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“ de terribles spasmes de colère. En avançant en âge “ son caractère devint plus violent encore.”
Questionné par l’Avocat du ministère public, le témoin répond comme suit :
“ On l’appelait généralement Val Shortis. Je l'ai “ enteudu appeler “ Shortis le craqué” par les petits ‘ garçons.
“ Q. Était-ce à cause de ses nombreuses espiè- ‘“ gleries ?
“KR. On disait à ‘qu’il était très écervelé, très excentrique et très &. ‘gereux.
“ Q. Ne passait-il pas généralement pour un enfant “ pâté, un mauvais garnement ?
€R. Il avait la réputation d'un garçon excentrique “et dangereux. Îl n'a souvent assailli, mais moi, j'au- ‘ rais eu peur de le frapper à cause de son tempépot ‘ ramment dangereux et de son habitude de toujours EL à “ porter des armes à feu; d'après moi, il n'aurait pas LA . “hésité à prendre son revolver et tirer sur moi, si:je “ Jui eus fait quelque chose.
| “J'ai été en sa compagnie fréquemment pendant W'oN “ trois ans. Je ne recherchais pas sa compagnie mais | À “ les circonstancces nous jetaient dans la voie l’un de “ l'autre.
“ Jamais auparavant je n'avais vu une personne “ briser les panneaux d'une porte avec sa tête,
“ Dans le moment où Shortis a sauté dans le wag- “ gon par la fenêtre le train avait un mouvement si À rase rapide.
: “ Lorsque Shortis a tiré dans la porte de la maison
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“ sur le quai, la balle a frappé le câdre de la porte. “ Il a tiré avec un petit revolver.
“ Q. Y avait-il des êtres humains dans la maison “ qui auraient pu être blessés par la balle de son ‘ revolver ?
“R. La porte était fermée, mais quelques-uns des “ membres de la famille du gardien qui demeurent en “ haut auraient pu se trouver dans le moment à mon- “ter ou à descendre l'escalier qui conduit à cette “ porte, vû qu'on peut sortir par là.
“ Le rez de chaussée de cette maison servait de salle “ d'échantillons.
John A. Ryan, âgé de 26 ans, étudiant à l’école des ponts et chaussés.
“ Je connais Mr. Francis Shortis et son fils Valen- “ tine. J'ai rencontré ce dernier pour la première fois “ au collège de Clongowes au mois d'août 1890, je “ pense. Il a passé huit mois au collège, c'est-à-dire à “ compter du mois de septembre jusque dans le cours “ d'avril de l’année suivante. Je l'ai connu très inti-
‘ mement pendant son séjour au collège. J'avais déjà
‘“ entendu purler de lui auparavant.
“ Dès son arrivée, je constatai une grande différence “ entre lui et les autres élèves. Sa conduite et ses “ manières ne ressemblaient pas à la conduite et aux “ manières de ses camarades. Il paraissait évaporé ; il “ n'étudiait pas beaucoup et durant le teinps de la
“ rc-réation il ne prenait aucune part aux jeux avec
“ les autres élèves. Il était souvent seul. Il avait un “ tempéramment très vif. Zl se plaignaît fréquem- “ ment de maux de tête. Ses camarades le considé-