‹ Affaire Dreyfus: Analyse de l'enquêteChapitre 137 sur 162 · III. — Le témoignage de Merciet · texte numérisé non relu

III. — Le témoignage de Merciet

Le général Mercier donne un formidable argument contre ceux qui osent prétendre encore que Dreyfus a fait des aveux à Lebrun -Renaud. Nous citons :

Après le jugement, désireux de savoir quels documents avaient pu être transmis à l'étranger, je chargeai le commandant du Paty de Clam d'aller trouver Dreyfus et de lui dire que sa condamnation était un fait acquis, mais que Tapplication de la peine pouvait être mitigée (soit par le choix de la déportation, soit par ses relations avec sa famille) s'il consentait à révéler ce qu'il avait fait. Dreyfas n'a point lenlu parler. Dreyfas ne vonint entrer dans anenne explieation.

Nous n'apprécions pas le procédé : nous n'en constatons que les résultats. Mercier essaie de prendre Dre^'fus à la fois par les menaces et par la séduction pour obtenir de lui des aveux : et il charge du Paty de Clam de cette besogne. Celui-ci avait le plus grand intérêt à obtenir des aveux. Il avait cherché, jmr des procédés de tortionnaire, à les arracher à Dreyfus avant sa condam- '^nation : il essaie encore de les faire arracher après sa condamnation. Cependant Dreyfus n'a point vovl« parler. 11 ne voulut entrer dans anenne explieation.

Ce que n'aurait pu obtenir l'ingénieux du Paty de Clam, Lebrun Renaud, dans l'espace de trois quarts d'heure, Taurait obtenu sans même le chercher.

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