‹ Affaire Shortis [microforme]Chapitre 11 sur 83 · M SO · texte numérisé non relu

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la Cour Supérieure, les employés de la Banque Jacques-Cartier et de la Banque d’'Hochelaga, votre

grand Constable et vos officiers de police, que diriez-

vous, si, en déposant cette commission devant le tri-

bunal de Dublin, quelqu'un en Irlande avait l'audace

d'affirmer que tous ces témoins ne sont que des par-

jures qui ont vendu leur conscience ? Quelle ne serait

pas votre indignation en entendant dire qu'on se se-

rait servi là-bas d'un langage aussi outrageant ? Et

pourtant, c'est là précisément ce que l’on fait ici. Vou-

lez-vous connaître les témoins qu'on a examiné à

Waterford ? Laissez-moi vous en nommer quelques-

uns : C’est M. Robert Dobbyn, âgé de 70 ans, ancien

avoué et vice-président de la Compagnie du Chemin

de fer appelé “ Le Waterford et l'Irlande Centrale” ;

* c'est M. James John Sheu âgé de 76 ans, Juge de Paix

du Comté de Waterford, coroner pour le Comté de Tip-

‘perary et surintendant de l'asile des aliénés de Clon-

mel ; c'est Monsieur Samuel C. Allingham avocat de

Waterford ; c'est le Docteur William Hastings Garner,

âgé de 65 ans, surintendant de l'asile à Clonmel ; c’est

Monsieur Andrew Farrell, âgé de 42 ans, membre du

Conseil de Ville, ex-président de la chambre de com-

merce et ancien Shérif de la Ville de Waterford ; c’est

le Révérend Frère Dunn, membre depuis trente deux

ans de l'Ordre des Frères de la Doctrine Chrétienne

ji et Préfet du collège des Frères à Waterford, le même __ Révérend Frère que vous avez vu ici et dont vous Il à avez pu vous-même apprécier l'intelligence et l’hono- | rabilité ; c'est Monsieur Thomas Henry Brett caissier de la Banque de Munster et Linster à Waterford ; c’est Monsieur Lawrence A. Ryan ancien Maire de

un

Waterford, membre du Conseil de Ville et Juge de Paix ; ce sont Messieurs Patrick Sullivan, Georges Moore, Thomas Whelan, Edward Donelly, Stephens Heany, tous commerçants de bestiaux de la Ville de Waterford, où le père de l'accusé exerce le même négoce ; ce sont les membres de la Police-Royale d’Irlande stationnés à Waterford, le corps de policiers considéré à juste titre comme le plus respectable du monde entier ; ce sont les employés de la Compagnie de navigation de Waterford, tous gens d’un âge mûr et jouissant de la plus haute réputation d’honnêteté et de respectabilité.

Parmi les témoins moins âgés et qu'on a examinés parce qu'ils ont été les compagnons d’enfance de l’accusé, je trouve John Ryan, étudiant en droit ; Anthony O’Brien assistant-Trésorier de la Ville de Waterford ; James O’Donohue, attaché à la rédaction du journal “Le Waterford Citizen ” ; George Todd, employé au bureau des postes ; John Henry Farrell et Austin Farrell, tous deux courtiers maritimes : Vernon de Landre, fils de l'avocat représentant le Ministère public à Waterford.

Pour rendre justice à tous, il me faudrait les nommer jusqu’au dernier, sans en omettre un seul.

J'espère bien que les soupçons ne se sont pas portés

également sur Monsieur le Juge Dugas de Montréal,

qui s’est rendu en personne en Irlande pour entendre tous ces témoins et prendre leur déposition par écrit. L'honorabilité de ce magistrat est au-dessc: des at- taques de la prévention, serait-elle la plus aveugle et la plus sauvage qu'on pût imaginer.

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