XIX. — Gonse et la Lumière
M. Bertulus avait été impressionné par ces dires. Et quand le 28 janvier il fut chargé « d'instruire en faux, usage de faux et complicité contre X..., à propos des télégrammes « Speranza » et « Blanche » , il reçut le colonel Picquart, il « l'écouta au début avec une certaine méfiance ». Le procès Zola s'engage. M. Bertulus alla au ministère de la guerre voir le général Gonse à propos de Lemercier-Picard. C'est Henry qui l'introduit.
Le général Gonse lui parla de l'affaire Dreyfus : et, pour le convaincre de la culpabilité de Dreyfus, il lui fit l'analyse de deux ou trois pièces. M. Bertulus ajoute :
Puis il me passa la photographie d'un écrit sur lequel je jetai rapidement les yeux et qui était signé Alexandrine, Il ne m'est plus possible de dire exactement ce que contenait cet écrit.
Cependant, comme j'éprouvais une certaine curiosité devant ce document, je m approchai de la fenêtre pour le voir de plus près. AJors le f/énêral me le reprit^ prétextant le temps qui pressait.
Singulier jyocédé pour faire la lumière ! Du moment que M. Bertulus s'approche de la fenêtre pour mieux voir le document, le général Gonse s'empresse de le reprendre pour réparer son imprudence. Ce document signé Alexandrine est la pièce : Canaille de 2)...