II. — Sa réputation
Ësterhazy était-il inconnu au ministère de la guerre ? Pas du tout.
MM. de Montebello, Grenier, Giovanninelli, Jules Roche sont mis en mouvement par Esterliazy pour être attaché au ministère de la guerre à Paris. Quand on en parle au général Billot, il s'indigne contre les protec-
teurs de « ce vaain monsieur, de cette canaille, de ce gredin, de ce bandit ». i
Cependant quand le général Billot reçoit les lettres de chantage des 23 et 25 octobre 1897, il ne les verse pas à l'instruction.
Quand il reçoit « le document libérateur », le 14 novembre 1897, il en lait faire un aimable accusé de réception par son chef de cabinet, le général de Torcy !
Pourquoi donc ce respect et cette discrétion à l'égard de « ce bandit » ? Pourquoi Gonse a t-il fait tous ses efforts pour le couvrir ?