XIV PREFACE
le P. du Lac n'aurait point poussé Boisdeffre à engager des poursuites contre lui pour fermer à jamais TEtat-Major aux juifs et les éliminer de Tarmée, opération préliminaire à rélimination des protestants, des francsmaçons, des libres penseurs et des simples laïques.
Quand Le Siècle a publié, le 7 janvier 1898, le rapport de Besson d'Ormescheville^ la cause était entendue pour tous les gens de bonne foi. Elle Tétait si bien que de Pellieux, fidèle à ses habitudes le mensonge, a dit au Procès Zola qu'il était tronqué ; et M, le conseiller Bard a réfuté ce mensonge en le lisant sur le texte de ma brochure : La Révision du procès Dreyfus^ texte qu'il avait coUationné.
Quand M. Mazeau se déshonore, par son enquête sur la Chambre criminelle, le capitaine Cuignet y dit, le 23 janvier, que « la bonne foi d'une administration étrangère à celle de la guerre était, à ses yeux, compromise dans l'instance ouverte pour la revision du procès Dreyfus » . Le garde des sceaux lit cette déposition devant ses collègues le 3 février. M. Delcassé exige des explications.
Le capitaine Cuignet regrette-t-il ses paroles? Non. Il regrette « d'avoir vu rendre publique, en dehors de son fait, la phrase qui avait motivé la demande d'explications. » Accuser à huis clos devant des magistrats qui devaient être saisis de la revision : voilà ce qu'entendait le ca-