‹ Affaire Shortis [microforme]Chapitre 74 sur 83 · RER · texte numérisé non relu

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pas un mouvement. Il n’a donc ni cœur, ni sentiment ? C'est donc un monstre que nous avons devant nous ? Oui, Messieurs, c'est un être étrange à qui il manque la sensibilité et le sens moral, c'est un fou.

Th 1 Messieurs, l’un des savants représentants du minis- 4 |4 ji tère public nous a cité les paroles d'un juge illustre ALU qui vivait au commencement de ce siècle, pour nous dire que lorsqu'il s'agit de décider si un homme est fou ou sain d'esprit, il suffit du sens commun. C’est LT EUR vouloir nier la science, Messieurs, et si ce juge célèbre ti TS revenait à la vie, au spectacle des merveilles que lu di HIT LU science a opérées depuis cent ans, à la vue des décou-

HER LE vertes étonnantes que les grands médecins ont faites, RUE RUES | nul doute qu'il parlerait aujourd'hui un langage bien ii différent. Mais soit, j’accepterai au besoin ce criterium. Qu'est-ce que le sens commun, c’est l'opinion générale, n'est-ce pas ? C’est le sentiment de tout le monde. Or cette opinion générale, cette expression du sens commun, la voici :

“ Pouvait-il distinguer entre le bien et le mal ? Pas “ toujours,” dit Mr Cunningham, son précepteur privé.

“ Ce jeune homme était privé de ses facultés men- “ tales dit Robert Dobbyn. Il n'était pas responsable “ de ses actes. C’est l'opinion que depuis longtemps je ‘ m'étais formée sur son compte.”

“ Ce jeune homme, dit Patrick Sullivan, avait les’ “ manières d’un imbécile. I agissait comme un véri- “ table fou.”

“ Q. Pensez-vous qu'il avait son esprit à lui?

“ R: I} y avait des moments où il était mieux que “ dans d'autres. Il avait des idées de fou Je ne crois “ pas qu'il eût son esprit à lui.”

« C'est un jeune homme sans cervelle, dit Thomas ‘ Kearney, il était capable de tout. Il fallait le sur- ‘“ veiller constamment.”

William Shallow dit : “ J'ai souvent fait la remarque “ qu'il ne s'écoulerait pas bien de temps avant que ce “ jeune homme soit interné comme fou.

“ Q: Le considériez-vous comme un sujet dan- “ gereux ?

“’R. Oui”

“ Je suis certain qu'il avait quelque chose au cer- “ veau, dit Richard Malone. Par moments il était pai- ‘“ gible et aimable et cinq minutes après, il commen- “ cait ses extravagances. Un moment il nous parlait ‘“ d’une manière sensée et quelques instants après, il “ devenait furieux.”

# J'ai toujours pensé qu'il avait le cerveau troublé,”

dit la fille Mary Maher.

Ecoutez ce que dit le sergent Wilson: “ On aurait “ dit qu'il était sujet à des attaques qui lui enlevaient

“ l'usage de sa raison. Je puis affirmer que parfois il

“n'était pas responsable de ses actes.”

“ J'ai toujours été frappé de l'idée que ce jeune

“homme n'avait pas son bon sens dit le consteble

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“ Kelly. On disait de lui de tout côté, qu’il n’était pas responsable de ses actes.”

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