VIII. — Aui7^es témoins
Et M. Laroche, ancien résident général à Madagascar, confirme ce point de la déposition de M. Gasimir- Périer. Demandant un jour, dans une conversation, si quelqu'un connaissait la nature de la trahison de Dreyfus, son officier d'ordonnance, le capitaine du génie Duprat, actuellement à Grenoble, lui répondit aussitôt :
Dreyfus a été condamné pour avoir livré à l'étranger les
plans de forteresses de la région de Nice. Il y a ici même un des juges de Dreyfufe, le capitaine Freystœtter (de l'infanterie de marine) ; nous le voyons quelquefois et il nous a dit publiquement : « Cette canaille de Dreyfus a livré à l'étranger des plans de forteresses^ de la région de Nice. Voilà pourquoi nous l'avons condamné. »
Plus tard, dans un déjeûner chez M. de Lanessan, le capitaine Freystœtter a confirmé ces propos. Nous sommes étonnés que la chambre criminelle n'ait pas entendu les juges du Conseil de guerre de 1894.
Ce point à établir ne saurait être indifférent, quelles que pussent en être les conséquences pour le général Mercier et pour du Paty de Clam.