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“ de Waterford), et revenir, toujours dans la même “ posture.
“ Lorsque j'ai appris le départ de Shortis pour l’A- ‘ mérique j'ai dit que c'étuit une honte d'avoir laissé “partir ce garçon-là ; qu'au lieu de l'envoyer en Amérique on aurait dû le mettre dans une insti- “tution où on aurait pris soin de lui.
“ Quelque temps auparavant, il m'avait avoué avoir ‘ tiré sur le cadran de l’horloge de l'Hôtel-de- Ville,
“ Q. Lorsqu'il vous parlait, son langage était-il un “ Jangage suivi ?
“R. Non, jamais. Il sautait sans suite, d’un sujet à ‘“ l'autre.
Interrogé par l’Avocat représentant le ministère public, le témoin répond comme suit :
“J'ai chassé Shortis de la scène, parce qu'il allait là “avec son revolver et que les employés menaçaient “ de s’en aller, si je continuais à le laisser venir dans “ les coulisses.
“ Q. Dites-vous que vous appartenez à la Police “ Royale, ce corps reconnu comme étant l'organisation “ de police la plus respectable du monde entier ?
“R. Non, j'appartiens à la force de la Ville.
“ Shortis, dit le témoin, allait dans la meilleure “ société.
“Je n'ai pas voulu faire de plainte contre lui, “ ajoute-t-il, à cause de ses parents qui sont des plus “ respectubles et dont il est le fils unique.
“Q. Avez-vous dit à quelqu'un avant son crime au Canada qu'on devrait le mettre dans un asile ? “R, Oui, je l'ai dit.
“R. Au meilleur de mon souvenir, je l'ai dit à Mr “ O'Donohue, un reporter. Lorsque ce monsieur m'in-
“ forma que Shortis partait pour l'Amérique, je lui
“ dis que d’après moi, c'était une honte de la part de
‘“ son père et de sa mère de ne pas l’enfermer dans un “ asile. Je suis bien sûr que j'ai dit cela, mais je ne le “ suis pas autant que c’est à Mr. Donohue que je l'ai je sg, je crois pourtant que c’est à lui.
“ Q. Comme citoyen, vous ne vous êtes pas occupé
“ de le dénoncer à la justice publique ?
“KR. Non, en Irlande nous avons une sainte hor- “ reur des délateurs : (Informers).”
John Harrisson âgé de 42 ans, sergent d'armes de la ville de Waterford.
# Q.—Vous connaissez Valentine Shortis ?
“ R.— Oui, depuis son enfance.
“ Q.—Avez-vous jamais rien remarqué de particu-
“ lier chez Ini ?
“ R.—Oui assurément. J'ai remarqué que ce jeune ‘homme était on ne peut plus excentrique et qu'il “agissait comme une personne qui ne sait pas ce « qu'elle fait.
# Q.—Vous a-t-il jamais rien fait ?
“ R.— Un soir, j'étais devant le théâtre, à côté de la “ porte des acteurs, le jeune Shortis est arrivé près de “ moi et « bragué son revolver sur moi. Je ne le “ voyais pas, mais des jeunes gens qui se trouvaient “ 1à me crièrent de faire attention, que Shortis allait “ décharger son arme sur moi. Je m’empressai de ‘ rentrer dans le théâtre et de fermer la porte.
‘ Dans une autre occasion, j'étais occupé à regarder
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