‹ Affaire Dreyfus: Analyse de l'enquêteChapitre 72 sur 162 · V. — Le protégé · texte numérisé non relu

V. — Le protégé

Lauth a soin de faire ressortir que Tenquête de Picquart sur Esterhazy « n'avait absolument rien donné. » En cela il se trompe ; mais, à coup sûr, Henry, Lauth, Gribelin et autres avaient fait tout leur possible pour qu'elle ne donnât rien. Ds continuèrent, puisque, d'après le général de Boisdeffre, des officiers de la section de statistique n'avaient d'autre préoccupation que d'avertir Esterhazy des dangers qu'il courait.

Dès qu'Henry est au courant des recherches du colonel, il ameute tout le bureau contre lui. Il appelle l'affaire « la marotte du commandant. »

Il déblatérait en compagnie de Lauth, de Gribelin et de Junck. L'enquête Tavernier a appris qu'il excitait les officiers contre Picquart.

Il dit : « Son petit bleu n'a aucune valeur; il lui faudrait le cachet de la poste ; » et alors Lauth a prêté généreusement à Picquart la phrase de Henry, qu'il lui avait lui-même répétée.

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