‹ Affaire Shortis [microforme]Chapitre 56 sur 83 · HA EE CS · texte numérisé non relu

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DE TE em

! Le ministère public en parlant des commerçants | de bestiaux vous a dit: “ Prenez garde, n'ajoutez pas ù “ foi aux témoignages de ces commerçants de bestiaux, til ‘“ ce sont tous des amis dévoués de Francis Shortis, le | “ père de ce jeune homme.” L’accusé à son tour dit à | | Mr Morrisson : “ Ces gens-là étaient les ennemis jurés } “ de mon père et les miens, au point que pour proté- “ ger sa vie et la mienne contre leurs attaques, j'étais “obligé de porter constamment des revolvers dans “ mes poches.” Si la première version est vraie, la (4 | | seconde doit de toute nécessité, être fausse, et alors | | |

A ta Re ve

les frayeurs de l'accusé deviennent de simples illusions, c'est-à-dire des signes, des symptômes du dérangement de son esprit.

| Vouloir croire que les commerçants de bestiaux ht | | allaient les assassiner tous deux, lui et son père pour lu ti la simple raison que Mr Shortis pouvait vendre ses animaux un peu meilleur marché que d’autres n’auraient été en état de le faire, mais c’est le comble de l’absurdité ! Vous voyez bien que ce jeune homme est nn | fou. Ce seul fuit aurait dû faire ouvrir les yeux à son compatriote, Mr Morrisson, qui après un moment de réflexion aurait pu se former une opinion beaucoup mieux raisonnée et bien différente de celle qu'il nous a exprimée ici. Il se serait, par là, évité le désa.grément de venir s'offrir en spectacle au pays tout entier, comme un homme jouant un rôle suspeut visà-vis de l’un de ses compatriotes.

Mr Morrisson, je veux bien le @& .e, est peut tre le plus honnête homme du monde, muis pourquoi tout ce zèle pendant qu'il donnait son témoignage et “ qu'est-il venu faire dans cette galère,” lorsqu'il lui

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