JE PARS EN MAN0E9TEBS
lielativemeut à la phrase finale : « Je vais partir en manœuvres », quand Ravary plaçait la date du bordereau en avril, Esterhazy répondait :
c( M. Dreyfus m'accuse d'avoir eu, au cours des écoles h feu, des renseignements sur le frein hydraulique et la pièce de 120 ; or, j'ai été aux écoles à feu du 7 au 9 août, comment aurais-je pu fournir, en avril 1894, des renseignements que je n'ai eus qu'en août et septembre ?
M. Cavaignac ne s'aperçoit pas de Timpropriété des ternies d'artillerie d'Esterhazy ; il «'aperçoit que, dans une lettre, Esterhazy a écrit : « Je pars en manœuvres de cadres » et que sur le bordereau il a écrit : « Je pars en manœuvres, » et de là ce profond observateur conclut que le bordereau ne peut être d'Esterhazy. Voici ses propret expressions :
L'impossibilité résultant de ces mots « je pars en manœuvres » démontre pour moi, avec la force de l'évidence, qu Esterhazy ne peut être l'auteur du bordereau.
Cavaignac ne fait que répéter et le général Zurlinder dit dans sa déposition du 14 novembre :