PRÉFACE IX
pereur d'Allemagne, au lieu de verser ces documents à rinstruction et d'en faire arrêter l'auteur, il se prêtait complaisamment à toutes les manœuvres de collusion destinées à faire acquitter celui qui n'osait dissimuler ni la similitude de son écriture avec le bordereau ni ses rapports avec Schwarzkoppen (v. Ghap. I).
Roget, Cuignet, dénoncent du Paty de Clam :
et celui-ci se cramponne à de Boisdeffre, à Gonse, à Cavaignac, en regrettant de n'avoir point conservé par devers lui de « document libérateur». Il prend le même système qu'Esterhazy qui n'a qu'une phrase : « J'ai agi par ordre ».
Celui-ci pose pour un automate, d'abord manœuvré par Sandherr, puis par Billot, de Boisdeffre, Gonse, Henry, du Paty : et ils ne peuvent nier qu'ils lui ont choisi son avocat, M** Tezenas ; que le Ministre de la guerre donnait à cet avocat pour collaborateur, son gendre M. Wattinne, substitut du Procureur de la République ; qu'ils l'ont fait couvrir par le général de Pellieux; qu'ils ont assuré son acquittement et l'ont entouré d'égards.
Le Conseil d'enquête, le 27 août, présidé par le général Fromentin, considère que le drôle, commanditaire d'une maison de passe, n'avait pas commis de faute contre l'honneur ; que cet officier signataire des lettres au général Billot et au Président de la République n'avait pas commis de faute contre la discipline ; et le