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ratent comme un excentrique et comme étant plus ow moins stupide. Il uvait une manie toute parti. “eulière pour les armes à feu. Il m'a souvent mon- “tré des catalogues décrivant des revolvers et des “ carabines. Il me disait qu’il allait acheter quelquesunes de ces armes, et il affirmait même qu'il en avait déjà en sa possession.
“ Q. L'avez-vous rencontré après sa sortie du collège.
“KR. Oui, je l'ai rencontré à Tramore.
‘“ Q. Qu'est-ce qui est arrivé cette fois-là ? “R. C'était le soir, j'avais assisté aux courses à ‘ Tramore ; Shortis était là lui aussi. Il me dit qu’il “s'en retournait à Waterford en voiture et il m'invi- “ta à monter dans sn viture avec lui. Tout le long “ de la route, il conduisit son cheval de la manière la “ plus désordonnée possible, passant ventre à terre au “ milieu de la foule. Nous atteignîmes une voiture ‘remplie de ferblantiers qui s’en revenaient comme “ nous des courses de Tramore. Shortis leur cria de ‘“ Jui faire place afin de passer devant eux. Il lança “ son cheval à côté de leur voiture, et en passant, il “ frappa l’un des ferblantiers sur la tête d'un coup de “# bâton. Cet homme ne l'ui avait rien dit ni rien fait.
“Q. Etait-il sous l'influence des boissons enivrantes ?
“KR. Non. Il n'avait pris aucune boisson alcoo- “ lique.
“ Ce jeune homme avait des munières étranges : “ son esprit était certainement mal équilibré, et je l'ai “ dit à plusieurs personnes après l'incident de Tramore. “ J'ai dit qu'il avait quelque chose de dérangé au “ cerveau.
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«“ Ceci se passait peu de temps avant son départ “ pour l'Amérique.
Aux questions de l'Avocat représentant le ministè- ; public, le témoin répond comme suit :
“Q. Le jeune Shortis jouissait-il d’une bonne santé ?
“R. JL se plaignait fréquemment de maux de téte.
“Pendant qu'il était à Clongowes il a eu la rou- “ geole.
“Q. C'était durant l’année scolaire qui a commencé ‘“ en 1890 et s'est terminée en 1891 ?
“R. Oui, il n'avait que quinze ou seize ans alors, “ maïs on lui en aurait donné davantage. Il avait la “ taille d’un homme fait. Lors de l'incident des courses “ de Traumore, Shortis, en revenant, a crmié à tue-téte “ {out le long de la route jusqu'à Waterford. Il a ‘“ lancé son cheval à toute vitesse au milieu de la foule, “ sur tout le parcours, et je ne sais vraiment comment “il a pu se rendre jusque chez lui sans qu'il y aït eu “ d'accident. J’ai fait tout ce que j'ai pu pour le cal- ‘“ mer, mais inutilement. ”
Patrick Walsh, âgé de 21 ans.
“ Je suis à l'emploi de la Compagnie des Vapeurs “ de Waterford, mon occupation est de marquer le “ bétail avant de l'expédier. Je connais Valentine “ Shortis. Environ huit mois avant son départ pour “ l'Amérique, lui et un homme du nom de Fitzgerald “ ont amené un chien sur le quai, dans la cour aux “ bestiaux. Après l'avoir attaché à un poteau avec une “ corde, le jeune Shortis ôta son habit, et s'armant