‹ Affaire Dreyfus: Analyse de l'enquêteChapitre 93 sur 162 · LE BORDEREAU · texte numérisé non relu

LE BORDEREAU

Quand ou aura ainsi démontre qu'avant telle ou telle date, ou qu'à moins de se trouver à tel ou tel endroit on ne pouvait pas connaître les tables de construction exactes du frein, par exemple, qu'on n'en pouvait avoir tout au plus qu'un schéma, comme dit le général Deloye, sait-il si la note annoncée par le bordereau contenait autre cliose que ledit schéma ?

Elle pouvait contenir moins encore.

Il en est d'elle comme de la note relative aux « formations d'artillerie » — dont il dit si justement (paragraphe 16) :

On ne peut faire à ce sujet que des suppositions.

C'est tout ce qu'il y a à dire en effet là-dessus, mais il n'y en a pas davantage à raconter sur tout le reste. Car au point de vue des autres notes, l'argumentation n'a pas (le base plus solide.

Le capitaine Guignet fait des hypothèses ; il pourrait continuer longtemps ce jeu : La note parlait-elle de la couverture dans le Nord-Est, dans l'Est, près de Nancy ou de Belfort ? On le sait à Berhn : notre Etat-Major tout entier pourrait pAlir de longs mois sur ce problème.

En un mot, il affirme que les notes pouvaient être très importantes ; mais nous sommes complètement «l'accord avec lui quand il dit :

Je dois déclarer, quant à moi, que j'i|^nore ce que l'auteur du bordereau a pu envoyer, comme rensei|^ne- ^«nts, à son correspondant.

Par conséquent, « toute discussion technique » relati-

vement au bordereau s'écroule puisque nous ne conm sons que des étiquettes.

Dans tout le bordereau, il n'y a qu'un point puisse être discuté avec quelque utilité, — c'est ce relatif au Manuel de tir — (paragraphe 17).

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