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de “sale gueux.” Moore nous dit : Dans ce moment j'étais au pied de l'arbre sous les racines duquel j'avais caché mon couteau ; j'étais dans l’acte de me pencher pour le ramasser, lorsque j'entendis la détonation d’une arme à feu, et au même instant le bruit d’une balle qui se logeait dans le tronc de l'arbre tout près de moi.
“ Je n’ai pas été long à déguerpir, dit le témoin.”
Messieurs, je vous laisse à décider si l'arme de Shortis était chargée ou non dans cette circonstance :
Quel est le inotif qui porte Shortis à frapper de sa canne, le chien de Moore? Aucun. Quel est le motif qui le fait tirer de sa poche son revolver et qui l'induit à faire feu sur More lui-même ? Aucun. Moore avait manifesté sa mauvaise humeur en voyant frapper son chicn; c'était tout naturel. Etait-ce là une raison suffisante pour induire un homme en possession de ses facultés mentales à faire feu sur lui ? Non assurément. L'acte de Shortis était celui d'un fou, et rien autre chose.
L'incident du coup de feu sur le steamer “ Rook ” nous est raconté par DeLandre.
“ Nous nous en retournions chez nous, dit-il, mar- “ chant le long de la rivière ; Shortis était avec nous “lorsque nous vimes un vaisseau qui remontait le “ courant. C'était le soir et les hublots du vaisseau “ étaient illuminés par l'éclat des lampes allumées à “ l'intérieur. Shortis me dit: “Je vais essayer de “ mettre une balle dans un de ces hublots.” Je lui “ dis: “ Pour l'amour de Dieu, n’essaye pas de faire
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