‹ Affaire Dreyfus: Analyse de l'enquêteChapitre 14 sur 162 · PREFACE XV · texte numérisé non relu

PREFACE XV

pitaine Guignet. Nous comprenons facilement qu'il regrette la publicité donnée à son accusation. Mercier aussi regrette la publicité donnée à son dossier secret.

M. Ghamoin et Guignet étaient chargés, Tun gardant l'autre, de porter le dossier secret à la Ghambre criminelle. Il était très dangereux, car s'il contenait trois parties, Tune d'elles était consacrée aux faux, comme Ta expliqué le capitaine Guignet, trouvant tout naturel qu'on leur eût réservé un compartiment.

Chose admirable ! M. de Freycinet, qui a dit lui-même à la Chambre que tous ces terribles secrets étaient des contes bons pour les lecteurs de Judet, se prêtait à cette comédie destinée à entretenir les superstitions de ces naïfs ; M. Du- ^ puy semblait vouloir continuer à persuader aux millions de Français et d'étrangers capables de se faire une opinion par eux-mêmes, que le deuxième bureau de l'Etat-Major est un sanctuaire où se pratique un culte ésotérique que nul profane ne doit connaître sous les peines les plus terribles.

Quand le Figaro peut se procurer l'enquête de la cour de cassation et en commence la publication, on le perquisitionne. Quoique perquisitionné, il continue.

M. Arthur Meyer déclare qu' « il est impossible que ce scandale continue » ; M. Jules Lemaître bredouille quelque chose d'incompréhensible dans VÉcho de Paris ; les nationalistes

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