'avoier; mais entre cela ei une ‘trahison, que l'hon. député le sache bien, il y a un abime que nous ne sommes pas disposés à franchir. Y aurions-nous songé un moment que la conduite de l'hon. député nous en aurait détour..és ce soir. Si telles ont éte ses prévisions, elles sont loin de se réaliser, Oui, M. !'Orateur, que cette chambre continue, si elle le veut, cette poursuite ; qu'elle nous laisse en pâture à la haine de nos ennemis commuus ; qu'on impose à notre fidélité,qui ne s'est pas démentie un moment depuis que "os avons descendu les marches du pouvoir, le sacrifice d'une année de châtiment encore ; qu'on ferme Îles yeux, pour élever en imagination des monceaux de preuves contre nous, lorsque uos ennemis nd'oni pu en tronver seulement l'ombre ; nous respecterons le main amie qui nous frappe ‘a; nous déplorerons son erreur ; nous ressenturons l'outrage inutile dont 9n nous accabiera ; mais, dans l'avenir, comme dans le passé, nous serons fidèles au drapean de notre parti qui flotte aujourd'hui triom phaut d'un bout à lautre de la Province.

Nous défions no: plus violents adversaires de trouver un fait, un seul fait nouveau, dans toute la poursuite qua les tribunaux vieunent de décider, au delà des faits que l'enquête, devant le comité, avait révèlés.

Bien au coutraire, restreinte dans les limites que la loi Comme la justice, luiont tracées chez toutes les nations, la preuve a réduit à des proportions encore plus minimes l'accusation de fraude et de collusion qu'on n'avait pu réussir à établir ici. Et qu'on n’aillé pas nous répondre naivement qu'on ne connait pas cette preuve et qu'on ne peut en tirer de conclusion.

Tout le monde la connait cette preuve. Mais il y a plus. IL y a une présomption violente qui doit frapper tout le monde. Penset-on, en effet, que si par hasard 1l se

fut révélé le moindre fait nouveau ! vernement avait perdu à cet échan

dans cette cause, la presse toute entière, qui surveillait ces procédés, et avant tout, nos adversaires, qui avaient fouillé tous les coins et tous les recois où ils croyaient trouver queïque semblant de preuve contre nous, qui n'avaient pas même dédaidaigné ces bas-fonds où grouillant la perversité, et le parjure pense-t.

on, dis je, qu’on aurait laisser passer inaperçu le plus petit indice qui au-

rait pu donner lieu au soupçon le | : dont on prétendait cette transaction

plus éloigné ?

Non, M. l’Orateur ; là où la haine etla vengeance politiques, ont été impuissantes, nous serions bien étonnés de voir que cette Chambre prêta l’autorilé de son nom pour trouver des coupables. Quant à nous, fidèles à nos traditions, nous n'irons pas laisser le parti glorieux auquel nous appartenons pour entrer dans un camp où be voyons que déceptions et déboires ; nous laisserons nos ennemis avec le dé.

sappointement de leur haine contre nous, comme je laisse l’hon. député avec la déconvenue certaine de sa motion.

mm

M, Taillon,

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