‹ Affaire Dreyfus: Analyse de l'enquêteChapitre 11 sur 162 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

ne donne pas son nom. Ce type, Tamant de la femme Millescamp, selon toute probabilité, nous paraît si extraordinaire qu'en dépit de Fenimore Cooper, nous avons de la méfiance.

Ce que nous savons de Lemercier Picard, dont la mort tragique reste mystérieuse, n'est point de nature à la dissiper. Du Paty de Clam, déclare (page 59) que Décrion avait une véritable fabrique de faux et Guénée, qui entend ' Télucation comme le Neveu de Rameau^ a fait de son fils un artiste en faux.

Quant à Guénée lui-même, c'est un sceptique qui ne se donne même pas la peine de chercher des renseignements et de les falsifier ; il en invente tout simplement. Si par aventure il invoque une référence, il présente un M. de B., a immensément riche et qui n'a pas reçu, de rémunération particulière ». Picquart répond que cet espion du grand monde est un rastaquouère à qui il a donné 1 200 francs pour le récompenser « d'avoir dit à Henry que les attachés militaires étrangers avaient accès au 2* bureau ». A en juger par ce prix, le taux des renseignements insignifiants nous paraît élevé. Il est vrai qu'Henry transforme le renseignement au procès en disant « qu'il tenait d'une personne honorable qu'un officier du 2** bureau trahissait, et cet officier, le voilà » ! ajoutait-il en montrant Dreyfus ».

a On pouvait croire, dit Picquart, que la personne avait dénoncé Dreyfus, ce qui n'était pas

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