I. — Le frein hydropneumatique
Malgré l'impropriété des termes de ce paragraphe du bordereau, le général Roget s'entête à l'attribuer à Dreyfus, parce que Dreyfus a été à Bourges.
Le général Roget dit « que ce canon avait tiré en 1891 sur le polygone de Bourges. » Or, Dreyfus avait quitté Bourges en 1890 pour entrer à l'Ecole supérieure de guerre. Le général Roget ajoute que deux batteries avaient pris part aux manœuvres faites en 1891 et avaient défilé à la revue de \'itry-le-François.
Donc, en 1894, ce n'était pas une nouveauté pour un officier d'artillerie aussi informé que Dreyfus, d'après le général Roget : et s'il faisait de ^espionnage, pourquoi donc aurait-il attendu jusqu'au mois d'aoïit 1894 pour faire connaître « le frein hydro-pneumatique du 120 court », alors qu'il devait le connaître depuis 1890, <l'aprè8 le général Roget lui-même ?